5381 mai | 2011 | B.U.L.L.E.

La bannière doit faire 1005 x 239 pixels

B.U.L.L.E.
Blog Univoque d'une Lesbienne Libre et Egale (à elle-même)
En-quêtes | 27.05.2011 - 09 h 21 | 35 COMMENTAIRES
Les mains aux veines saillantes, symbole lesbien ou simple coïncidence ?

Étiquettes : , , ,

 

Symbole, fantasme ou coïncidence ?

Contre toute attente, je me décide enfin à me lancer dans le sujet ô combien controversé des mains veinées.
Controversé par qui, me direz-vous ? Puisque toutes vous semblez plus ou moins unanimes : lesbiennement parlant, les mains veinées, c’est trop la classe !

Saisissons une occasion de vous faire plaisir…

Oui, bon, c’est une question de point de vue, hein ? N’allez pas croire que les traces d’amertume que vous lirez ici sont le résultat d’un complexe de la main « non veinée ».

Je n’ai pas honte de le dire : mes mains sont tristement lisses. « Tristement » ? Non mais pourquoi je dis ça ? C’est que vous allez vraiment réussir à me faire complexer à force ! Non, je ne trouve pas ça triste, car personnellement, ça ne m’excite pas plus que ça. Sans me repousser pour autant.

Mais pour vous que le relief veineux émoustille tant, je me suis lancée à la recherche de photos pour illustrer cet article. Et à ce propos, je remercie Caro qui est la seule (car peut-être la plus obsessionnelle…) à m’avoir fait parvenir des images.  Pour ces premières photos, nous saluons donc le talent photographique de Maryssa Rachel (http://www.myspace.com/maryssa26) qui en a fait une histoire personnelle et que je vous invite à découvrir sur son site (http://www.maryssa-rachel.com/Accueil.html) ou sur Facebook (https://www.facebook.com/?ref=logo#!/pages/Maryssa-RACHEL/196591399973). Malheureusement, les photos sur le sujet sont relativement rares, aussi, une petite dernière avant de passer à de l’amateurisme ou de la star !

Tension sensuelle ?

Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour un article…

Je me suis longtemps demandé ce que j’allais bien pouvoir vous dire sur le sujet, et pour mieux pousser mes investigations, j’ai même essayé de me veiner les mains. Pour cela, j’avoue que la chaleur ambiante par chez nous fut d’une grande utilité, mais ça n’a pas suffi. Il m’a fallu faire du malaxage de … je-ne-vous-dirai-pas-quoi… pendant de longues minutes pour obtenir ce piètre résultat sur votre gauche.

Est-ce que je me suis sentie plus lesbienne pour autant ? Ben franchement, oui, mais je sais que c’est parce que j’avais tous vos a priori dans la tête ! J’étais super fière de moi ! Mais bon, faut pas pousser. C’est pas la veine qui fait la lesbienne, ou alors, je suis mal barrée : bonne pour vivre en état de surchauffe permanente et condamnée à malaxer sans fin…

Toujours est-il que du coup, je me suis posé la question.

Qu’est-ce qui, dans la main veinée, va exciter autant la lesbienne ?

Est-ce le côté sauvage, viril que cela confère à l’extrémité de notre membre supérieur (qui rappelons-le est peut-être LE membre incontournable dans la distribution du plaisir lesbien …) ?

Une érection veinale ?

Mon problème avec cette interprétation, c’est que cela semble, bien malgré moi, établir un parallèle peu opportun avec d’autres membres, généralement fuis des lesbiennes.

Est-ce parce que la veine saillante évoque le vampirisme, solidement ancré (si j’en crois ce que je trouve sur Google) dans la culture lesbienne ? Le côté morbide de la chose me repousse un peu.

Est-ce enfin parce qu’il n’y a jamais trop de relief caractéristique à une femme et une seule ? Oui, je suis une obsessionnelle du relief en tout genre (pas que des seins !). Si on part du principe que chacune d’entre nous a un système veineux qui lui est propre et qui va en saillant plus ou moins selon des facteurs tant environnementaux qu’émotionnels… alors là, forcément, je suis intéressée.

Ca sert à plein de choses les mains veinées…

Du coup, il m’apparaît comme une grande injustice de la nature d’être dépourvue de ce noble artifice corporel.

Alors pour me consoler, je compare, je surfe sur le net et je cherche des points de comparaison pour forcer mon admiration… ou dédramatiser ma pauvreté veineuse.

N’allez quand même pas croire que vous m’avez convertie.

Je me sens parfaitement, sainement, outrageusement lesbienne, malgré mes mains à complexe. Aussi, je vais reconnaître qu’il peut y avoir quelque chose de l’ordre du fantasme, sans que je puisse vraiment expliquer pourquoi. Et là, j’en appelle dans vos commentaires, à votre propre expérience. De là à dire que c’est un symbole… par respect pour moi-même, je ne m’y risquerai pas !

Je vous offre donc, pour finir, le résultat de mes investigations.

