5381 Itws & anecdotes | B.U.L.L.E.

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B.U.L.L.E.
Blog Univoque d'une Lesbienne Libre et Egale (à elle-même)
D-libérations | Itws & anecdotes | Perso | y'a que ça de vrai ! | 23.11.2015 - 13 h 30 | 25 COMMENTAIRES
A l’ombre d’une jeune femme en pleurs *

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Il y a un mois, quasiment jour pour jour, je perdais ma grand-mère. Elle était sans aucun doute, le pilier, le cœur, l’esprit, l’amour inconditionnel de ma vie, l’être fondateur, la mère spirituelle, le rocher dont je ne me séparerai jamais. Il y a un mois, elle mourait, vieille, délirante et seule dans sa maison de retraite. Je n’étais pas si loin, elle n’était pas si seule… mais je n’étais pas là et elle est morte. J’ai toujours su que ce moment arriverait et je savais depuis quelques mois qu’il se rapprochait inexorablement. J’étais convaincue de ne pas survivre à ce jour. Et la meilleure partie de moi a voulu mourir avec elle ce jour-là. J’étais convaincue que la colère m’envahirait, après le déni peut-être… puis cette écrasante et incontournable culpabilité. J’avais peur de ne pas savoir comment pleurer. Mais je n’ai connu que le manque d’elle, acéré par la certitude de son absence définitive. Et cette tristesse déchirante qui vous trempe les yeux, les mouchoirs, les cols et les manches, cette douleur spasmodique, bruyante et lancinante. Mes pleurs, pour la première fois de ma vie, étaient dénués de colère, de peur ou de culpabilité. Ils étaient aussi réels et puissants que mon amour pour elle. Pour la première fois de ma vie, j’ai pleuré vrai. J’ai pleuré d’amour.

Trois semaines plus tard, alors que j’essaie encore de comprendre comment et qui je peux être sans elle et pendant que je mesure la force de son amour et de cette profusion de belles choses qu’elle a su faire naître en moi, des connards lobotomisés décident de semer la terreur et la mort dans une ville qui m’est chère. Comme tout le monde, mes yeux et mes oreilles, incrédules, restent scotchés aux informations qui défilent, létales et nauséabondes. Le temps se suspend. Le tac ne suit plus le tic. Le tac ne peut se faire tant que je ne comprends pas comment concilier dans un même monde autant d’amour et autant de haine. Le tac ne raisonne plus, même si les aiguilles continuent de tourner. Elles tournent en rond dans un monde qui ne tourne pas rond. Quelque part en bruit de fond, les bilans et analyses des reporters. Il fait nuit. L’écran de l’ordinateur zèbre l’obscurité ambiante. Le mur est froid contre mon dos, même à travers le T-shirt. Anesthésiée de stupeur, essayant de me raccrocher à la fraîcheur du mur qui m’assure la réalité paisible de mon foyer, je guette le déni… la colère…

A mes côtés, les draps bruissent et se froissent. Des bras m’enserrent et une tête lourde et humide vient peser sur ma poitrine. Je la caresse, la berce, l’embrasse. Elle pleure. Ma femme pleure et elle pleure vrai. Elle pleure sur le monde, elle pleure ces victimes qu’elle ne connaît pas, elle pleure l’Homme et je l’aime pour ça (aussi). Je sais son amour, le mien, le nôtre et brusquement, c’est comme si j’avais conscience de tous les amours… de tout l’amour qui nous relie tous et toutes.

J’emmerde la colère et la haine. Je les laisse à ceux qui ne savent pas aimer.

Et tac !

Beaucoup ont partagé leurs maux après les attentats du 13 novembre. Chaque post, lettre, poème, image ou témoignage nous pénètre, nous vibre au diapason de notre humanité. On ne sait pas toujours quoi répondre car nos émotions ne savent pas forcément se traduire en mots. Mais on les entend et les partage, y compris sur Yagg. Pour ma part, j’ai été incapable de commenter les textes de @jamesajamaisthor , de @zphyr ou de @judith … Mais je vous ai lus et… merci. 

*référence au titre du volume 2 de La recherche du temps perdu de Marcel Proust : « A l’ombre des jeunes filles en fleurs »

Itws & anecdotes | Non classé | 11.11.2013 - 11 h 20 | 12 COMMENTAIRES
JUDITH, L’INTERVIEW (- Judith de Yagg ? – OUI. – Non… La vraie ? – La seule, l’unique !)

Yaggeuses, yaggeurs,

C’est avec émotion, plaisir et poésir que B.U.L.L.E. vous propose aujourd’hui de  (re)découvrir LA Judith Silberfeld de Yagg à travers quelques « très sages » questions. Je n’en dis pas plus…

Préliminaires…

1/ Ca fait quoi d’être une icône lesbienne ?
LOL. Non, vraiment. Je ne m’attendais pas du tout à ce que tu commences par ça. Jodie Foster est une icône, Ellen DeGeneres, des gens comme ça, pas moi.

Ne me dites pas que je suis la seule à voir en @Judith une icône lesbienne ?! Regardez ce geste… ça ne trompe pas ! C’est forcément un signe !!!

2/ Quelle est la question que tu redoutes que je pose ?

Je n’ai pas trop de problèmes à répondre aux questions (mon côté exhib, sans doute), donc je n’appréhende pas vraiment.

3/ Tu veux y répondre quand même ? (Allez… fais-le… s’il te plaît ! Promis, je ne dirai rien à personne !)
Bah du coup je ne sais pas quoi dire ;)

Raaaaaah ! Raté.

Jude in the sight :

4/ Comme on est sur B.U.L.L.E. je suis bien obligée de… creuser mon sujet (en tout bien tout honneur)… Qu’est-ce qui pour toi est le comble de l’irrésistibilité chez une femme ? Et qu’est-ce qui est rédhibitoire ?
1. L’authenticité.
2. La méchanceté. Et la mauvaise haleine.

5/ Tu n’es plus un cœur à prendre, n’en déplaise à tes milliers de fans, mais pour les romantiques que nous sommes, et sans tout dévoiler, ça ressemble à quoi une @Judith qui craque pour quelqu’une ?

(sans la barbe)

Et mes fans sont habitué.e.s, ça va bientôt faire 20 ans que mon cœur est pris.

Haaaaaaaaan ! Si j’étais pas déjà fan… 

6/ C’est quoi un dimanche idéal pour toi ?
Je vais avoir l’air super planplan mais j’ai des excuses (je travaille énormément depuis la création de Yagg, je n’étais déjà pas une glandeuse avant, et cette année a été particulièrement intense, donc je suis trèèèèèès fatiguée). Le dimanche, j’aime bien ne rien faire, de préférence avec ma femme (et mon enfant mais c’est dur de ne rien faire avec un enfant), dans mon jardin, au soleil. S’il n’y a pas de soleil et qu’il fait froid, regarder des séries ou des films en buvant un vrai chocolat chaud fait avec amour.

7/ Est-ce que tu peux citer une chose du quotidien qui t’énerve prodigieusement (même si… tu  ne t’énerves pas si facilement) ? Et une chose qui t’apaise systématiquement ?
Ce qui m’énerve : l’injustice, le mensonge, la mauvaise foi.
Ce qui m’apaise : le sourire de mon enfant. Au bureau c’est rare ;)
(Et dans la vraie vie, je m’énerve assez facilement, pour des broutilles. Je me maitrise mieux professionnellement que dans ma vie perso.)

8/ Donne-nous un mot qui t’amuse : colimaçon. Je crois que c’est mon mot préféré.
Un qui te fait peur : enfermement.
Un qui t’ouvre l’appétit : un peu tout ce qui touche à la nourriture. J’ai un estomac très sensible à la tentation.
Un qui te rassure : D’accord.
Un qui t’émeut : Je t’aime (trois mots, pas juste un, et ils ne m’émeuvent pas prononcés par n’importe qui, évidemment).

The Catcher in the Rye, by Salinger. La vérité n'est pas ailleurs.

The Catcher in the Rye, by Salinger.
La vérité n’est pas ailleurs.

9/ Quel livre est-ce que tu aurais aimé avoir écrit, et pourquoi ?
The Catcher in the Rye. Parce que c’est le livre le plus vrai qui soit.

10/ Quel superpouvoir tu aimerais posséder ?
La sagesse. Sinon j’aimerais bien pouvoir voler.

11/ Dernière prouesse culinaire en date ? 
On voit que tu ne me connais pas bien, je ne cuisine pas, mais je mange ! Beaucoup.

Evidemment ! Où avais-je la tête... (La Concrétisation du Réel de Magritte)

Evidemment ! Où avais-je la tête…
(La Concrétisation du Réel de Magritte)

12/ C’est quoi ce trou dans ta… penderie ?
Bah un range-sabre laser, quelle question !

