5381 mars | 2013 | B.U.L.L.E.

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B.U.L.L.E.
Blog Univoque d'une Lesbienne Libre et Egale (à elle-même)
D-libérations | 31.03.2013 - 22 h 29 | 7 COMMENTAIRES
Trop, c’est TROP !!!

Trop, c'est TROP !

Trop, c’est TROP !

Voilà des mois que j’y pense, des mois que je ne pense qu’à ça. Trop de douleurs, trop de déconvenues. Être lesbienne, ça craint. On croit qu’être avec une fille c’est plus simple, parce qu’on se comprend mieux, parce qu’on anticipe plus facilement les réactions, parce qu’on est sur une même longueur d’ondes… n’importe quoi !

Deux filles ensemble, c’est le bordel absolu, la prise de tête obligatoire pour ne pas dire systématique. On est tout le temps dans la surinterprétation, tout le temps dans la peur de froisser, de heurter l’hypersensibilité de madame… Être lesbienne c’est atteindre des sommets de complication de vie. C’est être obsédée par les seins, être accro à l’odeur d’une peau, dépendre d’un sourire, ne respirer que par les caresses… Être lesbienne c’est … ça n’est vraiment plus possible.

Je renonce.

Je vire ma cuti, c’est décidé.

Donnez-moi un homme !

 

 

 

 

 

Mouahahahahahaha... oui, je sais, personne n'y a cru.

Mouahahahahahaha…
oui, je sais, personne n’y a cru.

B'rêves d'écriture | 31.03.2013 - 18 h 56 | 18 COMMENTAIRES
« Et pourtant je vous dis que le bonheur existe » (Aragon)

Théoule

Théoule

Théoule encore

Théoule encore

Des nuits et des nuits que je m’endors dans les bras secs et muets de mes draps. Des nuits et des nuits que mes mains caressent une peau qui n’est pas la tienne, que mes sens cherchent ta présence, que j’ai froid d’être loin de toi.

Et ces matins, cruels, insipides, qui ne remplissent pas les promesses de mes rêveries nocturnes… On dit que pour les insomniaques, il devient impossible avec le temps de faire la part des choses entre le rêve et la réalité… J’ai peur de t’avoir rêvée. Idéalisée, c’est certain, mais imaginée ? Ce sourire tantôt timide, tantôt franc, ces yeux qui reflètent chacune de tes émotions bien malgré toi (peur, désir, incompréhension, humour, éloignement, tendresse…), ces cheveux en rébellion consentie, ces grains de beauté sur ta nuque qui appellent mes lèvres, ta main, si fine, si légère…

Nice by night

Nice by night

S’il faut fuir ces frustrations matinales, fuyons donc. Et quoi de mieux pour noyer ses rêves que les flots mélancoliques de la méditerranée printanière ?

La route se fait charmeuse, elle s’offre sans pudeur au soleil et à ma course, et quand elle s’ouvre enfin sur l’étendue bleue et paisible devant, je regretterais presque de devoir m’arrêter. Les pieds nus, je m’enfonce dans le sable à peine tiède de ces dernières heures de mars. Quelques téméraires, probablement des étrangers, exposent leurs peaux blanches et inexplicablement nues à une légère brise marine qui me fait fermer ma chemise. Je retrousse mon jean pour aller constater que, oui, bien évidemment, l’eau est encore beaucoup trop froide !

Il n’y a personne sur la jetée. Pas un marin du dimanche. Pas de jeunes gens venus faire résonner leurs guitares. Pas même une mouette à l’affût des miettes d’éventuels pique-niqueurs, absents eux aussi. A croire que tout le monde a mieux à faire que de profiter de la Côte d’Azur en ce week-end pascal…

D'augustes pieds

D’augustes pieds

Je m’avance lentement sur le ponton. Arrivée au bout, je m’assois en tailleur face à la mer. Ici, j’ai l’impression d’être au bout du monde. Bien vite, j’arrive à négliger le bruit des quelques voitures qui circulent quand même le long du littoral. Seul le roulis des vagues berce mes pensées. Mon regard se perd dans le bleu des flots, encore pur en cette saison. L’eau est si limpide que je distingue sans difficulté les quelques bans de poissons qui osent s’aventurer si près des côtes. J’observe leurs fluctuations aléatoires, j’essaie de deviner leur trajectoire jusqu’à ce que ma vue se brouille.