Pourquoi j’ai mal pour elle ?

Quand on pense mains veinées, on pense forcément « Madonna ». Et là, j’avoue que c’est l’incompréhension totale.

Ca, je ne peux pas.

Ca, c’est beaucoup trop !

Si c’est vraiment son bras, ça fait une bonne raison suplémentaire… 😉

Mais fort heureusement, je ne me suis pas arrêtée à elle.

Et là, j’avoue que c’est beaucoup plus intéressant à mon goût.

Ca reste très impressionnant pour la veine discrète que je suis, mais je pourrais facilement la regarder pendant des heures…

Allez savoir pourquoi…

P!NK en noir et blanc… un comble ?

Et puis je suis allée un peu plus loin encore… mais c’est difficile d’avoir de bonnes prises de vue.

J’ai envie de dire « Mais PORKWA ?! »

P!NK, on pouvait s’y attendre un peu… et pourtant, la tâche ne fut pas aisée. Alors j’ai creusé encore plus profondément dans la tombe de la gay-lesb-attitude, jusqu’à déterrer la fiancée de Frankenstein, et là, j’ai fait chou-blanc.

Pas franchement concluante cette main-là.

En fait, ni la main ni le reste ne me donnent envie de conclure là-dessus.

Alors une petite dernière pour la route… qui fera peut-être tomber le voile de l’illusion pour beaucoup d’entre nous…

Raté…

Même dans ses élans les plus lesbiens, Natalie Portman reste aussi plate qu’une planche à repasser… (est-ce que je parle toujours des veines, là ?)

Pas de veine les filles, certaines icônes n’ont pas la saillance veineuse facile !

Pour ma part, ce post m’aura entraînée dans des heures de quête photographique et je ne regrette absolument pas, d’autant plus que les mains, dans toute leur sobriété, sont, vous vous en doutez, un autre objet de fascination pour la lesbienne que je suis.

Gloire et louanges à nos mains !

 

Virilement votre…

Et me voilà dans le devoir de rajouter un paragraphe qui m’obligerait presque à changer le titre de cet article en « Les mains aux veines saillantes, symbole gay et lesbien ou simple coïncidence ? »

Vous n’avez pas manqué de me faire remarquer que cette passion des veines, même chez une lesbienne, ne s’arrêtait pas à la barrière du genre, et même qu’elle était partagée par nos yaggeurs autant que nos yaggeuses, aussi, je vous demande de faire une ovation  au yaggeur Yuki, qui nous fait don ici (et ce tout à fait gratuitement) de clichés de veines expressives.

Merci à Yuki pour ton volontariat et félicitations pour ces veines extravagantes. Maintenant, mesdames, messieurs, je vous laisse baver en paix !

YUKI !!!


Photopoésir | 26.05.2011 - 07 h 30 | 11 COMMENTAIRES
A dessein (poésie érotique d’une lesbienne obsessionnelle)

Des seins, dessein… je ne vous ferai pas un dessin !

À  DESSEIN


Par les vallées d’obsidienne,

Jumellement ceintes,

Muettes de tiédeur, anesthésiées

Je promène

Mes mains sur ta blanche pellicule

Transparent ma trace

Résiduelle, attrayant à dessein

Tes follicules comestibles.

Tes particules élémentaires

S’amoncellent, fondamentales

En mouvances

Tranquilles,

Hypnotiques,

Vagues létales de clepsydres :

De mes notes en tes tons

Je suis captive et m’aventure.

J’effleure, à fleur de beau

Ta peau comme un leurre

Et me rends en tes crocs

À ces rets de chair :

J’erre en toi et me terre entière

Sous l’écorce-suaire

Qui nous sème

Qui nous pousse

Et nous éclot en bouquet de proses.

Une petite dernière, parce que c’est aussi comme ça qu’on les aime, à l’abandon, dans un clair-obscur tentant…

Juste un PS : ce post est bien différent des autres et à bien des égards, beaucoup plus personnel. Je m’attends à l’incompréhension, et je la salue. Mais comme ça vous pouvez constater que même à mes heures poétiques, je n’ai qu’une seule obsession !

D-libérations | 22.05.2011 - 10 h 45 | 15 COMMENTAIRES
Un samedi soir sur la Terre… ça aurait pu être ça !

Pour une chanson romantique, une image romantique…

Il me semble avoir déjà fait  remarquer que mes goûts musicaux sont d’une autre époque. Hier donc, j’étais dans ma voiture, et j’écoutais à fond un vieil album de Francis Cabrel, en laissant mon esprit vagabonder au gré du vent (le vent, c’est parce qu’il fait déjà très chaud, et que je n’ai pas la clim). Quand la chanson « Un samedi soir sur la Terre » (http://www.dailymotion.com/video/x2cnrn_samedi-soir-sur-la-terre_music) s’est fait entendre, grisée par la vitesse et la nostalgie de ces paroles si simples, mais si efficaces, je l’ai presque machinalement transposée en version lesbienne.

Comme ça m’a fait rire, je vais partager ça avec vous.