13/C’était la journée internationale du CO il y a quelques jours. Comment ça s’est passé pour toi ?
Très bien, ce qui ne veut pas dire facilement. Je l’ai d’abord dit à ma mère, par téléphone, quelques jours avant Noël. On n’en a pas reparlé pendant quelques mois, puis on a eu une vraie discussion. C’était il y a très longtemps (1993), je ne me souviens pas très bien de ce que nous nous sommes dit, mais ma mère est assez super, donc ça s’est bien passé. J’ai un peu mis mon père devant le fait accompli quelques mois plus tard (mais je crois qu’il avait été prévenu par ma tante à qui ma mère avait parlé) en débarquant à une réunion de famille avec ma copine. À l’époque j’avais des rapports délicats avec lui, ça s’est nettement arrangé depuis, et c’est un super grand-père pour mon enfant.
Après, le coming-out, c’est tous les jours, avec toutes sortes de gens, je pourrais donc écrire des pages et des pages mais je vais éviter. J’en profite juste pour rappeler l’existence de ce blog: http://comingout.yagg.com/

Yagg & Jude :

14/ Dans ton quotidien pro de Yagg, quelle est la partie du job que tu préfères ? Et ce que tu détestes devoir faire ?
1. C’est un ensemble, j’adore mon job, c’est le boulot de mes rêves même quand c’est dur. J’aime qu’on soit utile.
2. Devoir mettre en lumière des aspects négatifs de la communauté, comme par exemple les deux gay prides de Marseille ou les désaccords au sein de l’Inter-LGBT. Je voudrais croire que nous, les LGBT, sommes parfait.e.s, mais ce n’est bien sûr pas le cas. Nous pourrions décider de ne pas en parler mais nous serions de médiocres journalistes.
Je n’aime pas du tout non plus discuter avec des homophobes, mais pour certains articles on n’a pas le choix.

15/ Un riche bienfaiteur de la communauté offre 100 000€ à Yagg, comment est-ce que tu proposes de les utiliser ? (on ne sait jamais… ça peut donner de bonnes idées ! :D )
On embauche direct quelqu’un pour seconder Xavier sur la technique. Ensuite un ou une community manager, un.e assistant.e (pour répondre aux très nombreux mails, messages Facebook, Twitter etc., gérer les demandes de partenariat, faire des jeux etc.). On étoffe un peu la rédac. Et s’il reste de l’argent, Xavier a plein d’idées de développement.
Yagg n’est pas une association, c’est un peu compliqué de faire un don, mais il y a des possibilités, comme J’aime l’info.

16/ Yagg vient de fêter ses 5 ans. Pendant ces années, des succès et des échecs. De quoi est-ce que tu es particulièrement fière ? Quelles ont été vos plus belles victoires selon toi ?
Et … les échecs ?
Ces 5 ans, c’est déjà une énorme victoire. Le presse en ligne cherche toujours son modèle économique, la presse en général va mal, et, pour l’instant, Yagg résiste, et grandit.
Un grand moment ? Les débats sur le mariage. Nous avons travaillé à flux tendu, en direct presque 24 heures sur 24. Pour moi qui arrive de la presse papier, c’était fou. Et génial (même si parfois c’était horrible à vivre).
Côté échecs : avoir dû licencier Audrey et Nizar il y a quelques années, n’avoir pas su garder Maxime. Mais leur vie post-Yagg est sympa aussi, donc ça va.

17/ En 5 ans, toujours, quelles ont été tes plus belles rencontres journalistiques ? Quels ont été tes moments les plus forts ?
Sophia Aram parce qu’on a accroché tout de suite. L’interview était parfaite. Océane Rose Marie, parce que c’est cool d’interviewer quelqu’un au début d’un projet et de voir ce projet devenir grand. Céline des éditions Dans L’Engrenage parce qu’on a une vision très proche de ce qu’est une communauté. C’est rigolo, elles sont toutes les trois devenues des amies.

Les moments forts : le lancement, chaque anniversaire, le vote du 1er article de la loi ouvrant le mariage, puis celui de la loi elle-même par l’Assemblée (les 2 fois). Mon «débat» avec Robert Ménard, pour le soutien de la communauté Yagg (c’est ce jour-là qu’a été créé ce groupe, tellement bon pour mon ego).

Mon reportage à Moscou, aussi, évidemment. Parce que pour quelqu’un comme moi, c’est probablement une fois dans une vie. Et j’ai rencontré des gens vraiment bien.

18/ Comment est-ce que tu imagines ta vie professionnelle dans 10 ans ?
C’est sans doute parce que je suis crevée en ce moment, mais je rêve surtout de m’arrêter et de laisser tourner la boîte sans moi. Mon idéal, aujourd’hui (mais ça pourrait changer après 2 mois de vacances), ce serait que LGNET ait les moyens d’embaucher et de continuer sans nous, et que j’ai les moyens de vivre ça de loin.

19/ On s’accordera à dire que l’homophobie est avant tout une question d’éducation (voire de contexte culturel). Tu es mère. Tu vois donc les choses de l’intérieur. Qu’est-ce qui selon toi, pourrait être fait, concrètement, dès l’école primaire, pour lutter contre l’homophobie (et transphobie, et biphobie… ) ?
Ne pas avoir peur d’en parler. Dire simplement aux enfants que tout le monde n’est pas pareil, et que c’est une richesse, pas un problème. Ça vaut pour toutes les sources de discrimination, toutes les différences. Il faut parler racisme, LGBTphobies, handicap, différences culturelles, sans établir de hiérarchie, sans commisération. Prévoir un ou deux ateliers tous les ans avec des associations, que ce soit SOS homophobie, Contact, SOS racisme etc. Il ne faut pas attendre le collège, dès 4-5 ans les enfants sont capables de commencer à comprendre. Il faut bien sûr leur parler de façon adaptée à leur âge, on ne va pas expliquer à un enfant de CP que le genre est une construction sociale (déjà que beaucoup d’adultes ont du mal à le comprendre…), mais lui dire que filles et garçons doivent avoir le droit de faire les mêmes choses, en sont capables aussi, et que ça vaut aussi pour les filles qui ne se sentent pas filles ou les garçons qui ne se sentent pas garçons. Ce n’est pas parce qu’on est une fille ou un garçon qu’on a le droit (ou le devoir) de faire telle ou telle chose, d’aimer telle ou telle personne, c’est parce qu’on est.
Certain.e.s vont me répondre que c’est le rôle des parents, pas de l’école, mais c’est les deux. L’école est le lieu principal de socialisation, c’est là qu’on apprend à vivre avec les autres, et c’est là qu’on rencontre les autres. 

20/ Quels secrets est-ce que tu ne peux absolument pas révéler sur chaque membre de la Yagg Team ?
Je suis extraordinairement respectueuse de chacun.e, je ne révèlerai rien sur personne.

 Hum… Mais s’attendait-on à une autre réponse ? Sans doute pas. On ne demande qu’à… les connaître mieux ! Et à les lire encore !

La Yagg Team version 2013 (de gauche à droite, Fatima, Judith, Xavier Julien, Christophe et Maëlle)

La Yagg Team version 2013 (de gauche à droite, Fatima, Judith, Xavier Julien, Christophe et Maëlle)

 

Itws & anecdotes | 12.09.2013 - 13 h 39 | 12 COMMENTAIRES
Raaaaaaah la jeunesse !

Nul ne sera épargné !

Nul ne sera épargné !

 

Il est 7h50.

La première sonnerire retentira dans 5 petites minutes… J’adore arriver au collège au moins 20 minutes avant le début des cours, histoire de prendre le temps de traîner devant la machine à café, anticiper les pannes de papier à la photocopieuse ou papoter avec mes collègues matinaux… sauf que c’est un fait, le rythme des vacances n’est toujours pas perdu et je n’arrive pas à me lever le matin.

La route est embouteillée, horaire et proximité de l’établissement obligent, et même si je sais que je ne vais pas être « en retard », j’ai un sursaut de stress qui vient me réveiller gentiment. Un réveil qui prend d’autant plus effet lors que j’entends les premières notes de ce morceau de Stromae et que je monte le volume à fond ! (mais vraiment à fond, hein… tellement à fond que le coeur aligne ses battements aux pulsations des hauts-parleurs)

Quand je passe devant un troupeau d’élèves, je vois toutes les têtes se tourner malgré mes fenêtres baissées et j’évite de balancer ma tête en rythme, consciente d’être d’ores et déjà démasquée. On me montre du doigt, on me fait de grands sourires, on me fait coucou de la main. Une fois garée, j’attends que le morceau se termine et je sors précipitamment pour attraper ma classe de 3ème au vol. A peine me voient-ils arriver qu’ils forment presqu’aussitôt un rang quasi parfait (ce qui est ma foi bien suspect pour des 3èmes et avant la deuxième sonnerie…), et dès que j’amorce un signe de tête indiquant qu’on est parés à monter en cours, les voilà qui m’emboîtent le pas avec enthousiasme et sans traîner du pied, comme c’est l’usage.

Dans le couloir, l’accordéon du rang se resserre et je sens bien des questions suspendues à leurs lèvres, mais il faut attendre la première volée de marches pour que le plus courageux ose :

– Madame, c’est Stromae que vous écoutez à fond dans la voiture ?

– Oui.

– Mais… Mais madame, c’est de la musique de jeunes ! (prends-toi ça dans ta face)

Regard noir du professeur, élève qui se fige et se fait rentrer dedans par ses camarades qui suivent… Et le voilà qui reprend :

– Non mais c’est pas ce que je voulais dire, voous êtes jeune, hein, mais c’est pas un peu… vulgaire pour vous ?

– Pourquoi, tu crois que je n’écoute que du Mozart et du Bach ?

– C’est qui Bach ?

Sans commentaire.

Quelques minutes plus tard, en pleine analyse de texte, une élève lève la main.

– Madame, la photo c’est une vraie ?

Grande incompréhension de ma part. je regarde la photo en question : il s’agit d’une rangée de militaires de l’armée de Pinochet, rutilants dans leurs beaux uniformes qui se découpent dans un ciel bleu radieux. Un chef d’oeuvre de propagande. Mais évidemment, rien ne prête à confusion, c’est bel et bien une « vraie photo ».

Devant mon sourcil interrogateur, l’élève poursuit, dans un ton déductif digne du grand Sherlock Holmes en personne :

– Ben oui regardez, y’a marqué 1983, et l’image là, elle est en couleur. Ca existait pas la couleur en 1983.