De sympathiques poissons

De sympathiques poissons

Les yeux fermés, je m’allonge sur les pierres irrégulières et inconfortables, mais bizarrement, je trouve tout de suite une position agréable. Sans que je comprenne pourquoi, la tête me tourne. Et quand j’ouvre les yeux, c’est pire. Je les referme donc et respire une profonde bouffée d’air marin. Ici aussi, c’est ton visage que je vois apparaître sous mes paupières. Peu importe finalement. Je suis bien.

De quoi occuper son objectif...

De quoi occuper son objectif…

J’ai à peine conscience du temps qui passe. Je voudrais m’endormir là, et peut-être me laisser emporter par les vagues à venir… Mais des rires me tirent de mes rêveries. J’ouvre un œil, je relève la tête. Un nouveau groupe est arrivé sur la plage. Une demi douzaine de jeunes gens ont déployé leurs serviettes et ont sorti tout un attirail ludique. Deux jeunes hommes s’emploient à impressionner tout le monde en faisant habilement jongler un ballon sur leurs pieds, cuisses, épaules ou têtes. Deux jeunes filles applaudissent en riant alors que deux autres se sont lovées dans les bras l’une de l’autre et s’échangent des confidences dans un clin d’oeil entendu.

Je ne peux m’empêcher de me fendre dans un sourire triste mais complice.

La tendresse qui émane de leurs corps, de leurs gestes, ne trompe pas. Pourquoi la reconnaissance d’un couple lesbien me touche plus que celle d’un couple hétéro ? Je m’en veux presque de faire une distinction entre les deux parce que l’amour reste l’amour, il doit rester beau et admirable qui qu’il touche. Pourtant, c’est un fait, je suis touchée. Emue. Je surprends un furtif baiser entre elles et je décide qu’il est temps de rentrer pour moi.

Ici, l’heure n’est plus aux rêveries mais aux exigences du concret, celui des gens, celui des autres… mais aussi un peu le mien, d’une certaine façon. Etrangement, je repars satisfaite. Tu serais fière de mon sourire.

Bon et parce que quand même, faut pas déconner, c'est le printemps !!!

Bon et parce que quand même, faut pas déconner, c’est le printemps !!!

B'rêves d'écriture | 30.03.2013 - 00 h 15 | 10 COMMENTAIRES
A rebours de ce qui compte

Pas d'avant, pas d'après, juste un peu de ce qu'il y a entre.

Pas d’avant, pas d’après, juste un peu de ce qu’il y a entre.

 

Cinquième temps.

Elle l’a fait, elle m’a regardée. Elle a tourné sa tête vers moi, au ralenti. Pendant une seconde, je me serais crue dans un film… J’espérais qu’elle se retourne. Ou non, j’en avais peur. Mais elle l’a fait. Elle a plongé son regard dans le mien à quelques centimètres à peine de mon visage. Je lis dans ses yeux la même panique, mais aussi la même intension que celle que j’ose à peine m’avouer. Elle  bouge ses lèvres, comme pour dire quelque chose, mais non. Sa langue vient les humidifier… Ses lèvres que je lorgne depuis des heures. Ses lèvres vers lesquelles mon regard glisse fatalement, comme le sien se pose sur les miennes. Je ne peux m’empêcher de me mordre la lèvre inférieure dans un réflexe hésitant, mon regard oscillant de sa bouche à ses yeux qui s’affolent aux mêmes allers-retours sur mon visage. Immobile, le corps tendu dans l’expectative de l’inéluctable, je goûte l’ivresse. Le vent nous pousse à franchir les ultimes frontières. Bientôt, le doute n’aura plus de place. Une rafale fait fléchir sa nuque et m’impose de fermer les yeux. Le souffle qu’elle retient, je le cueille de ma bouche, tendrement. Le contact de ses lèvres, si chaudes, si douces, s’accompagne d’une étreinte tout aussi bouleversante. Elle passe ses bras autour de mon cou alors que mes mains rejoignent ses hanches, sagement. Le goût de nos lèvres ne nous suffit pas. Nos langues se cherchent, elles se trouvent et nous renversent dans la certitude de l’autre. Nos corps ne nous appartiendront bientôt plus. Ils s’abandonnent déjà l’un l’autre à l’envoûtement du baiser, à la fièvre de l’enlacement. L’instant n’est plus à la maladresse ni aux frissons. Il est incandescence.