Commençons par changer l’image.

Voilà, là c’est mieux.

Un samedi soir sur la Terre

Il arrive, elle le voit, elle le veut, et ses yeux font le reste

Elle* arrive, elle** la* voit, elle** la* veut, et ses** yeux font le reste

Bon, là déjà, c’est compliqué. Trop de « elle », trop de « la », on confond tout, c’est le bordel. Alors on met des notes de bas de page, mais à l’oral, c’est sûr, ça va moins bien passer !

(*) se rapportant à la première fille, celle qui arrive

(**) se rapportant à la seconde, celle qui était déjà là (où ?  On ne sait pas et on s’en fout)

Elle s’arrange pour mettre du feu dans chacun de ses gestes

Elle** s’arrange pour mettre du feu dans chacun de ses gestes

Jusque-là, tout va à peu près bien… à supposer qu’elle ait un zippo et pas des allumettes, parce que si elle** est obligée d’en gratter une à chaque fois qu’elle bouge, on n’est pas sorties de l’auberge !

Après c’est une histoire classique, quelle que soit la fumée, quelle que soit la musique

Après c’est une histoire classique, quelle que soit la fumée, quelle que soit la musique

Classique ?! On aimerait qu’elle le soit ! Deux filles et un incendie !

Quant à la musique, je dis VETO ! Pas du n’importe quoi quand même. Faudrait pas les traumatiser avec du Sexy Sushi par exemple…

Elle relève ses cheveux, elle espère qu’il devine, dans ses yeux de figurine

Elle** relève ses cheveux, elle** espère qu’elle* devine, dans ses** yeux de figurine

Et là, c’est encore le bordel. Et puis c’est quoi cette histoire de « figurine » ?

Des fois, les pieds et les rimes, ça vous pousse à faire des choix pas très heureux… m’enfin, c’est toujours moins pire que « protéine », « mandarine » ou cocaïne » !

Il s’installe, il regarde partout, il prépare ses phrases

Elle* s’installe, elle* regarde partout, elle* prépare ses phrases

Oui, parce qu’il y a des lesbiennes qui préparent leur drague. Des fois, c’est subtil… des fois non. (Private joke : « Hein, mon p’tit ?! »)

Comme elle s’est avancée un peu, d’un coup leurs regards se croisent

Comme elle** s’est avancée un peu, d’un coup leurs regards se croisent

Bon, là, j’avoue, j’ai mis « elle** », mais ça peut aussi bien être « elle* ». C’est le choix de l’auteur, c’est comme ça. Ce qui compte surtout, c’est qu’ENFIN leurs regards se croisent, et là… Aïe Aïe Aïe !!!

Après c’est une histoire normale, le verre qu’elle accepte et les sourires qu’il étale

Après c’est une histoire normale, le verre qu’elle* accepte et les sourires qu’elle** étale

Hummm… « normale »… j’en connais un paquet qui ne serait pas de cet avis… Et puis on dirait que ce sont des filles faciles. A peine tu proposes un verre et pouf ! Emballé c’est pesé ?! Alors c’est vraiment aussi simple ? (Faut que je sorte, moi…)

En s’approchant un peu, il voit les ombres fines, dans ses yeux de figurine

En s’approchant un peu, elle** voit les ombres fines, dans ses yeux de figurine

Ca c’est une technique de drague classique, genre : »je suis myope, j’avais plus de lentilles, mais j’ai fait ma coquette, je suis venue sans mes lunettes, alors laisse-moi me rapprocher de toi pour que je puisse admirer un peu les ombres fines de tes yeux ». Mouais. mais bon, tant que ça marche…

Pas la peine que je précise d’où ils viennent et ce qu’ils se disent. C’est une histoire d’enfant, une histoire ordinaire. On est tout simplement, un samedi soir sur la Terre.

Pas la peine que je précise d’où elles viennent et ce qu’elles se disent. C’est une histoire d’enfant, une histoire ordinaire. On est tout simplement, un samedi soir sur la Terre.

Oui, alors, bon. « Une histoire d’enfant » faut quand même pas pousser. Ca peut très vite devenir interdit aux moins de 16 ans cette histoire !

Ils se parlent, ils se frôlent, ils savent bien qu’il va falloir qu’ils sortent

Elles se parlent, elles se frôlent, elles savent bien qu’il va falloir qu’elles sortent

Ah, ben voilà ! Qu’est-ce que je disais : INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS ! Insortables ces lesbiennes…

Ils sont obligés de se toucher tellement la musique est forte

Elles sont obligées de se toucher tellement la musique est forte

« Obligées »… ben voyons !

Après c’est juste une aventure qui commence sur le siège arrière d’une voiture

Après c’est juste une aventure qui commence sur le siège arrière d’une voiture

Et voilà ! Ca, c’est fait… (Tiens, ça me rappelle un parking…)

Pas la peine que je précise d’où ils viennent et ce qu’ils se disent. C’est une histoire d’enfant, une histoire ordinaire. On est tout simplement, un samedi soir sur la Terre.