JE SUIS NEE EN 1983 ! J’AI PLEIN DE BELLES PHOTOS EN COULEUR POUR LE PROUVER !

Bref, j’adore ces gamins, j’adore mon boulot, j’adore « Merci » de Stromae, et j’adore ma très récente maturité !

Hans Baldung Grien : Les Âges et la Mort, c. 1540-1543

Hans Baldung Grien : Les Âges et la Mort, c. 1540-1543

Itws & anecdotes | 23.08.2013 - 10 h 12 | 25 COMMENTAIRES
Elle m’a dit de pas de te le dire mais…

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homosexualite

 

Conversation avec ma petite cousine de 7 ans

Nous sommes seules, ce qui n’arrive pratiquement jamais, et je la vois qui minaude et qui se tortille comme un asticot jusqu’à se figer telle le chat guettant le bon moment pour se jeter sur le lézard. A ses premiers mots, je souris …

– Euh… Elo (moi, donc), tu sais Chloé (une autre cousine, de 19 ans) elle m’a dit que… Ah, je suis bête… elle m’a dit de pas de te le dire, mais…

– Ben Emma, si elle t’a dit de ne pas me le dire, si c’est un secret entre vous, il faut le garder, et ne pas me le dire.

Nouvelles contorsions de fausse timidité, air grave de fausse indécision, un Mars et ça repart :

– Oui, mais bon, c’est un secret sur toi, alors peut-être que tu le sais déjà…

Je capitule. Je lui offre ce qu’elle attend : mon attention. Elle prend son air le plus mystérieux et poursuit :

–  Alors en fait, elle a dit que dans la famille, il y avait quelqu’un d’homosexuel… (suspense…)

– Oui.

– Et que ce quelqu’un c’était toi !

– Oui, tu as raison, Emma, ça, je le savais déjà !

– Alors c’est vrai ?

– Oui, bien sûr.

– Mais… Mais on n’est pas une famille d’homosexuels ! me dit-elle en levant les bras au ciel, et sur le ton de l’évidence.

– Ca ne marche pas par famille tu sais, c’est quelque chose de personnel, Emma. On ne décide pas forcément qui on aime, mais l’essentiel c’est d’aimer et d’être aimé. Homosexuel ou pas, ça n’a pas d’importance pour moi. Pourquoi, toi ça te choque ?

Après quelques secondes de réflexion…

– Non, moi j’aime bien l’amour.

Sourires…

Mais d’un ton sérieux, elle reprend :

– Chloé je crois que ça la choque. Parce que que quand elle me l’a dit, elle chuchotait.

– Ah ? Mais tu sais, Emma, quand on est un peu différent des fois, ça fait peur aux gens. Les gens ont l’habitude qu’un homme aime une femme, et vice versa. Alors quand ça se passe autrement, ça perturbe, ça fait un peu peur peut-être. Et quand on a peur, des fois, on a des réactions bizarres… des fois on est gêné, des fois on se moque… Mais au fond, est-ce qu’on est si différents ?

– Han ! C’est comme moi, tout le monde se moque parce que j’ai les cheveux tout frisés…

– Oui, c’est un peu pareil.

Et elle poursuit l’interrogatoire :

– Mais alors… ça veut dire que t’aimes pas les garçons ?

– Ca veut dire que, sentimentalement et physiquement, je préfère les filles. Et toi ?

– Moi je sais pas. J’aime les deux. Dis… si je deviens homosexuelle aussi, tu seras moins seule dans la famille ?

Grand sourire.

– C’est gentil ma chérie, mais je ne me sens pas seule tu sais. Et puis on ne décide pas les choses comme ça. C’est ta vie et ton amour. Quand ce sera le moment, tu le donneras à qui tu voudras.

– Elo ?

– Oui ?

– Ca doit être cool d’être homosexuelle, non ?

– Pourquoi tu dis ça, Emma ?

– Parce que toi t’es vachement cool !

Le pourquoi du comment

J’ai réalisé mon homosexualité il y a six ans. J’ai fait mon CO, il y a six ans. Je respire et je vis pleinement depuis six ans. Ma famille sait, mais n’en parle pas. Je respecte ça. Issue de l’immigration italienne et espagnole, donc fatalement catho engoncée dans cette rigidité de pensée univoque, elle demeure une famille aimante et je me contente de leur non-rejet. Mais je suis suffisamment à l’aise avec qui je suis (et pas seulement avec ma sexualité) pour me permettre de répondre à toutes les questions, des plus innocentes (comme ici), aux plus vicieuses (comme… il n’y en a pas eu pour l’instant… mais je guette, je guette… les tabous ont la peau dure) !

Je n’étais pas préparée à ce que les premières salves de curiosité viennent d’une petite fille de 7 ans. L’espoir est dans la jeunesse !

 Homosexualite_130121_art

 

Itws & anecdotes | 18.03.2013 - 14 h 50 | 20 COMMENTAIRES
Le plus beau métier du monde !

Ils ont pas l'air mignons là, comme ça ?

Ils ont pas l’air mignons là, comme ça ?

Passée la semaine tant attendue des examens blancs pour les jeunes lycéens, voilà le deuxième effet KissCool : les joies de la correction.

Entre rire, larmes et crise d’hystérie, je vous laisse savourer quelques perles en vrac. Je précise que je fais cours à de jeunes futurs adultes, normalement constitués. Ils ont entre 16 et 18 ans (en 1ère donc, pour les épreuves anticipées de français). Mais je n’en dis pas plus… Voyez plutôt !*

*Les citations qui suivent sont garanties sans trucage. A noter que ces énormités peuvent heurter un public trop sensible… à consommer avec modération. Conseil : faites des pauses régulièrement, aérez-vous l’esprit, n’oubliez pas de vous hydrater, restez à l’écrat de tout objet ou produit susceptible d’être utilisé à des fins violentes…

 « Ce corpus présente quatres textes théâtrals… » : Peut-être que si je n’avais lu ça qu’une fois, j’en aurais pas fait une montagne, mais sur 30 copies, 10 ont mis un « s » à 4, et 13 m’ont offert ce magnifique final… Un certain nombre d’entre eux ont cumulé, bien évidemment, sinon, c’est pas drôle…

« Les aspects comiques d’une pièce de théâtre servent à faire rire grâce aux différents procédés comiques » : CQFD !

« Ces documents extraits de différents auteurs et de différentes époques sont l’objet d’un conflit amoureux qui d’après les histoires racontées ne finissent pas tous pareil avec des personnes venant à séparer le couple ou encore une confusion avec des éléments différents du début à la fin pour au final finir bien ou non » :Attention, ceci est une rencontre avec un texte du troisième type… Mais si… le type du fond ! Celui qui bulle toute l’année et qui ne perçoit que des bribes de phrases… Au fond, c’est pas sa faute…

« Victor Hugo est un auteur du IXXe siècle » : Conceptuel.

« Tous les textes utilisent un homme et une femme pour représenter le conflit amoureux […] Calvario (metteur en scène) a choisi un homme et une femme pour représenter Dorante et Silvia »  : Molière aussi avait fait ce choix étrange, mais c’est bien qu’on en parle. Surtout sur Yagg !

« L’honneur d’un homme est primordiable » : Un enfer ces lapsi ! Mais un plaisir à lire ! (une fois n’est pas coutume…)

« Pour finir, nous débuterons sur les différences… » : Logique. Mais ne vous inquiétez pas, il a commencé par la fin. Au final, ça se complète, initialement bien sûr.

 « Nous avons mis en relation les points communs mais aussi les ressemblances » : Mais quand est-ce qu’on parlera des similarités ? et les concordances ?

« Pour acquérir à leur bonheur personnel les deux personnages ne doivent pas suivre le destin qui leur ai incité à choisir. » : JOKER !!! Qu’on se démerde avec un dictionnaire et un SAV d’opérateur téléphonique basé à Tombouctou, je m’en balance !

 « ce qu’elle veut c’est sa gloire de trouver le bonheur » : Moi ce que je veux, c’est une soirée tranquille, un bain chaud, une musique d’ambiance, une bière bien fraîche et un massage plus ou moins sage. Mais plus de copies. Jamais.

« Victor Hugo fut le file de chef de ce mouvement » : Vous… ? Vous voulez quoi ? La phrase dans l’ordre ? Quelle idée… Bon, je vais voir ça avec le chef… A mon avis, c’est possible, mais ce sera plus cher…

« Hernani l’émouvoit par sa réplique » : Autre concept : les verbes irréguliers en français, c’est has been. Nous on laisse ça aux anglais. Pfff

« Nous verrons ainsi en coi il s’agit-il de  scène de conflit amoureux » : T’aurais mis un « t » à ton « coi » et j’aurais trouvé ça drôle… Quant au concept du double sujet encadrant… c’est pour pas que ça s’agite trop sans doute… *fatigue*

« Victor Hugo a écrit La Belle et la Bête » : Raté ! C’est pas le bon Disney ! Bon, en même temps, il m’aurait sorti « Le bossu de Notre Dame », je l’aurais peut-être encore plus mal pris. Là, j’avoue, j’ai ri… un peu. Jaune.

« Victor Hugo était un hauteur très renomé dans les genres théâtrales. Il a écrit de nombreuses oeuvres dont Les Fleurs du Mal » : Ca, c’est parce qu’il fallait un vainqueur sans doute…

« Pour voir l’insistation* d’Hernani, nous nous apuilleron** sur le dialogue qu’il répont a Doña Sol » (*comprendre « l’insistance ») (**comprendre « appuierons ») : Non… visiblement le podium ne monte pas assez haut, n’a pas assez de marches…

Je suis verte dans mes commentaires, mais soyons honnête : au fond, je ris beaucoup quand même.