Quatrième temps.

Elle s’est arrêtée sur le pont. Moi aussi. Sans grande subtilité, j’ai fait en sorte que nos épaules et nos bras se touchent. Le contact est nécessaire maintenant et la tension, délicieuse. Je me penche pour regarder en bas. Les mains sur la balustrade, je fais basculer le poids de mon corps vers l’avant, comme quand j’étais jeune. Comme quand je savais prendre des risques. Tout de suite, elle sursaute et se précipite pour me retenir. Elle ne dit rien mais me lance un regard mi-désapprobateur, mi-amusé. Ce sourire encore… et ces lèvres… Ces mains toujours agrippées à mon manteau… Elle ne dit toujours rien mais baisse les yeux dans un frisson. Je ne résiste pas à l’envie de passer mon bras autour de sa taille. Rassure-toi, je suis là et bien là. Avec toi. Et je n’ai aucunement l’intention de m’envoler ! Son regard se perd sur l’horizon devant, mais sa main vient attraper la mienne et resserre la pression de mon bras autour d’elle. Incrédule,   je l’enlace le plus naturellement du monde, le nez perdu dans le parfum grisant de ses cheveux.

Troisième temps.

Elle a souri, enfin ! Pas de ce petit sourire timide ou effrayé qu’elle me réservait jusqu’à lors. Un vrai sourire. Franc. Entier. Un sourire du cœur et de l’âme. Un sourire qui ferait s’évaporer les pierres. Comme si elle était consciente de se laisser aller, elle fronce maintenant les sourcils, peut-être gênée, peut-être rageuse de s’exposer ainsi… mais trop tard. Je l’ai vue, elle le sait. Elle rougit. Elle est adorable. Je sais d’ores et déjà que la faire sourire vient de devenir mon ambition première. Quelque chose… quelque chose remue, là au fond. C’est étrange, à la fois doux, chaud et vibrant…

Deuxième temps.

Elle est vraiment là, en face de moi, et c’est sa voix qui chante à mes oreilles… Il y a quelques heures à peine, je n’y aurais pas cru. Mais c’est bien elle. Je peux enfin la voir et l’entendre en vrai. Mes yeux avides se font aussi discrets que possible pour parcourir les traits fins de son visage. Ils s’arrêtent au pétillement de ses pupilles, se posent bien malgré moi sur ses lèvres et s’aventurent sur sa silhouette, tentant d’en déchiffrer le moindre détail. Je n’arrive pas à décider si  la distance de cette table entre nous est supportable ou si elle est nécessaire. Là, incertaine et terrorisée, je suis étrangement bien. Quelque chose… quelque chose va arriver, je le sens. Même pas peur.

Premier temps.

L’attente me semblait insupportable. Le doute aussi. Mais rien n’est plus insoutenable que cette seconde. Adieu l’attente. C’est elle que je crois reconnaître là. Oui, c’est bien elle qui s’avance. Trop tard pour fuir. Ou trop tôt.

B'rêves d'écriture | 28.03.2013 - 17 h 28 | 16 COMMENTAIRES
La pluie qui tombe ne me fait pas peur

Parce qu'il pleut encore et toujours...

Parce qu’il pleut encore et toujours… et que j’ai froid.

Il pleut et nous sommes demain, un demain loin de tout mais toujours plus proche de nous.

Dehors, je sais le silence, je le devine et il m’envahit alors que tu dors encore.

Je me suis levée tôt. J’ai relancé la cheminée et ses crépitements ponctuent mes pensées, tantôt au rythme saccadé de bulles de résines, tantôt sporadiquement, comme si le feu oubliait de consumer la bûche, comme s’il la caressait seulement de ses langues ardentes.

Ici, l’air devient autre. Ici, l’atmosphère est lourde mais s’ouvre à des dimensions insoupçonnées. Ici, je suis en apesanteur. Tu es tout ce qui me retient.