Pas la peine que je précise d’où elles viennent et ce qu’elles se disent. C’est une histoire d’enfant, une histoire ordinaire. On est tout simplement, un samedi soir sur la Terre.

C’est pas la peine de le répéter deux fois ! Toujours pas pour les enfants, et encore moins maintenant ! Bonjour l’exemple !

Pas la peine d’être plus précis, cette histoire est déjà finie. On en ferait autant si c’était à refaire : on est tout simplement, un samedi soir sur la Terre.

Pas la peine d’être plus précis, cette histoire est déjà finie. On en ferait autant si c’était à refaire : on est tout simplement, un samedi soir sur la Terre.

« Finie » ? Quoi, comme ça ? Un petit tour sur le siège arrière de la voiture et on ne se rappelle même pas ? Enfin, les filles, c’est pas très sérieux tout ça ! Et le refaire en plus ?! Tout ça parce qu’on a une réputation à tenir… c’est nul. Allez, un effort : prenons le temps de nous connaître, parce que franchement, dans un lit, c’est plus confortable !

Fin alternative

 






éducation libéro-sexuelle | histoire érotique lesbienne | Homosexualité et éducation | Nouvelle érotique lesbienne | texte récit | 18.05.2011 - 05 h 03 | 15 COMMENTAIRES
Délires à lire : une nouvelle érotique à (forte) tendance lesbienne (3e et dernière partie… la partie à TRES forte tendance lesbienne)

La fin c’est bien

Délires à lire

Nouvelle érotique

 

Voici enfin le troisième et dernier volet de cette nouvelle, qui laisse plus ou moins mamie Thérèse de côté pour en revenir à nos deux jeunes lesbiennes fraîchement rencontrées. Charlie reprend donc la narration :

 

 

 

Je n’arrive pas à me concentrer sur mon travail. Impossible de détacher les yeux de la porte d’entrée. Je suis tellement excitée que j’ai peur de rester collée à ma chaise. Si elle ne vient pas aujourd’hui, je ne sais pas si j’y survivrai ! Il est près de 14h et je n’ai même pas pris la peine d’aller manger de peur de la rater. Pour passer le temps, je me fais tout un tas de scénarii dans ma tête, tous plus chauds les uns que les autres, et chacun d’eux inclut Yaëlle et un régiment de livres. Malheureusement pour moi, j’ai une imagination débordante pour certaines choses. Si seulement je pouvais être aussi fertile pour ma thèse…

Une jupe longue apparaît. Un corps gracile, un visage radieux, un regard à couper le souffle… Elle est là. Elle investit toute la bibliothèque de son éclat et je me fais l’impression d’un point noir. Pour un peu je me cacherais ! Mais elle m’a vue. Elle s’approche.

–         Viens ! me dit-elle en arrivant à ma hauteur.

Elle prend ma main et m’entraîne vers le fond de la bibliothèque. Devant une porte où il est écrit « Personnel uniquement », elle m’attrape par la taille et m’embrasse à pleine bouche puis me dit :

–         J’ai rêvé de ça toute la nuit !

Et moi donc ! Et toute la matinée aussi…

D’un geste sûr, elle ouvre la porte tout en déboutonnant mon jean. Elle m’attire à l’intérieur d’une petite pièce obscure où les livres s’entassent dans le plus grand désordre. Le décor parfait !

–         Tu es sûre que ça ne craint rien ?

–         On ne le saura qu’en essayant, me dit-elle, mutine.

Déjà sa bouche court le long de mon cou, pendant qu’elle écarte le col de ma chemise pour atteindre mon épaule. Ses mains s’appliquent à défaire mes boutons et sa jambe vient appuyer sur ma braguette. Suis-je dans un de mes fantasmes ? Vais-je me réveiller d’un moment à l’autre, nez-à-nez avec mon ordinateur, un filet de salive aux commissures des lèvres trahissant mon égarement onirique ? Non, je respire ses cheveux, je l’entends gémir, je goûte sa peau, je sens partout ses mains, ses lèvres, je tremble sous la pression de son corps, je me perds dans ses yeux pétillants de désir. Son impatience est telle que sans même prendre la peine d’en finir avec mes boutons de chemise, dont le dernier semble être récalcitrant, elle glisse sa main entre mon jean et ma culotte pour venir poser ses doigts sur mon interrupteur à plaisir… Elle m’allume. Je prends feu.

–         Humm, tu es déjà si mouillée…

–         Ah, tu l’as remarqué ?