Et en cadeau, un classique : Les perles du bac 2012

Itws & anecdotes | 22.12.2012 - 14 h 04 | 12 COMMENTAIRES
L’interview de la Yaggeuse venue d’ailleurs

L’oeil ailleurs, la tête dans les étoiles, marcher vers l’autre.

Chers Yaggeuses et Yaggeurs, en cette période mouvementée politiquement parlant, et quand je vois que tout le monde ou presque a une opinion bien tranchée sur tout et s’applique à la partager adroitement (ou pas), je me dis que, sans être moins « concernés » pour autant, nous pouvons élargir nos horizons le temps de quelques lignes.

J’ai fait, par l’intermédiaire de ce blog, une rencontre surprenante. Pouvais-je supposer qu’on me lirait par-delà les frontières et les mers ?

Maintenant je sais que oui.

Quelque part, de l’autre côté de la Méditerranée, une Yaggeuse s’est manifestée. Elle s’appelle Sam, elle a 35 ans et comme moi, elle est enseignante. Elle est algérienne, vit dans sa capitale, et fatalement est lesbienne. Au fur et à mesure de nos échanges, une idée a germé dans mon cerveau de blogueuse : pourquoi ne pas proposer une interview Yaggienne ?

Une proposition a été faite…

Une réponse positive a été donnée… (faut en profiter, toutes les occasions ne se concrétisent pas !)

Et voilà ce qui en est ressorti. (Je vous prie de bien vouloir être indulgent-e-s pour les questions, je ne suis pas journaliste et j’ai des vices, mais vous apprécierez peut-être ma retenue pour une fois !)

 

Pucedepoésir : Quelle température à Alger aujourd’hui ?

Sam : Je dirais entre 20 et 24°…

Pucedepoésir : Quand avez-vous su que vous aimiez les femmes (année/mois/jour/heure/seconde… contexte) ?

Sam : Je me souviens qu’à l’école primaire, j’avais à peine 8 ou 9 ans, j’étais un peu trop attachée à une de mes camarades, et au collège j’ai réalisé que j’étais amoureuse d’elle, c’était ainsi, au moment où toutes mes amies avaient un petit amoureux, moi j’aimais Hayet

Pucedepoésir : Qu’est-ce qui vous passionne ? Qu’est-ce qui vous révolte ?

Sam : La lecture pour la première question, et toute forme d’extrémisme pour la seconde.

Pucedepoésir : Qu’aimez-vous manger (alimentairement parlant) ?

Sam : Tout ce qui est avec de la pomme de terre et du poulet :p

Pucedepoésir : On parle beaucoup d’égalité des droits en France en ce moment, que pouvez-vous nous dire de vos libertés en tant que lesbienne ? Et de vos droits ?

Sam : Les homosexuels sont condamnés à mort dans notre religion. Rassurez-vous, cette loi n’est pas applicable en Algérie XD . On risque 5 ans de prison ferme si on nous trouve dans une position un peu délicate, mais bon, on n’a jamais entendu parler de lesbienne ou de gay emprisonné à cause de son orientation sexuelle. Que pourrais-je vous dire, profitez au max de votre liberté ^^

Pucedepoésir : Si vous deviez conseiller à un touriste quelconque UN endroit à ne surtout pas rater dans Alger, où est-ce que vous l’enverriez ? Pourquoi ?

Sam : Un quartier que j’adore Bab El Oued, très populaire mais très vivant, on y trouve des endroits très agréables à voir (la casbah, le bastion23, notre Dame d’Afrique, son front de mer …) j’adore cette partie d’Alger.

Pucedepoésir : Qu’est-ce qui vous attire le plus chez une femme ? Qu’est-ce qui vous repousse ?

Sam : Ce qui m’attire le plus chez une femme, son regard et ses mains 🙂
Ce qui me repousse, qu’elle parle à haute voix, qu’elle soit vulgaire (par sa tenue vestimentaire ou par ses propos) son manque de tact aussi.

Pucedepoésir :  Qu’aimez-vous lire ? Une sélection de titres à partager ?

Sam : Nina Bouraoui « Sauvage » / Kundera « L’identité » / Tahar Ben Jelloune  « L’enfant de sable » et « La nuit sacrée »  âmes sensibles s’abstenir pour ces deux titres. Y a pleins d’autres livres encore XD Chaque livre que vous pouvez prendre entre vos mains est une belle histoire d’amour.

Pucedepoésir : Comment avez-vous vécu, comment vivez-vous votre homosexualité ? Quelles sont les difficultés majeures rencontrées ? Comment le vit votre entourage ?

Sam : Comme l’homosexualité est un sujet très tabou chez nous, on évite d’en parler, y a que quelques amis(es) qui sont au courant (et mes ex aussi lol ) sinon personne de ma famille ne le sait, entre se prostituer et être lesb, ils préfèreraient que je soit une P*** hum… désolée pour le mot …

Pucedepoésir : Qu’est-ce qu’une belle journée pour vous ?

Sam : Chaque journée est exceptionnelle, il suffit juste de chercher son bonheur dans les moindres petites choses, si vous préférez une réponse plus concrète, ben passer une journée à faire du bien et à donner de l’amour aux autres me rend très heureuse :p voilà !

Pucedepoésir : Selon vous, quel est votre atout majeur de séduction ?

Sam : Ma douceur 🙂

Pucedepoésir :  Avez-vous subi des réactions homophobes qui vous ont marquées ?

Sam : Je n’ai jamais subi de réaction homophobe, et tant mieux d’ailleurs !

Pucedepoésir : Si on ne survit pas au 21 décembre 2012, que regretterez-vous de ne pas avoir fait ?

Sam : a- Fumer du cannabis :p

b- Mourir sans laisser de trace(un livre, une découverte, une pensée…)

Pucedepoésir : Vous préférez les pois ou les rayures ?

Sam : Les pois, les rayures m’angoissent.

Question bonus (parce que je suis obligée de poser au moins une question… indiscrète) : Que pensez-vous des préliminaires ? 

Sam : Les préliminaires XD au début d’une relation amoureuse, là où tout commence, là où la passion est à son apogée, souvent je passe cette étape … mais quand la passion commence à « diminuer » et qu’il ne reste que l’amour que tout le monde connaît, là je prends tout mon temps, je fais durer l’envie et le plaisir …

Voilà pour aujourd’hui. Merci à Sam d’avoir accepté de répondre à mes questions et si certain-e-s d’entre vous ont des questions supplémentaires à poser, je me ferai un plaisir de les compiler pour une seconde interview, alors merci de me les envoyer en MP.

Et bonnes fêtes à toutes et tous !

Itws & anecdotes | 15.12.2012 - 12 h 23 | 6 COMMENTAIRES
Un prêtre, MON père et un complexe oedipien contrarié sont sur un bateau…

Ceci n’est pas l’image de deux mecs à poil sur un nuage, soi-disant en train de créer l’Homme…

 

Date : Hier soir.

Lieu : Domicile parental.

Décor : Une table ronde, des chaises, des assiettes presque vides.

Personnages : Mon père, ma mère, ma soeur, son mari et notre médecin de famille qui est également une amie.

Sujet : A-t-on le droit de choisir une seule marraine pour des triplés mais trois parrains différents ?

 

Moi (à ma soeur) : J’espère bien que je serai marraine des trois ! Déjà que je n’ai pas été témoin à votre mariage !

Ma soeur : Oh, ça va ! Lâche-moi avec ça ! Si tu continues, tu seras marraine du chat et point barre !

Ma mère : Faudrait qu’on demande au père Machin si on a le droit d’être trois fois marraine en même temps.

Mon beau-frère : Surtout que pour les parrains, il y a en aura trois…

Moi : Et alors ? Qu’est-ce que ça peut leur faire ? C’est pas comme si on pouvait pas cumuler les mandats, là !

La Doc : Evidemment qu’on peut.

Ma mère : Je ne sais pas. Je crois que la voisine, Mme Bidule, a invité le prêtre à venir manger chez elle le week-end prochain. D’ailleurs les filles, elle nous a invités aussi ! Apparemment, de notre groupe habituel d’amis, personne ne veut le fréquenter, il est un peu trop strict. Il vient de Pologne et on le dit assez rigide. Mais bon, si on y va, on pourra en profiter pour lui poser la question, non ?

Moi : Sans moi.

Ma soeur : Ben nous le week-end prochain, je crois qu’on va être malades. Mais je t’apporterai un certificat médical si tu veux (Elle échange un clin d’oeil avec la Doc).

Ma mère : Bah, pourquoi vous réagissez comme ça ? Les filles, allez ! Ca va pas vous tuer !

Mon père : Qui veut du fromage ?

Moi (avec un brin de provocation dans le ton de ma voix) : En plus, maman, si c’est un radical, peut-être qu’il va vraiment vouloir me tuer… ou du moins m’excommunier… T’imagines, s’il me dit que je dois renoncer à mes droits de marrainage pour cause de perversité contre-nature ?

Ma mère : Ne dis pas n’importe quoi, c’est pas marqué sur ton front ! Et je n’ai jamais entendu qu’on excommuniait les gens à cause de leur homosexualité.

Moi : Oh, ils doivent déjà y avoir pensé…

Ma soeur (à ma mère) : C’est sûr que s’il lui demande où est son mari, et pourquoi elle n’est pas mariée à son âge, elle va tout lui balancer à la figure, tu la connais !

Mon père : Et alors ? Manquerait plus qu’il dise un truc. Et ce serait un comble l’excommunication… Sont tous pédés là-dedans !