Le plancher grince à peine sous mes pas. Le thé est prêt, celui que je boirai seule, dans le respect recueilli de ton sommeil bienheureux. Je me le sers, comme tous les matins, et pourtant aujourd’hui, tout est différent. Rien ne semble machinal. Tout se révèle à la fois meilleur et pire. Tu es là et tu dors.

Le liquide se déversant dans la tasse fait écho aux clapotis du toit. Je souris tendrement aux vapeurs parfumées qui en émanent et j’emporte ma précieuse infusion jusque devant le feu. Là, au creux du vieux fauteuil au cuir usé, je laisse mon regard errer dans l’âtre et mon esprit vagabonder à la rencontre de ces heures passées sous d’autres fièvres.

D’ici, je t’imagine comme je t’ai laissée, entre les complicités fleuries des draps, rêvant à ces mondes que tu éclaires involontairement de ta simple présence onirique. Les yeux dans les flammes, je caresse ta nuque d’un souffle léger, je l’embrasse dans la distance chaste de cet étage qui nous sépare. Je devine la chaleur de ton corps ensommeillé et mon désir, bien que déjà trop aiguisé pour ne pas être tentée de te rejoindre au plus vite, s’attendrit et se plie aux caprices de ces minutes de repos égoïste.

Le thé dans ma gorge m’apparaît presque sans saveur tout à coup. Son parfum n’est pas ton odeur, son goût ne saurait rivaliser avec le tien, quant à sa température, ma peau n’y est pas aussi sensible qu’aux brûlures de tes mains, de ta bouche, de tes yeux sur moi.

Un éclair me tire de mes réflexions, immédiatement suivi du grondement sourd mais violent du tonnerre. Pourtant c’est d’un autre son que mes oreilles s’émeuvent, pour qui mon corps tout entier se soulève d’un bond. Tu bouges. J’entends le frottement frénétique des draps et ta voix qui m’appelle. Mon prénom dans ta bouche encore rauque du sommeil…

J’oublie le thé et il ne me faut qu’une seconde pour escalader le grand escalier de bois. Déjà tu ne remues plus. Peut-être t’es tu déjà rendormie… Non. Tu grognes quelque chose d’incompréhensible en rabattant la couette de mon côté du lit et me tournes le dos. Tu m’attends. Je ne me fais pas prier. J’abandonne mes chaussons aux pieds du lit et me glisse tout contre ton corps chaud. Comme je passe mon bras autour de ta taille, tu grognes à nouveau tout en te lovant un peu plus profondément dans mes bras.

Mon cœur bat dans mes tempes alors que je sens le rythme de ta respiration ralentir progressivement. De mes lèvres, je viens chercher ta nuque pour accompagner ton sommeil d’un baiser. J’attends un nouveau grognement, mais non. Tu gémis langoureusement. Je devine un sourire.

La minute est parfaite.

Les heures à suivre aussi. Et la pluie…

Itws & anecdotes | 18.03.2013 - 14 h 50 | 20 COMMENTAIRES
Le plus beau métier du monde !

Ils ont pas l'air mignons là, comme ça ?

Ils ont pas l’air mignons là, comme ça ?

Passée la semaine tant attendue des examens blancs pour les jeunes lycéens, voilà le deuxième effet KissCool : les joies de la correction.

Entre rire, larmes et crise d’hystérie, je vous laisse savourer quelques perles en vrac. Je précise que je fais cours à de jeunes futurs adultes, normalement constitués. Ils ont entre 16 et 18 ans (en 1ère donc, pour les épreuves anticipées de français). Mais je n’en dis pas plus… Voyez plutôt !*

*Les citations qui suivent sont garanties sans trucage. A noter que ces énormités peuvent heurter un public trop sensible… à consommer avec modération. Conseil : faites des pauses régulièrement, aérez-vous l’esprit, n’oubliez pas de vous hydrater, restez à l’écrat de tout objet ou produit susceptible d’être utilisé à des fins violentes…

 « Ce corpus présente quatres textes théâtrals… » : Peut-être que si je n’avais lu ça qu’une fois, j’en aurais pas fait une montagne, mais sur 30 copies, 10 ont mis un « s » à 4, et 13 m’ont offert ce magnifique final… Un certain nombre d’entre eux ont cumulé, bien évidemment, sinon, c’est pas drôle…

« Les aspects comiques d’une pièce de théâtre servent à faire rire grâce aux différents procédés comiques » : CQFD !