Les petits cercles qu’elle commence à décrire par-dessus ma culotte n’aident en rien à stopper l’inondation qui menace de me trahir à travers mon jean. Bientôt, je n’arrive plus à réfléchir ni à articuler, et le simple fait de devoir me concentrer pour ne pas crier m’apparaît comme la pire épreuve, digne des douze travaux d’Hercule ! J’entends vaguement son souffle à mon oreille, court, saccadé, presqu’autant que le mien. Pendant une seconde, ses doigts se détachent de leur objectif pour mieux le retrouver sans son ultime barrière de coton. A leur contact direct, j’ai l’impression que mon clitoris est sur le point d’exploser, et pour ne rien arranger, une autre main vient se poser sur mon sein, emprisonnant mon téton. Mon corps entier lui est ainsi livré sans la moindre résistance. Et c’est avec un plaisir certain que je la sens elle aussi s’abandonner quelque peu : de son sexe, elle vient frotter ma cuisse et chaque mouvement la pousse un peu plus contre moi. Quand je discerne l’horizon imminent de ma jouissance, deux de ses doigts s’égarent jusqu’à l’entrée de mon sexe et me pénètrent brutalement. Je n’ai pas le temps d’être surprise. Je jouis sous la répétition de ses assauts et me contracte en la maintenant fortement contre moi. Les vagues de plaisir qui déferlent dans mon bas-ventre semblent ne plus vouloir s’arrêter, et elle pousse le vice jusqu’à encourager la persistance de cet orgasme en continuant le déchaînement diabolique de ses doigts. Dans ma poitrine, c’est la révolution ! Dans ma culotte, c’est un cataclysme ! Dans ma tête, une rébellion ! Pour arrêter tout ça, je n’ai pas d’autre moyen que de m’arracher à son étreinte et inverser les rôles.

Presque sans précaution, je la renverse sur le bureau envahi de livres et de papiers et plaque ma bouche contre la sienne. Sa main, encore humide de mon plaisir, vient saisir ma tête par les cheveux pendant que j’écarte ses cuisses sous mon bassin. Malgré le bourdonnement qui s’y fait encore sentir, je colle mon sexe contre le sien, à travers sa jupe, à travers mon jean défait. Elle gémit un peu trop fort, et s’en mord la lèvre. Je me frotte plus fort, et la morsure du tissu sur mes chairs encore sensibles me fait vibrer dans un écho d’orgasme qui refuse de s’éteindre. J’en ai presque mal, mais c’est trop bon. De la langue, je redessine les courbes de son oreille, de son cou, pendant que nos bassins s’agitent. Elle gémit encore. Sa peau est salée, épicée, enivrante. Je veux la goûter, la manger, la dévorer. En soulevant son haut d’un geste sec, elle m’offre ses seins, libres et fiers, ronds et fermes… et je ne résiste pas à ses tétons jusqu’alors seulement devinés. Ils sont bien plus foncés que les miens, plus larges également, et leur relief me fascine. Ma langue les découvre, les recouvre, et mes lèvres les enserrent précieusement.

D’une main inquisitrice, je soulève lentement le tissu léger qui me cache ses jambes. Je le retrousse jusqu’à la taille et le bloque contre mon ventre alors que ma main repart pour une autre mission tout aussi délicate. Elle m’aide, d’un mouvement de hanches, à faire glisser sa culotte à ses pieds. Ma bouche quitte alors sa poitrine pour s’engager entre ses cuisses. Je m’immobilise à quelques millimètres à peine, et c’est elle qui vient de son sexe rencontrer mes lèvres, dans une violente tension de tout son corps. Je savoure cette seconde exquise où plus rien ne compte que ce contact fluide, cette fusion charnelle où l’inconnu se révèle dans le brasier de l’intimité. Ma langue devine ses envies, ses besoins à chacun de ses sursauts, et elle y répond de bonne grâce. Son clitoris enfle sensiblement, et à chaque coup de langue, la pression de ses mains sur ma tête augmente.

–         Oui… Oui… Oui !

Son corps semble bouger sans le moindre contrôle, ses jambes se referment sur moi dans un réflexe galvanisant. Ma détermination se renforce et mes mains viennent chercher la rondeur de ses fesses. Mes lèvres l’emprisonnent résolument et comme mes doigts, tels les griffes d’un chat satisfait, impriment leur marque dans le velouté de sa croupe, ma bouche l’aspire et se délecte de sa vulve jusqu’à ce que…

–         Oh oui ! Oui ! Oui ! Ouiiiiiiiiiii !!!!!

Oh mon Dieu ! Elle jouit sans aucune retenue, et sa voix en cet instant fait naître en moi une furieuse contradiction : je suis partagée entre la peur d’être découverte, et une excitation encore plus grande. Je suis loin d’être rassasiée.

Le souffle encore entrecoupé de gémissements, elle se redresse et porte mon visage à ses lèvres. Son baiser est sans réserve. Je prends un peu de recul pour apprécier ses traits. Un franc sourire illumine sa figure, et je ne peux m’empêcher de rire moi-même.

–         C’était… bon ?

–         Très bon.

–         Est-ce que tu veux… encore … ?

–         Encore et toujours !!!

Je n’ai pas le temps de me réjouir de sa réponse. Des pas résonnent dans le couloir juste devant la porte. Nous avons à peine le temps de nous précipiter sous le bureau que la porte s’ouvre.

–         Il y a quelqu’un ?