 

Petite rétrospective explicative… 

Oui, mon père est homophobe. Oui, ce fut une tragédie pour lui que d’avoir une fille lesbienne. Oui, il refuse toujours d’en parler. Oui, il déteste aussi les curés. Oui, il préfère d’habitude se plonger dans un mutisme abyssal dès qu’on aborde un des deux sujets (homosexualité ou religion). Il n’est ni imposant, ni violent, ni très causant. Il passe son temps à écouter blablater les trois femmes de sa vie (mais surtout ma mère depuis que ma soeur et moi avons déserté le domicile familial au profit de nos propres foyers) et il n’intervient que pour détendre l’atmosphère ou engager la suite du repas, mais là…

Faut pas toucher à sa fifille ! Même Chuck Norris y perdrait ses dents. 

Etrangement, sa réplique (aussi grossière soit-elle envers la gente gay) m’a donné la chaleureuse impression de ne pas être totalement indifférente à ses yeux. Je ferai taire mon complexe oedipien tardif demain. Aujourd’hui, je le partage avec vous.

Cette nuit, j’ai rêvé de mon père portant des banderoles à la manif de demain… 😉

Dans mon rêve, il en faisait des tonnes…

 

 

autoportrait | critique | D-libérations | éducation libéro-sexuelle | Homosexualité et éducation | Itws & anecdotes | Non classé | poésie | 12.12.2012 - 08 h 48 | 15 COMMENTAIRES
Le Romantisme, du mythe au fast-food… La bonne blague !

Quand les chien nous surpassent au paroxisme du cliché romantique…

 

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mais, quand j’étais petite, j’étais bercée d’images et de récits romantiques. J’avalais du Disney, du Grimm, du Perrault, du Andersen, je nourrissais mon esprit et mon coeur de galanteries, de bienveillances, d’intentions pures et nobles. J’imaginais l’Amour et l’être aimé comme un don précieux qu’il fallait chérir, protéger, choyer comme le faisaient tous ces beaux Princes et valeureux clochards amoureux, et comme le faisaient aussi à leurs façons maniérées et pleines de minauderies ces demoiselles tant convoitées.

Aussi, sans surprise, j’ai grandi dans cet univers de romantisme éloquent. Certes, je n’ai pas attendu le Prince Charmant, je me suis plutôt identifiée à lui et me suis mise en quête de ma Princesse… mais au fond de moi, je suis aussi une Princesse qui a besoin d’être savamment courtisée… Ah les lesbiennes, c’est compliqué !!!

Toujours est-il que voilà. J’avoue, je ne sais aimer que de manière romantique. Pourquoi est-ce que cet aveu me coûte tant ? Parce que visiblement  aujourd’hui, être romantique on ne trouve plus ça normal ou noble… on trouve ça DRÔLE !!! Ou pire que tout : « Trop mimi » (ce qui est encore plus affligeant que drôle, vous en conviendrez). J’ai envie de dire STOP. STOP à la « ridiculisation » du romantisme. Laissez-nous être fleur bleue ! Laissez-nous aimer vous offrir une fleur, veiller à couvrir vos épaules quand vous êtes parcourues d’un frisson, préparer un dîner aux chandelles de temps en temps, vous enlever pour un week-end en amoureuses, vous inviter solennellement à danser sur votre chanson préférée, prendre le temps de vous faire plaisir aussi souvent que possible… laissez-nous faire preuve d’attentions et de galanteries sans glousser ou nous jeter votre regard qui dit « Merci mais quand même, t’as vu comme t’es ridiculement romantique !?! »

Bref, si je vous dis tout cela c’est parce que bien sûr j’ai vécu ces humiliantes situations, et pire que tout, je sais que je les vivrai encore. Mais récemment, j’ai été confrontée au fossé des générations et là, j’ai compris.

Prenons une oeuvre romantique par excellence : Jane Eyre (la gouvernante qui tombe amoureuse du maître de maison, amour réciproque mais impossible, histoire qui finit bien). Faites lire ce chef d’oeuvre à une classe de 4ème et demandez-leur, à mi-chemin, d’écrire une scène romantique entre Jane et M. Rochester et vous obtiendrez un truc de ce genre :

Ils sont à table. Jane a faim parce qu’elle a travaillé toute la journée, mais pas M. Rochester parce que lui c’est le patron et que le patron ça travaille pas. Comme elle a fini son assiette avant lui et qu’elle semble avoir encore faim, il lui laisse finir son BigMac et ses frites, même si lui aussi a encore faim. Elle accepte. A la fin du repas, elle se lève et pour le remercier, elle l’embrasse sur la bouche. Il est content. Demain, il lui laissera peut-être finir sa pizza mais il faudra qu’il mange plus au goûter.

Mes élèves ont de la chance. Eux ils ont déjà compris que le romantisme c’était devenu une bonne blague !

 

homophobie | Itws & anecdotes | 06.10.2012 - 11 h 10 | 27 COMMENTAIRES
« Ça se dit pas ! Ça se fait pas ! »

Des fois, l’éducation, c’est tellement effrayant…

 

Après des mois d’un silence quasi religieux, me voilà de retour pour partager avec vous une petite anecdote. On a vite tendance à dire que la vie et les discussions des profs ne tournent qu’autour de leur boulot : ce n’est pas vrai pour tout le monde. Pourtant, ici, c’est bien d’un évènement relatif à ma salle de classe qu’il s’agit. Alors subissez (ou pas) les tribulations d’une pauv’ prof de français.

La semaine dernière, alors que nous abordions en classe de troisième, un texte issu de la littérature jeunesse (oui, Balzac et Hugo ne font plus le poids), nous avons abordé la question de l’homosexualité. D’ailleurs, si cela intéresse quelqu’un, il s’agit d’un ouvrage très intéressant et facile à lire, intitulé « Le faire ou mourir », de Claire-Lise Marguier. Il y est question d’un jeune homme d’une quinzaine d’années qui fait ses premiers pas dans l’homosexualité. L’histoire est assez gore, et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle plait bien. L’oeuvre soulève pas mal de clichés ou de points sensibles comme la scarification, la solitude adolescente, la violence des sentiments, les rapports conflictuels avec les parents, etc.

Bref, nous n’avons étudié en classe que les premières lignes du bouquin et dans ces lignes, l’éventuelle homosexualité du personnage est à peine suggérée par la douceur d’une caresse d’un de ses camarades. Comme j’essayais de faire parler mes élèves sur ce qu’ils avaient compris du texte, un élève me dit bravement « Mais madame, il est gay, non ? »

Et là, ce fut le tollé. Non pas un tollé indigné d’aborder un sujet aussi controversé… Pas plus que des éclats de rires auxquels je m’attendais maladroitement, tant la chose est sujette à moquerie d’habitude… Non. C’était un tollé indigné certes, mais dans la retenue de ce que l’on doit taire. Comme mon brave élève se retournait pour interroger ses camarades dans un hochement d’épaules, je les entendis murmurer des « T’es fou toi ! » , « Arrête, ça se dit pas », « Ça se fait pas ! » ou encore « Tu vas devoir lui donner ton carnet ! »

Là, je vous avoue que j’étais carrément perplexe. Et comme je leur demandais pourquoi ils chuchotaient tous ce genre d’âneries incompréhensibles, une de mes élèves, mini-butch et future lesbienne en puissance, lève courageusement la main et me dit :

– Mais Madame, ça se dit pas « Gay » !

– Ah ? Et alors on dit comment ?

– Ben je sais pas, mais ça se dit pas ! C’est pas bien. C’est une insulte !

– Euh… non. C’est un fait. « Tarlouse, tante, sale PD », d’accord, je veux bien, mais Gay ?

– Mais si, je vous jure Madame ! L’autre jour, quand j’ai dit ce mot-là en cours d’histoire, Madame X m’a punie. Elle a dit que j’étais homophobe, elle m’a collée et elle m’a fait faire une rédaction sur l’homophobie.

Comme je n’oublie pas que ces pauvres petits bambins savent pertinemment manipuler leur petit univers, je lui demandai de confirmer les circonstances dans lesquelles elle avait prononcé ce mot impie ! Là, ses camarades m’ont certifié l’innocence de son propos.

Je n’aime pas discréditer des collègues, mais j’étais un petit peu remontée.

Comment faire passer un message de tolérance aux gamins quant à l’homosexualité si la moindre évocation est taboue ? Si même quand ils emploient un vocabulaire décent, on les fustige ? Et enfin, comment un gamin potentiellement homosexuel peut se sentir à l’aise avec sa sexualité si les adultes, et pire, le corps enseignant leur matraquent ce genre de conneries sur la tête ?

Je ne me suis jamais senti l’âme d’une militante, mais je suis concernée. Depuis une semaine, je rumine ces mots dans un coin de ma tête.

Le hasard a voulu que, comme nous avons abordé le récit adolescent en classe, arrivés à la cruelle période des évaluations, je leur ai donné lundi un sujet d’expression écrite, dans lequel je leur demandais de raconter l’évènement qui avait bouleversé leur vie. Ma mini-butch (qui a un niveau catastrophique en français mais qui est des plus volontaires) vient me voir à la fin du cours en me disant :

– Wouah ! Madame ! J’ai trop eu l’inspiration aujourd’hui ! J’me suis gavée. J’ai jamais autant écrit de ma vie !

Son plaisir était tel que je n’ai pas résisté : j’ai lu sa copie à la récré suivante.