« Ces documents extraits de différents auteurs et de différentes époques sont l’objet d’un conflit amoureux qui d’après les histoires racontées ne finissent pas tous pareil avec des personnes venant à séparer le couple ou encore une confusion avec des éléments différents du début à la fin pour au final finir bien ou non » :Attention, ceci est une rencontre avec un texte du troisième type… Mais si… le type du fond ! Celui qui bulle toute l’année et qui ne perçoit que des bribes de phrases… Au fond, c’est pas sa faute…

« Victor Hugo est un auteur du IXXe siècle » : Conceptuel.

« Tous les textes utilisent un homme et une femme pour représenter le conflit amoureux […] Calvario (metteur en scène) a choisi un homme et une femme pour représenter Dorante et Silvia »  : Molière aussi avait fait ce choix étrange, mais c’est bien qu’on en parle. Surtout sur Yagg !

« L’honneur d’un homme est primordiable » : Un enfer ces lapsi ! Mais un plaisir à lire ! (une fois n’est pas coutume…)

« Pour finir, nous débuterons sur les différences… » : Logique. Mais ne vous inquiétez pas, il a commencé par la fin. Au final, ça se complète, initialement bien sûr.

 « Nous avons mis en relation les points communs mais aussi les ressemblances » : Mais quand est-ce qu’on parlera des similarités ? et les concordances ?

« Pour acquérir à leur bonheur personnel les deux personnages ne doivent pas suivre le destin qui leur ai incité à choisir. » : JOKER !!! Qu’on se démerde avec un dictionnaire et un SAV d’opérateur téléphonique basé à Tombouctou, je m’en balance !

 « ce qu’elle veut c’est sa gloire de trouver le bonheur » : Moi ce que je veux, c’est une soirée tranquille, un bain chaud, une musique d’ambiance, une bière bien fraîche et un massage plus ou moins sage. Mais plus de copies. Jamais.

« Victor Hugo fut le file de chef de ce mouvement » : Vous… ? Vous voulez quoi ? La phrase dans l’ordre ? Quelle idée… Bon, je vais voir ça avec le chef… A mon avis, c’est possible, mais ce sera plus cher…

« Hernani l’émouvoit par sa réplique » : Autre concept : les verbes irréguliers en français, c’est has been. Nous on laisse ça aux anglais. Pfff

« Nous verrons ainsi en coi il s’agit-il de  scène de conflit amoureux » : T’aurais mis un « t » à ton « coi » et j’aurais trouvé ça drôle… Quant au concept du double sujet encadrant… c’est pour pas que ça s’agite trop sans doute… *fatigue*

« Victor Hugo a écrit La Belle et la Bête » : Raté ! C’est pas le bon Disney ! Bon, en même temps, il m’aurait sorti « Le bossu de Notre Dame », je l’aurais peut-être encore plus mal pris. Là, j’avoue, j’ai ri… un peu. Jaune.

« Victor Hugo était un hauteur très renomé dans les genres théâtrales. Il a écrit de nombreuses oeuvres dont Les Fleurs du Mal » : Ca, c’est parce qu’il fallait un vainqueur sans doute…

« Pour voir l’insistation* d’Hernani, nous nous apuilleron** sur le dialogue qu’il répont a Doña Sol » (*comprendre « l’insistance ») (**comprendre « appuierons ») : Non… visiblement le podium ne monte pas assez haut, n’a pas assez de marches…

Je suis verte dans mes commentaires, mais soyons honnête : au fond, je ris beaucoup quand même.

Et en cadeau, un classique : Les perles du bac 2012

Ca intéresse qui ? | D-libérations | La presse c'est maaaaaal | 12.03.2013 - 10 h 04 | 6 COMMENTAIRES
Schizophrénie médiatique : ça vous intéresse ?

C’est tellement bon que je partage avec vous…

J'arrive pas à me décider.. c'est une mini-vache ou un mini-cheval déguisé ?