Difficile de garder le silence dans ces circonstances, rester immobile l’est encore plus quand on serre contre soi l’objet de ses désirs. Yaëlle est assise sur moi et a posé sa main sur ma bouche. Les pas se rapprochent de nous et la même question se fait entendre une seconde fois. Mon cœur bat tellement fort que je suis presque persuadée que c’est son bruit sourd qui va nous trahir. Yaëlle aussi s’emballe, mais plus dangereusement que moi. Dans le silence de cette atmosphère oppressante, elle vient poser sa main sur mon entrejambe. Je la regarde, incrédule, et son sérieux me précipite dans un abysse insondable. Bien malgré moi, mon sexe bouillonne et la pression de ses doigts manque de me faire gémir.

Comme par égard pour ma pauvre pompe sanguine sur le point de défaillir, le consciencieux bibliothécaire à l’affut se décide enfin à faire marche arrière. Il n’a pas encore refermé la porte quand la main de ma tortionnaire rentre en contact direct avec … ce volcan érogène qui culmine dans mon pantalon. Je me mords l’intérieur des joues jusqu’au sang pour m’empêcher de crier. Mes yeux lui envoient des foudres de fureur et d’avidité à la fois. Quand nous nous retrouvons enfin seules, j’explose en sifflant :

–         Non mais ça va pas ?!

–         Ne me dis pas que ça ne t’excite pas.

Effectivement, je ne peux pas le dire.

–         Moi aussi je veux te lécher, me dit-elle pour m’achever.

A la seule idée de sa bouche sur moi, je suis à deux doigts de l’orgasme (sans mauvais jeu de mots). Sans nous soucier du moindre confort, nous nous allongeons à même le sol et ses mains tirent frénétiquement sur mon jean. Elle ne prend pas la peine de dégager plus de surface que le strict nécessaire et se jette avec voracité sur mes lèvres que ses doigts entrouvrent. Fier et gonflé, mon clitoris l’accueille héroïquement. Malheureusement, je me sens bien moins glorieuse que lui, et je sais qu’à ce rythme-là, il ne me faudra pas deux minutes pour…

–    Oh mon Dieu ! Attends, je… je.

Mais elle n’attend pas. Et je jouis dans sa bouche, sa langue continuant imperturbablement ses circonvolutions machiavéliques. Le cri que je retiens se mêle à ma salive et le goût du sang dans ma bouche me secoue. Je reprends mes esprits presqu’instantanément, bien décidée à prendre ma revanche.

Sans ménagement, je me retourne et la maintiens face contre terre, caressant de mes dents la naissance de son cou au sommet de son épaule. Comme si elle s’était habituée à ce geste grisant, ma main remonte une nouvelle fois sa jupe pour dégager le charmant rebond de ses fesses. Emue mais résolue, elle caresse tendrement ces chairs fermes et frétillantes avant de s’engouffrer dans cette zone détrempée qui l’attire. Mes doigts s’attardent quelques secondes à l’entrée de son sexe, mais son impatience m’implore :

–         Viens ! Vite…

Ses désirs sont des ordres. Je rentre en elle comme on trouve une oasis : assoiffée. Ses gémissements me font tourner la tête, mais mes doigts, eux, ne perdent pas le nord. Ils s’affairent lascivement dans ce cocon chaud et humide. Quand j’accélère, elle se tait et se tend de plus en plus sous mon corps. Quand enfin mes doigts ne deviennent plus qu’une intense vibration, elle reprend (un peu plus en sourdine cependant) son incantation approbative :

–         Oui… Oui… OUI !!!

–         Chut… fis-je dans un sourire.

–         Humm…

 

Quand nous sortons de la salle, nous envisageons d’un commun accord de reprendre cette conversation dans un lieu plus… approprié. Je lui explique que je dois attendre une amie et nous décidons d’un rendez-vous pour le soir même. Belle perspective. Puis je dois me contenter de la regarder s’en aller. Quand elle arrive à la porte, elle croise Thérèse, avec qui elle échange quelques mots, le sourire aux lèvres.

 

 

 

–         Bonjour jeune fille !

–         Bonjour madame, me répond-elle poliment.

–         Oh ne m’appelez pas « madame » ! Je m’appelle Thérèse.

–         Bonjour Thérèse, moi c’est Yaëlle, me dit-elle gentiment, mais visiblement perplexe.

–         Enchantée Yaëlle. Vous êtes bien mignonne mon petit, vous devez en faire tourner des têtes !

–         Oh merci mad… Thérèse.

–         Vous êtes venue pour Charlie ?

–         Mais comment ?!… Ok… disons que… je suis « revenue » pour Charlie.

–         Et … est-ce que vos intentions sont honorables ?

–         J’avoue que je ne sais pas encore quelles sont mes intentions Thérèse…

Ah, l’insouciance de la jeunesse !!!

–         Mais je crois qu’elle en vaut la peine ! se rattrape-t-elle.

–         Pour sûr !