Dedans, elle me raconte qu’il y a deux ans, elle se scarifiait, sans savoir pourquoi. Qu’elle se faisait du mal. Que ce n’était pas bien, mais qu’elle ne pouvait pas faire autrement (sans le savoir, puisqu’elle n’avait pas lu la suite du bouquin, elle me donnait une version quasi identique à celle du livre). Et brusquement, une personne avait tout changé dans sa vie : sa meilleure amie. Et alors elle me racontait à quel point cette personne comptait pour elle, et qu’elle n’imaginait plus de vivre sans elle.

C’est touchant de lire autant d’innocence et de pudeur dévoilée. Elle ne parle pas d’amour, mais d’amitié. Pas de désir, mais de nécessité. Pas de honte, mais de libération. Son texte est sincèrement émouvant, et pas seulement parce que je suis lesbienne (et que je la comprends peut-être mieux qu’une autre), mais parce qu’elle parle de l’épisode le plus douloureux de sa vie et qu’elle en fait la meilleure chose qui lui soit arrivée. Le tout a beau être très très mal écrit, ce n’est pas son orthographe qui m’a bouleversée.

J’ai photocopié son travail, je l’ai soigneusement agrafé et j’ai mis un petit post-it jaune dessus disant : « Je ne pense pas qu’elle soit HOMOPHOBE ». Je l’ai signé et l’ai glissé dans le casier de ma collègue d’histoire.

 

critique | éducation libéro-sexuelle | film | homophobie | Itws & anecdotes | 25.02.2012 - 10 h 14 | 3 COMMENTAIRES
The Full Monty : le bonheur de voir s’effondrer un a priori

Indémodable !

 

Dans le cadre de l’étude d’une critique cinématographique, j’ai proposé à mes élèves de leur montrer quelques extraits du film The Full Monty pour combler l’avant dernière heure de cours avant les vacances. Tout le monde avait bien mérité ces minutes de détente !

Comme cela faisait bien 4 ans que je n’avais pas revu le film, et comme j’essaie d’être un minimum consciencieuse, je l’ai à nouveau regardé la veille au soir. Et là, c’est la tragédie. Des injures et des grossièretés fusent toutes les 3 secondes, et ce dès les premières minutes.

Je rappelle le contexte : d’anciens ouvriers de la métallurgie se retrouvent sans boulot et tentent de s’en sortir en commettant quelques larcins. Ils s’indignent de voir que leurs femmes dépensent jusqu’à 10£ pour aller voir une bande de stripteaseurs. Dans le contexte, les injures sonnent juste, elles sont compréhensibles et ne me choquent absolument pas. Oui, mais voilà, je suis professeur de français et je suis censée présenter cela à une classe de troisième dans le cadre d’un cours sérieux. C’est le dilemme.

En plus des imprécations quotidiennes, courantes mais non moins imagées que Gaz, le personnage principal déverse (du style « merde », « putain », « fait chier », « connards », « pet d’cul », « se trémoussant les valseuses »…), on a droit dès les premières scènes à un flot de mots doux homophobes pour désigner les stripteaseurs, de la traditionnelle « pédale » jusqu’à ce que je me contenterai professionnellement de citer comme étant une métaphore pour le moins virulente et osée…

Et là je tiens à éclaircir deux points.

D’abord à l’égard de ceux qui n’auraient pas vu le film : c’est un excellent film. Vraiment. Avec tout ce que l’on peut attendre d’un grand film. Et surtout, contrairement à ce que mes propos laissent penser, c’est aussi un film communautaire. A voir sans faute.

Ensuite, ne nous voilons pas la face. Je sais très bien, et vous aussi, que les oreilles d’adolescents de 15 ans ne s’effarouchent plus depuis fort longtemps, d’entendre la moindre insulte la plus fleurie soit-elle.

Mon dilemme était donc purement un dilemme de principe. Au diable les principes !

Pendant qu’ils visionnaient ces premières scènes, je les observais (c’est effrayant de voir comment il faut se démener pour capter l’attention d’une classe en temps normal, et de constater qu’il suffit de lancer une projection quelconque pour que la trentaine de têtes se fige, fascinée… dans une autre vie, je veux être écran de ciné…)

Sur certains visages, je remarque pour chaque insulte homophobe une brève expression de mécontentement ou d’étonnement (d’autres visages sourient bêtement du début jusqu’à la fin de l’extrait). Quand j’arrête la vidéo au bout de quelques minutes, pour faire le point, une élève demande à intervenir :

« Madame, mais c’est violent quand même, contre les homos… »

Certains rient grassement, mais la plupart d’entre eux forment un chœur de soutien murmurant « ça craint, t’as vu, quand y les traite de tante, pédale et tout… », « En plus c’est même pas des pédés », « En fait y sont jaloux », « Peut-être que c’est lui le pédé refoulé ! »…

Pendant quelques secondes, j’étais émue. Je ne leur ai bien sûr rien laissé transparaître, je ne suis pas censée avoir le moindre sentiment pour ces monstres. N’empêche qu’ils ont réagi. Face à leur indignation, je leur expliquai que le film était fait de telle sorte que cette pseudo homophobie du départ serait bouleversée par la suite, puisque deux des personnages… mais je n’en dis pas plus.

Ils étaient rassurés.

Ce qui m’a fait plaisir, en plus de leur réaction, c’est que l’homophobie était à des années lumières du sujet du cours. Je devrais leur en vouloir de ne pas avoir plus tiqué sur les différences entre The Full Monty et sa tragique imitation française, Disco. Mais j’étais bien trop surprise de ne pas les voir surenchérir au contraire, à ces médisances. Il n’est pas rare d’entendre des « sale pédale » fuser dans les cours de récré. Aussi, leur réaction d’hier m’a redonné espoir. On peut changer les mentalités. On a déjà commencé à le faire. Et si la route est encore longue, nous sommes de plus en plus nombreux à l’emprunter, quel que soit notre bord.

 

 

Itws & anecdotes | 24.07.2011 - 05 h 23 | 12 COMMENTAIRES
L’interview de l’apprentie lesbienne

C’est comme ça que je prends mon pied, en photographiant des escargots !

Évidemment, il n’est que justice de vous laisser mon interview en pâture. Je ne me remettrais pas du courroux de G.E.S et d’akaimenousagi alors, à mon tour de me livrer à vous en bouquets de questions toutes plus… pertinentes les unes que les autres. Et comme je me suis efforcée de le faire précédemment, je promets de rester fidèle à mes réponses initiales, quitte à m’enfoncer toujours plus loin dans mon abîme de connerie.

Suite et fin de cet après-midi pseudo-journalistique…

Reporters (incarnées cette fois par akai et G.E.S) : Pourquoi tu portes ton bracelet à gauche ? (ça commence fort !)

Puce : Parce que dessous, j’ai la marque de bronzage laissée par ma montre. Quand je mets ma montre, je le porte à droite. Comme pour tout, c’est meilleur quand on alterne.

Reporters : Qu’est-ce que ça te fait d’être lesbienne et de ne pas avoir les mains veinées ?

Puce : Maintenant que je suis Senpaï, je prends très bien la chose. (Oui, je m’autoproclame Senpaï puisque vous reconnaissez que j’ai gagné en maturité !)

Reporters : Est-ce que ça pique un peu de s’asseoir sur tous ses principes ? (Ça, c’est une private joke, parce que je suis une fille pleine de principes, et que soi-disant, je m’assois dessus à chaque occasion…)

Puce : Je ne vois pas du tout ce que tu veux dire.

Reporters : Est-ce que tu as déjà pensé à consulter par rapport au fait que tu fais toujours à manger pour 12 quand on est 4 ?

Puce : J’y peux rien, c’est un héritage familial, une tare génétique.

Reporters : Pourquoi t’es copine avec nous ?

Puce : J’y peux rien, c’est un héritage amical, une tare générique !

Reporters : Si tu pouvais changer un truc dans ta vie , ce serait quoi ?

Puce : Ma voiture. Elle est en train d’agoniser.

Reporters : Qu’est-ce que ça te fait d’avoir Akai comme senpaï ?

Puce : Mal au dos. Faut que je m’incline vachement bas pour arriver à sa hauteur…

Reporters : Est-ce que tu t’es sentie déshonorée quand @ptitchat t’a battue à René la Taupe ?

Puce : Non, parce que moi, je vibre. Elle, elle appuie trop fort. Ça doit faire mal !

Reporters : Qu’est-ce que ça te fait de savoir que t’as jusqu’à 30 ans pour devenir adulte ? (private joke encore, puisque soi-disant, j’ai un comportement trop jeune et trop fougueux pour mon âge et pour les personnes… très mûres que je fréquente… elles ont royalement décidé de me laisser jusqu’à mes 30 ans pour adopter, enfin, un vrai comportement d’adulte… ce qui , je ne vous le cache pas, ne m’intéresse guère…)

Puce : Ça me laisse à penser qu’il me reste moins de deux ans à vivre.

Reporters (G.E.S sur ce coup-là) : Comment tu trouves mon mec ?

Puce : Super photogénique. Et poilu.

Reporters : C’est quoi ton type de femme ?

Puce : J’aime pas les types, j’aime que les femmes.

Reporters : Allez, accouche !

Puce : Aucun type « physique » ne me retient. Ce qui va m’intéresser, ça va être une personnalité, un caractère, une attitude. Une poitrine généreuse est une bonne option.

Repo rters : Pourquoi cette obsession pour les seins ?

Puce : N’en déplaise à Sigmund, j’ai eu mon content  d’amour maternel et des heures de berçage de poitrine (surtout avec ma grand-mère). Alors je répondrai tout simplement que c’est doux, c’est chaud, c’est transcendantal ! Quant à la poitrine aimée, elle est essentielle.

Reporters : Est-ce que c’est ton papa le plus fort ?