J’arrive pas à me décider.. c’est une mini-vache ou un mini-cheval déguisé ?

Ce mois-ci, en couverture du magazine « Ca m’intéresse », on peut lire en gros titre « Oui, on peut encore manger sain ». Le magazine se propose de traiter le sujet des plus sérieusement, comme à son habitude, et ce dans un dossier complet sur une dizaine de pages…

Ceci était donc la première de couverture… Jusqu’ici, tout le monde suit, hein ?

Maintenant, je tourne la page… Et voilà ce que nous dévoile la première double page…

Double... discours ? Dédoublement de... la personnalité ? Big mic-mac ?

Double… discours ?
Dédoublement de… la personnalité ?
Big mic-mac ?

On avouera qu’il y a plus plus heureux comme choix publicitaire… Mais ils sont trop forts à Mc Do !

Peu convaincant pour ma part en tous cas, du coup, en matière de nourriture, je compte plutôt m’orienter vers…

Deux pêchés mignons en un !

Deux pêchés mignons en un !

Et (je m’excuse par avance de ne pas pouvoir m’empêcher de la faire, celle-là…) qu’importe de manger sain tant qu’on peut… manger des seins !!!

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Doucement ! Faut pas tout prendre au pied de la lettre quand même ! Faut faire ça gentiment, hein ? Oui madame, même quand on est en manque !

 

Voilà. Désolée…

En-quêtes | 09.03.2013 - 17 h 21 | 11 COMMENTAIRES
Si tu rajoutes une lettre à sens, y’en a 5 (et ça fait seins)

Parce que la nature est bien faite

Parce que la nature est bien faite

Pour les lectrices (et lecteurs) aguerri-e-s de ce blog, vous connaissez mon penchant pour l’étalage impudique mais toujours scrupuleusement respectueux des choses de la chair. Tant par le biais de nouvelles érotiques que de posts photos, ou juste de digressions plus ou moins structurées sur des sujets ponctuels.  Il ne vous aura sans doute pas échappé qu’au coeur de ce que je peux écrire, on note certaines récurrences, peut-être lassantes à force, d’ailleurs. Aujourd’hui, je voudrais m’arrêter sur 5 d’entre elles. La valeur à accorder aux sens dans l’approche de l’autre. Dans le partage charnel (mais pas seulement).

Tout ce que je dirai aujourd’hui ne sera qu’évidence, mais parfois il est bien plus compliqué d’exposer des évidences que de conter des faits exceptionnels ou remarquables.  Poser des mots sur des sensations, c’est essentiellement ce à quoi s’évertuent les poètes depuis des siècles. J’essaierai ici de le faire dans une prose objective et la plus univoque qui soit, pour la beauté du geste et les progrès de la science. Parce que quand même, c’est important de savoir comprendre et interpréter ses sens. C’est indispensable dans la connaissance de soi et donc, fatalement dans celle de l’autre.

D'une peau à l'autre...

D’une peau à l’autre…

1/ « Le toucher est le plus démystificateur de tous les sens » (Roland Barthes).

Je dis oui et je dis non à Roland. Chacun de nos sens peut être plus ou moins magique ou au contraire démystificateur. La peau étant le plus grand organe du corps humain, il est donc nécessaire de lui porter une attention toute particulière. On ne parle pas ici de couleur, de relief, d’artifice… On parle de la peau comme l’enveloppe physique de l’autre. Une peau à découvrir. Une peau qui donne envie de goûter, de sentir, de caresser… ou pas. La question du contact et de son approche est quasi bestiale, instinctive. Le contact de l’autre se présente bien souvent comme un besoin, une urgence, ou du moins un réconfort. On abordera également cet aspect en parlant de l’odorat… Mais en ce qui concerne le toucher, je ne veux pas uniquement parler du côté sexuel de la chose (une fois n’est pas coutume !), ce sens est à prendre aussi largement que possible.

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C’est mignooooooon !
Ou ridicule ?
Non, c’est mignon.