–         Et si elle veut bien nous donner une chance…

–         Parfait. Ne lui abîmez pas les ailes mon petit, ne lui abîmez pas les ailes.

–         Je ferai de mon mieux mada… Thérèse, me dit-elle dans un sourire tendre et radieux.

Je ne sais pas ce que ça peut valoir au lit, mais décidément, elle a bon goût ma Charlie. Et comme je m’apprête à la quitter elle me lance :

–         Elle a bien de la chance, Charlie de vous avoir pour amie…

Et elle s’en va dans un clin d’œil et les volutes de sa jupe longue.

 

A sa place habituelle, je vois que ma jeune amie nous a observées. J’en souris à l’avance. Je suis, comme tous les jours, impatiente de la retrouver, mais aujourd’hui peut-être plus encore. Non que je compte lui raconter en détail mes parties de jambes en l’air avec Albert, mais… les grandes lignes peut-être, parce que cette fois, j’ai quand même tiré le gros lot (si je puis me permettre…) ! En m’approchant d’elle, je devine aux rougeurs sur son visage et à ses cheveux encore plus ébouriffés que d’habitude qu’elle aussi doit avoir quelque chose à me mettre sous la dent…

–   Au diable les bouquins et ta fichue thèse aujourd’hui, viens donc prendre un coca à la maison !

–   Mes respects à votre sagesse, Thérèse !

Et nous voilà parties, bras dessus bras dessous de l’autre côté de la rue, pour éviter à tous ces rats de bibliothèque de se consumer d’exaspération à l’écoute de nos nuisances de commères, sans comprendre que rien de ce qui se trouve dans ces livres, aussi bons soient-ils, ne pourra remplacer l’expérience et le partage de la vie dans toute sa démesure.

 

 

Fin

éducation libéro-sexuelle | Histoire érotique entre vieux | Homosexualité et éducation | Nouvelle érotique lesbienne | texte récit | 17.05.2011 - 17 h 17 | 17 COMMENTAIRES
Délires à lire, Partie 2 (facultative pour les anti-hétéros)

Au milieu, c’est bien aussi…

Délires à lire

Nouvelle érotique

 

Suite de la première partie publiée hier ( http://bulle.yagg.com/2011/05/16/delires-a-lire-nouvelle-erotique-a-forte-tendance-lesbienne/ ), la parole est désormais à Thérèse. Âmes sensibles, s’abstenir !

 

 

 

Rolala… elle va me tuer cette petite ! Peut-être qu’elle croit que ça ne me fait plus rien à mon âge, ses péripéties sexuelles, mais moi ça me retourne comme un flan ! Le problème aujourd’hui, c’est que le caramel, il ne dégouline plus beaucoup. Faut dire que ceux qui veulent me planter la cuillère ne sont pas aussi nombreux ni vigoureux qu’autrefois… Bébert est un gourmand, ça se voit, mais il a de la barbe, et moi, la barbe, je n’aime pas. Ca me pique. S’il se rase, là je ne dis pas…

Regardez-moi cette petite, ça n’a pas un quart de siècle que ça croit tout savoir de la vie. Et que ça a des problèmes existentiels. Et que ça vit des drames sentimentaux. Et que ça n’a absolument pas conscience de la chance que ça a d’avoir un corps qui ne ressemble pas encore à la base d’une chandelle ratatinée qu’on a ruinée en prières inutiles. Elle est belle comme un cœur, même si elle se donne un peu des airs de jeune premier, avec ses cheveux courts et tout plein de gel pour les faire tenir dans tous les sens ( moi je croyais que le gel, c’était pour effacer les épis…). Avec ses jeans et ses chemises blanches ou noires, elle a des allures de professeur, strict, sexy, avec un charme fou, sauf qu’elle est étudiante et qu’elle n’a absolument pas conscience de son pouvoir de séduction. Peut-être que si j’avais eu cinquante ans de moins, je me serais laissée séduire par ces grands yeux dorés… mais je suis vieille et je n’ai jamais aimé que des hommes. Certains qui ne méritaient peut-être même pas l’appellation d’homme, mais bon. Je leur pardonne.

Charlie est un peu ma deuxième jeunesse. Celle que je n’ai pas pu vivre, celle qu’elle veut bien partager avec moi. Elle ne l’avouera même pas sous la torture, mais ce n’est sûrement pas de son âge de passer ses après-midi avec une vieille comme moi. A cet instant par exemple, je sais qu’elle préfèrerait faire des galipettes avec la petite bronzée de tout à l’heure. Comment lui en vouloir ?! Au lieu de cela…

–          Tu reveux du thé ?

–          Je veux bien, mais j’arrête les spéculos. J’ai pris deux kilos depuis que je viens chez vous Thérèse !

–          Mais qu’est-ce que tu me chantes cocotte ? Si on te suspend à l’horizontale, on dirait un fil à linge !!!

Ils me désespèrent ces jeunes. Pas étonnant qu’ils ne sachent plus vivre puisqu’ils ne savent plus manger !

–          Vous croyez qu’elle va revenir, Thérèse ?