Puce : Non, c’est celui d’Akai bien sûr… (Qu’est-ce qu’il ne faut pas dire pour garder ses amies… Papa, si tu me lis, ne le prends pas pour toi)

Reporters : Est-ce que les livres t’ont appris quelque chose dans la vie ?

Puce : Vu que j’ai plus lu que ce que j’ai vécu… oui.

Reporters : Est-ce que tu serais contente si ta sœur te disait qu’elle est lesbienne ?

Puce : YEAH !!! M’enfin, elle est mariée et heureuse, alors laissons-la tranquille. Ce serait surtout très inattendu… et marrant. Sauf que pour le coup, ça tuerait mes parents !

Reporters : Qu’est-ce qui est rédhibitoire pour toi chez une femme ?

Puce : Qu’on n’ait rien en commun… ou au contraire tout en commun. Que sa voix ne me plaise pas. Ou qu’elle soit maigre.

Reporters : Et qu’est-ce qui te séduit ?

Puce : Sa voix… et… je peux pas le dire pasque ça ruinerait mon image de Yagg… mais… qu’elle soit tendre.

Oh, tiens, un escargot !

Bon, ben voilà. Vous savez tout. Comme l’a fait remarquer @ptitchat, il y a beaucoup moins de sérieux dans cette interview. D’ailleurs, vous noterez que mes inquisitrices ne m’ont posé aucune question pertinente sur la communauté. Comme si je n’avais rien à en dire… Je ne sais pas trop comment je dois le prendre…

M’enfin.

Comme ça n’intéresse personne, je vous laisse une petite série de photos sur mes amis les escargots, avec une anecdote.

Parce que ça existe aussi la Communauté des escargots !

Quand j’étais petite (parce que oui, tuons le mythe, j’ai été très petite, et je n’ai guère grandi plus qu’Akai), comme mes grands-parents vivaient à la campagne et que je passais le plus clair de mon temps chez eux, je passais des heures à construire ce que j’appelais, bibliquement, un « paradis à escargots » : je prenais une cagette, que je recouvrais scrupuleusement de feuilles de figuier et que je parsemais d’herbes en tous genres, de fleurs, de fruits (selon la saison), et j’allais ramasser une flopée de camarades gluants et encoquillés. Je les déposais délicatement dans leur nouvel environnement que j’estimais être paradisiaque. Je leur parlais des heures, je les cajolais, je les bichonnais… J’étais une vraie maman-poule, mais version escargot. Et puis il m’arrivait de devoir m’absenter (pour une envie pressante ou parce que je me mettais en tête d’aller en chercher aux confins du jardin), les abandonnant quelques minutes tout à leur confort. Et en revenant, je trouvais, effondrée, un « cimetière d’escargots ». Ma sœur était passée par là. Elle, son truc, c’était de sentir leurs coquilles crisser sous ses doigts.

Oui. J’ai une sœur psychopathe. J’ai donc eu une enfance traumatisante. Et cela explique l’obsession de mon objectif pour ces petites bêtes pleines de bave et toutes en rondeur (à moins que ce ne soit un parallèle avec… non…).

Tous au ciel mes petits escargots…

Itws & anecdotes | 22.07.2011 - 04 h 26 | 13 COMMENTAIRES
L’interview de la militante version « REVOLUTION, mais d’abord, donnez-moi à manger »

Parce qu’à son âge, on a fait son petit bonhomme de chemin, ci-dessus Akaimenousagi, mais de loin !

Reprenons donc où nous en étions. L’interview de G.E.S terminée, c’est donc tout naturellement que je me retourne vers @akaimanousagi qui, brusquement, semble retomber dans un semi-coma artificiel. Comme je la connais un peu puisque je la pratique depuis quelques années maintenant (amicalement bien sûr), je tente une première question censée lui provoquer une réponse instinctive, primaire. Pour ceux qui ont la chance de ne pas connaître cette chanson de Philippe Katerine, cela apparaîtra sans doute comme une private joke et je m’en excuse, pourtant, je les exhorte à ne surtout pas pousser la recherche musicale (si tant est que l’on puisse parler de musique…). Je m’excuse aussi pour l’aspect bien moins sérieux de cette interview. J’essaierai dans mes commentaire de ne perdre personne en route ! Voilà donc comment ça commence…

Reporters (dans une tentative désespérée de récupération d’attention face à un sujet récalcitrant tombant dans la molitude) : Comment tu t’appelles ?

Akaimenousagi (notre lapin aux yeux rouges à les yeux qui s’éclairent tout d’un coup, et dans un élan du cœur, elle répond) : Philippe !

Reporters (refusant de répéter la chose pendant 1,12 minutes) : TA GUEULE !!! (étrangement, cette injonction vulgaire au silence aura permis d’obtenir par la suite des réponses audibles et intelligibles dudit lapin)

Reporters ( qui attaquent tout de suite avec des questions de GRANDE importance…) : Comment on vit le fait d’être lesbienne et de faire moins de 1.50m ?

Akaimenousagi : J’ai la tête à la bonne hauteur !

Reporters : Qu’est-ce qui te fait rougir ?

Akaimenousagi : « soutien-gorge » marche à chaque fois, ou quand on me demande de tenir compagnie lors d’une séance de shopping pour petites culottes… (là, je dois avouer que G.E.S l’a aidée à répondre…)

Reporters : C’est quoi ton type de mec ?

Akaimenousagi : Celui de G.E.S.

Reporters : C’est quoi ton type de fille ?

Akaimenousagi : Chiante, cultivée… mais surtout chiante !

Reporters : Est-ce que pour te séduire, il faut forcément aimer les films contemplatifs coréens ?

Akaimenousagi : Non, je suis très ouverte. on peut aussi aller voir GI Joe avec @pucedepoesir… Très important, elle doit supporter les supers blagues de pucedepoésir et ne pas loucher sur le décolleté de G.E.S. Ah ! et elle doit reconnaître que mon papa c’est le plus fort !

Reporters : Pourquoi tu es câlinophobe ?

Akaimenousagi : Chuis pas câlinophobe, chuis pudique !

Reporters : Qu’est-ce que ça te fait d’être le Senpaï de Puce ?

Akaimenousagi : Je suis très fière !

Reporters : D’où te vient ta passion pour les Cocopops ?

Akaimenousagi : C’est à cause du riz. Mon organisme n’acceptant pas les légumes, j’ai rejeté les Cococourgettes !

Reporters : C’est quoi ton site de hentais préféré ?

Akaimenousagi : Je peux pas le dire. (réponse corse par excellence…)

Reporters : Pourquoi Sexy Sushi ?

Akaimenousagi : Parce que c’est drôle (Ahah.) et c’est mon côté Punk (C’est vrai que vu la coupe de cheveux en ce moment, tu peux pas renier ton côté Punk !)

Reporters : Pourquoi Yagg ?

Akaimenousagi : Parce que la plate-forme est bien faite, très complète.

Reporters : Quelle trace tu veux laisser dans la Communauté ?

Akaimenousagi : Aucune, parce que je suis propre !

Reporters : Que diraient tes parents si demain tu leur annonçais que t’es hétéro ?

Akaimenousagi : Mon père serait très emmerdé. Ça le gonflerait d’avoir un mec à la maison. Ma mère, elle, serait hyper déçue : elle déteste acheter des cravates.

Reporters : Qu’est-ce qui te plaît dans l’esprit communautaire ?

Akaimenousagi : Une certaine tranquillité sociale et aussi savoir qu’on se bat pour nos droits. La solidarité, quoi.

Reporters : Qu’est-ce que ce serait pour toi un monde idéal ?

Akaimenousagi : Des filles ! Et une 7ème saison de Xéna où elle n’est toujours pas vraiment morte, évidemment. Du riz à tous les repas… et des chips.

Reporters : C’est quoi le dernier truc que tu as lu ?

Akaimenousagi : Une FF de Rizzoli and Isles. Sans sexe. Elles s’embrassent, c’est tout. (Déception sur son visage…)

Reporters : Qu’est-ce qui te fait vibrer ?

Akaimenousagi : Mon Phophone.

Reporters : Ca te fait quoi d’être de gauche et d’être fille de chef d’entreprise ?

Akaimenousagi : Grave conflit intérieur ! Comme le fait d’être scorpion et en vierge en même temps.

Reporters : String ou shorty ?

Akaimenousagi : Boxer.

Reporters : Qu’est-ce qui est rédhibitoire pour toi chez une femme ?

Akaimenousagi : Qu’elle soit bête, sans charme, vulgaire ou hystérique. Le pire étant un mix de tout ça.

Reporters : Et au contraire, qu’est-ce qui marche à tous les coups ?

Akaimenousagi : Bah je suis sensible au système de séduction basique : le regard (surtout le regard), la démarche, la tenue, une classe naturelle… Mais quelque chose en plus dans le regard va forcément me retenir.

Est-ce que là c’est assez particulier à ton goût ?

Voilà pour l’interview d’@akaimenousagi. Vous aurez noté ma prouesse technique qui consiste à recopier son pseudo EN ENTIER à chaque début de réponse. Je m’en suis fait une entorse au cerveau, mais j’en suis super fière (surtout si j’ai réussi à ne rien intervertir). J’aurais aimé vous fournir, du moins sur certaines questions, des réponses plus complètes, malheureusement, le Verbe du Lapin aux yeux rouge se distille à la goutte et non au litre.

J’aurais voulu vous dire « suite au prochain épisode », malheureusement, mon gros chat affamé a dévoré les pages qui contenaient mon interview… Je suis sûre qu’au fond, vous ne lui en voudrez pas pour si peu, elle est tellement mignonne (oui, mon chat est une chatte, mais curieusement, la pudeur m’interdit de vous parler de ma chatte ici) !