Le contact de la peau de l’autre va, dans un permier temps, éveiller une curiosité. Eventuellement (et pour les plus rapides), déclencher un désir quasi immédiat. Une sorte de combustion spontanée épidermique qui aura des conséquences musculaires… Mais, passé ce premier temps, le toucher est sans doute le sens par lequel on reçoit et on donne le plus. Pas seulement sexuellement encore une fois. Car si le plaisir et l’orgasme en découlent, on lui doit aussi les plus belles manifestations de tendresse… LE CÂLIN évidemment. Une main en serrant une autre, une main passée dans les cheveux, des doigts glissant sur un dos, s’aventurant distraitement le long d’un bras…

Mais la main et les doigts n’ont pas l’exclusivité de la caresse. Chaque centimètre de peau est recouvert de récepteurs qui ne demandent qu’à être stimulés. A condition bien sûr de respecter les sensibilités des uns et des unes. Le guiliguili n’étant pas forcément recommandé selon les perspectives envisagées.

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Un cliché mais… qui reste efficace et agréable s’il est fait sensuellement.

"l'oeil ? Une tromperie", dit Héraclite. Mais...

« l’oeil ? Une tromperie », dit Héraclite. Mais…

2/ « La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. » (Oscar Wilde)

C’est bien beau ce que nous disent les auteurs ou les beaux penseurs sur la vue. En gros, ça revient à parler de la beauté intérieure de chacun. Une utopie ? Probablement, du moins pour une grande majorité de personnes. Je ne me lancerai pas ici dans un débat sur l’esthétisme ou sur la beauté universelle. Et je ne pense pas m’avancer beaucoup en disant que fort heureusement, les goûts et les couleurs ne se discutent pas, et qu’il en faut… et qu’il y en a pour tout le monde.

Certains critères physiques peuvent être rédhibitoires pour beaucoup, d’autres indispensables. Taille, poids, poitrine, mains, yeux, cheveux, dents, poils, pieds… Les éléments ne manquent pas. Notre regard ne perd rien, il scrute, il détaille tout de l’autre… et il s’arrête, ou pas, sur une chose ou l’autre.

Regard amoureux  VS regard des autres...

Regard amoureux VS regard des autres…

On va être plus ou moins ému-e par une forme, un contour, une couleur, la douceur d’un trait…  On va être attiré par tel ou tel style vestimentaire, par une démarche ou un geste (séducteur ou involontaire) que notre regard captera et imprimera au sein même de notre chair. Même pour ceux qui ont tendance à jurer que ça n’est pas forcément le physique qui importe, l’oeil sera le sens le plus large du souvenir. Je m’explique : on se rappelle une odeur, une sensation tactile, un goût, une voix… Mais on enregistre une infinité de détails visuels. Ca c’est important.

Et ne parlons pas que de souvenirs… la vue, c’est aussi le sens que l’on sollicite le plus pour ce qui est du rêve ou du fantsame. La plupart du temps, cela passe avant tout par des images. Bref, la vue est le sens dont je me méfie le plus, peut-être justement parce que pour moi, il est le moins concret… mais là, je me perds en subjectivité.

De la réalité au fantasme, il n'y a qu'un clignement de paupière...

De la réalité au fantasme, il n’y a qu’un clignement de paupière…

3/ « La femme est une fleur qui ne donne son parfum qu’à l’ombre » (Félicité Lamennais)

Parce que c'est toujours dans le cou que ça sent le meilleur...

Parce que c’est toujours dans le cou que ça sent le meilleur…

Là encore, les compatibiltés olfactives se font ou ne se font pas. Question de chance…

Mais quand la magie opère, on ne peut en rassasier ses narines. L’odorat (comme le goût qui viendra ensuite) est un des sens les plus intime. On ne laisse pas tout le monde explorer son odeur. Et pour l’instant, je ne parle que de l’odeur corporelle générale, celle qui se dégage plus particulièrement à la base du cou, celle qui crée notre identité olfactive propre… sans évoquer d’autres… senteurs plus spécifiques à une zone strictement intime pour le coup.

Bon, d'accord, souvent les shampoings ça sent bon aussi... et les cheveux deviennent de redoutables armes érotiques.

Bon, d’accord, souvent les shampoings ça sent bon aussi… et les cheveux deviennent de redoutables armes érotiques.

Je ne parle pas non plus de l’odeur caractéristique et trop souvent artificielle d’un shampoing ou d’un savon quelconque… et j’éviterai aussi d’aborder la question de la transpiration (et donc du déodorant) parce que ça n’est pas le sujet non plus. Bien souvent notre odeur corporelle est parasitée par tout cela, et on n’a pas forcément conscience de notre propre odeur, mais on saurait reconnaître entre mille celle de… l’autre.

La reconnaissance et l’appréciation d’une odeur participe du confort que l’on trouve dans l’étreinte de l’être aimé. Un élément indispensable à la complétude du câlin, de l’échange, du désir aussi, souvent.

Bon, des fois, le désir laisse des traces, et là... Hum.

Bon, des fois, le désir laisse des traces, et là…
Hum.
Zut… je m’égare encore…

Si l'intention n'est pas trop cruelle...

Si l’intention n’est pas trop cruelle…

4/ « Le goût est le sourire de l’âme » (Léo Ferré)

Le goût est bien pour le coup, le sens le plus intime. Probablement le dernier qui est convoqué au fil de la découverte de l’autre… enfin… dans la logique des choses. Mais on sait bien que tout n’est pas rationnel ni logique dans ce domaine.

Cette fois, les capteurs sont situés sur la langue, et chaque contact de ladite langue avec une partie, quelle qu’elle soit, de l’autre aura donc pour effet un nouveau bouleversement émotionnel (nos émotions étant indiscutablement liées à nos sensations, cela est un fait, du moins en ce qui concerne toujours cette fameuse découverte perpétuelle de l’autre).

Un film lesbien trop peu connu à mon gôut !

Un film lesbien trop peu connu à mon gôut !

Bien évidemment, avant d’aventurer sa langue n’importe où, on s’assure qu’on en a le droit, hein ? Et si un baiser (un vrai) procure déjà tout un tas de sensations toutes plus érotisantes les unes que les autres, que dire de… Hum… (c’est que je suis pudique…) Que dire du passage de la langue dans des endroits plus intimes encore ? Pénétrer la bouche chaude et désireuse de l’autre, c’est déjà un grand pas dans l’intimité, une avancée prometteuse, une exploration juteuse et appétissante. Mais rien n’égale les saveurs plus… privées encore.

M’enfin ceci n’est qu’un point de vue lesbien qui perd sans doute encore un peu d’objectivité !

Et puis bon, y'a sans doute plusieurs objectifs lesbiens... je ne saisis pas tout... ;)

Et puis bon, y’a sans doute plusieurs objectifs lesbiens… je ne saisis pas tout… 😉

5/ « Le timbre de la voix nourrit l’imagination. La voix, c’est le début de l’intimité, on habille mieux l’image qu’on s’est fabriquée.  » (Tahar Ben Jelloun)

L’ouïe sera le seul des cinq sens que je n’illustrerai pas car, à mes yeux, ou mes oreilles en l’occurrence, c’est bel est bien le plus magique, mystérieux et fantasmatique qui soit. Je pense que je vais même laisser planer ici un silence pudique sur l’avatar vocal de ce sens. Je serai bien incapable d’être objective sur le sujet, même pas un tout petit peu. Rien que d’y penser, j’en ai la chair de poule.

Je vous laisserai le soin de compléter cet article qui de toutes façons n’avait aucune visée exhaustive.

Ouverture 

J’ai essayé de rester bien chaste et étant donné le sujet, ça relève presque de l’exploit. Vous retrouverez probablement un jour chacun de ces sens au détour d’écrits bien plus orientés. 

J’ai récemment été amenée à me poser beaucoup de questions sur la valeur donnée aux sens, aux sensations, aux ressentis. Ici, je ne parle que d’éléments physiques, physiologiques, et donc je m’attendais à pouvoir les décortiquer, les expliquer… Mais non, au final, je crois qu’on ne peut que les ressentir. La prose n’est pas à même d’évoquer les réactions, les envies, les besoins, les manques liés aux sens.

Pour certains, la poésie le peut. Mais les poètes se font rares et ne se lisent plus, c’est bien connu. Aussi, je me dis qu’on ne cherche plus à mettre des mots là-dessus, on n’en a peut-être plus besoin… On se contente de les vivre.

Vivons, donc !

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