PS : Pour @akaimenousagi, inutile de m’envoyer vos dons, elle ne les accepterait pas. Elle Corse.

Itws & anecdotes | 20.07.2011 - 05 h 31 | 23 COMMENTAIRES
L’interview de la sympathisante communautaire

A gauche, G.E.S, et à droite akaimenousagi (grandeur nature !)

Que faire par un bel après-midi d’intempéries, quand « Patron » vous dit qu’on ne peut plus travailler (parce que comme on vit sur la Côte d’Azur, quand il pleut on se sent perdu, oublié des dieux, désœuvré) ?

Vous je ne sais pas, mais moi je mets mes copines dos au mur et je leur pose tout plein de questions indiscrètes pour en faire profiter la Communauté ! Non, sérieusement, à la base le truc était presque intelligent. La question était de définir ce qui pouvait être « attirant » dans la Communauté pour une sympathisante hétérosexuelle de base (et quand je dis de base, je ne veux pas dire qu’il s’agit de quelqu’un de basique, car entendons-nous bien, je ne m’adresse qu’à des personnes d’exception ! Je voulais dire quelqu’une de fondamentalement hétérosexuelle, du moins pour ce qu’elle veut bien nous laisser entendre…).

Alors laissez-moi faire les présentations.

Pour des raisons purement éthique, et par discrétion (parce que c’est mon amie), je ne peux décemment pas vous montrer le vrai visage de G.E.S. Mais comme d’une façon générale, j’ai beaucoup de mal à la regarder dans les yeux… qu’elle a très beaux aussi, d’ailleurs… vous devrez vous contenter de ce trop bref aperçu de sa personne.

G.E.S : Femme, 38 ans et des brouettes (j’espère que je ne me plante pas, sinon je suis morte), 1.71m, 95D (un peu plus les jours de pluie), hétérosexuelle (même si tout le monde s’accorde à dire qu’elle a sa place dans la Communauté !)

Son rôle dans notre communauté ? Maman poule ( genre faut pas toucher à mes petits sinon je vous écrase dans mon 95D, ou encore, t’as fait ta demande de carte vitale @pucedepoesir ? Mais putain qu’est-ce que t’attends ? (Euh… être écrasée par ton 95D ?), ou encore, Non tu ne prendras pas ta moto aujourd’hui @akaimenousagi, on est en vigilance orange !). G.E.S est donc, tant par l’âge que dans l’attitude, notre Senpaï à toutes. En tant qu’aînée hétérosexuelle sympathisante à notre cause, il était donc de notre devoir de l’interviewer.

Deux thés, un café, un canapé, les choses sérieuses commencent. (Notons que dès le début, je me fais lâchement abandonner par @akaimenousagi qui se lance dans l’arrachage intempestif des fils qui donnent un genre à son jean. Ceux qui donnent un aspect « griffé » au jean et qui justifient ce prix exorbitant… sauf que ça ne lui plaît pas. Et voilà comment j’ai perdu akai avant même de commencer)

Reporters (le « s », c’est donc pour la forme…) : Quel est le pourcentage de tes amis homos ?

G.E.S : A peu près 95% (Il me reste quand même deux couples hétéros dans le lot).

Reporters :Qu’est-ce que tu apprécies dans la Communauté ?

G.E.S : En fait, je n’ai pas vraiment l’impression que vous êtes forcément de la Communauté. Pour moi, vous êtes juste des amies, lesbiennes, certes mais pas que. Par contre, j’avoue que j’ai du mal avec les filles trop… fifilles. Ça me gonfle vite.

Reporters : Qu’est-ce qu’elle en pense ta Maman ?

G.E.S : Elle me demande régulièrement si je n’ai pas quelque chose à lui dire…

Reporters : Si un jour tu changeais de bord, comment le prendraient tes parents ?

G.E.S : Aujourd’hui ? Sans problème. Ils s’inquièteraient de savoir comment je le vivrais, bien sûr… mais ils sont tellement désespérés qu’ils accepteraient n’importe qui ! Ma mère voudrait quand même que je lui fasse des petits enfants « tant qu’il est encore temps ». Elle me trouverait sûrement des solutions, en Belgique ou ailleurs !

Reporters : Tu es hétéro, qu’est-ce qui te plaît chez un mec ?

G.E.S : Son corps, ses fesses… et puis les trucs sexuels.

(Là, je dois préciser que @akaimenousagi en a eu marre de s’arracher les fils, ça l’a fatiguée, elle est passée en mode sieste)

Reporter (sieste = adieu le « s », pasque quand même, faut pas déconner…) : Si tu dois nous parler de ton amoureux, tu nous dis ?

G.E.S : Qu’il est vachement bien parce que je peux l’emmener en soirée avec vous et il vous supporte ! Et même que vous l’aimez (C’est vrai). Et même qu’il supporte les heures de shopping sans broncher. Parce que c’est le seul mec que je supporte au quotidien. Parce qu’il aime les ânes. Parce qu’il a une grande part de féminité : il a été élevé par des femmes, il fait super bien le ménage. Il est toujours là pour moi, même quand il est loin. Il me fait rigoler. Il a tous les avantages des filles et des garçons (Oui, mais quand même, il a des poils et pas de seins… alors pas tous les avantages, hein ?)

Reporter : Une anecdote communautaire drôle ?

G.E.S : Quand je n’avais pas de copines homos, je me faisais toujours draguer par des filles. Maintenant que j’en ai plein, plus du tout !

Et là, Ô Miracle ! @akaimenousagi sort de sa torpeur pour nous gratifier d’un éclairant : « Ben oui, mais c’est pasque t’es toujours avec une de nous, donc les filles pensent que t’es en couple ! »… Puis re-torpeur.

Reporter : Une anecdote communautaire moins drôle ?

G.E.S : (s’adressant à moi, @pucedepoesir pour ceux qui ne suivent pas) Ta passion pour ma poitrine ! Depuis que tu t’y frottes, j’ai au moins perdu une taille de bonnet ! (Même pas vrai d’abord. Je prends toujours grand soin de ménager sa poitrine !)

Reporter : Si jamais un jour tu basculais (enfin !), quel serait ton style de femme ?

G.E.S : Genre Shane, comme toutes les hétéros je pense. Je ne peux pas m’imaginer attirée par une fille hyper féminine. Ça ne m’intéresserait pas.

Reporter : Qu’est-ce que tu aimes dans la Communauté ?

G.E.S : Vous êtes faciles à vivre. (Éclat de rire général, même de la part d’akai qui nous refait une percée…) Oui, bon, pas forcément dans le sens de la « Communauté », mais vous. Vous seriez hétéros, ça serait pareil. Sauf que j’aurais beaucoup moins de culture communautaire ! C’est comme ça que je suis devenue sensible à la cause. Y’a pas deux jours, je faisais mon boulot de sympathisante en donnant des leçons de vie communautaire à ma presque belle-mère.

Reporter : Est-ce que tu as déjà été tentée ?

G.E.S : Je ne crois pas. (Absolument pas convaincant…) J’y ai déjà pensé, oui, mais pas pour quelqu’une en particulier. Je ne raisonne pas en terme de sexe, mais de personne. Si la personne me plaît, tout est possible. Je n’exclue en rien la possibilité de tomber sur une fille et…

Reporter : Pour conclure, est-ce que tu peux nous dire ce qui est rédhibitoire pour toi chez quelqu’un, et ce qui au contraire est essentiel pour que ça marche ?

G.E.S : Alors, rédhibitoire, je dirais qui soit assisté (et à qui ça convient d’être assisté). Et aussi ceux qui ne rincent pas le lavabo et la baignoire pour enlever leurs poils. Pareil pour un mec plus petit que moi, ça c’est pas possible ! Ou quelqu’un qui  manquerait de délicatesse. Ou encore quelqu’un de trop « parfait » physiquement, ou quelqu’un de « trop » gentil, genre stupidement gentil avec tout le monde ! Ou, pire que tout, un gros macho !

Pour ce qui marche à tout les coups, quelqu’un qui me fait rire, qui me fasse bien l’amour (et qui aime ça !), quelqu’un d’indépendant, et qui ait un visage qui me plaise… et surtout de belles fesses.

Le must serait un pompier grand brun avec de belles fesses ! (Ah ces hétéros, j’vous jure…)

Est-ce que le fantasme du pompier c’est parce qu’il est censé savoir utiliser son gros tuyau ? Je suis perplexe…

 

Voilà pour l’interview de G.E.S.

J’avoue que dans la lancée (aucun rapport avec le pompier), j’ai aussi interviewé @akaimenousagi… et que fatalement je suis aussi passée à la casserole… mais je vous épargne pour l’instant les déviances qui ont suivi. Si vous les réclamez, bien sûr… je ne pourrai que vous satisfaire !

Je tiens quand même à dire que G.E.S est, par son grand âge et sa longue expérience amicale avec la Communauté, une bien meilleure experte et défenseur-e communautaire que je ne le suis. En cela, elle a sa place dans Yagg, et sur mon mur puisque je la vénère pour ses… incommensurables qualités. Hum.

Je tiens aussi à préciser, pour celles qui se risqueraient à me demander ses coordonnées dans le but de, pourquoi pas, tenter de lui ouvrir les yeux (et quels yeux !) sur les joies de l’amour lesbien et de notre conception des plaisirs de la chair, ne vous donnez pas cette peine, je serais une tombe.

Si toutefois vous vouliez lui envoyer vos dons, n’hésitez pas à me contacter !

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