–          Ben c’est ce qu’elle t’a fait comprendre, non ?

–          Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ?

–          Qu’est-ce qui t’arrive, mon petit ? Ce n’est quand même pas la première fois que tu te fais draguer quand même ! Rappelle-toi la russe, tu ne lui avais même pas laissé le temps d’apprendre à dire « bonjour » et « au revoir » que déjà elle pensait maîtriser toutes les nuances de ta langue de française !

–          Oui, bon… et vous Thérèse ?

–          Quoi moi ?

–          Vous en êtes où avec le voisin ?

–          Albert ?

–          Vous avez beaucoup de voisins qui vous courent derrière ?

–          Inutile de me le rappeler, jeune fille !

–          Désolée, Thérèse. Alors ?

–          Ben alors, il veut me montrer sa quéquette, mais je ne sais pas si c’et une bonne idée. Parce que  tu comprends, à mon âge, un choc ça peut m’être fatal, et je ne sais pas comment il est conservé le Bébert.

–          Il a l’air en forme. Je le vois souvent sur son vélo. C’est bien qu’il continue le sport à son âge. Et puis il est raide dingue de vous, ça se voit.

–          Dingue peut-être, mais raide ça m’étonnerait…

–          Boah, Thérèse, vous faites la difficile…

–          Dis, tu accepterais n’importe qui toi, sous prétexte que t’as plus l’âge d’avoir le choix ?

–          Pourquoi, il ne vous plait pas du tout ? C’est qui votre fantasme ?

–          Si je te le dis, tu vas te payer ma tête…

–          Non, allez, dites ! implore-t-elle de ses petits yeux curieux.

–          Julien Leperse.

–          Non !!!

–          Si. Et arrête de hennir comme un cheval ! Ma sœur, elle est amoureuse de Derrick.

–          Au secours…

Ca fait du bien de la voir rire comme ça. C’est qu’elle n’a pas eu la vie facile cette petite. Mais je ne l’ai jamais entendue se plaindre de quoi que ce soit.

Quand je referme la porte derrière elle, tout redevient triste. Même faire la vaisselle me donne envie de pleurer. Qui aurait cru que je deviendrais dépendante de la compagnie et de la bonne humeur d’une jeune étudiante, idéaliste et lesbienne de surcroit ? Ah les temps changent… et moi aussi. Pourtant, ça n’est pas parce que ma vie aujourd’hui n’est pas aussi trépidante que la sienne que j’y renonce !

D’ailleurs en parlant de ça, je me demande si Albert a compris l’allusion à sa barbe… L’autre jour, je lui ai demandé s’il la supportait bien, en disant que moi je ne pourrais pas en porter parce que j’y suis allergique. Il n’a même pas eu l’air de tiquer. Il faut dire qu’il n’est pas très perspicace le Bébert. Mais au point où j’en suis, tant pis. S’il n’a pas percuté, je vais carrément lui dire que s’il la rase, je lui offre une pipe. Peut-être que le chantage, ça marcherait… Quoi que… Il serait capable de me répondre qu’il ne fume pas !

Tiens, ça devrait être lui justement qui frappe à la porte, c’est l’heure de son retour du PMU. Oui, c’est bien lui, sa veste à carreaux, son journal, et son feutre sur la tête. Je sais que quand j’ouvrirai la porte, il l’ôtera dans une petite révérence.

–          Bonjour Al…

Mon Dieu ! Il a coupé sa barbe ! Disparue ! Pfffuit ! Envolée la barbe !!! Et là, qui est-ce qui va faire des galipettes ?!!!

–          Bonjour Thérèse, dit-il en portant la main à son chapeau.

–          Bonjour Albert ! Vous êtes magnifique ! Vous avez rajeuni de 10 ans !

–          Cela suffirait-il pour mériter le privilège de pouvoir vous faire la cour ?

–          Entrez Albert, nous avons passé l’âge des ronds de jambes et des courtoisies.

–          Bah, ne dites pas ça. J’aime vous courtiser.

–          Et vous comptez faire ça longtemps ou vous envisagez de passer à l’acte à un certain moment ? dis-je en fermant la porte.

–          Je vous demande pardon ?

–          Oh, allez Albert, ne le prenez pas mal, mais parlons franchement, dans l’honnêteté du grand âge qui est le notre. Est-ce que je vous intéresse Albert ?

–          Mais… bien sûr ! Enfin, je veux dire…. bredouille-t-il.

–          Bien, parce que vous m’intéressez aussi Albert.

–          Ah, bien bien. Et donc ?

–          Donc… vous souvenez-vous comment… on donne un baiser ?

Ciel ! J’ai l’impression de devoir faire tout le boulot à sa place. Il est tout hésitant mon Albert. Il me sourit, maladroitement. Je fais un pas vers lui. Il ne recule pas. Je l’attends.

–          Oh Thérèse ! me lance-t-il avant de se jeter passionnément dans mes bras.

 

Humm… Il est doué le Bébert. Ca n’est pas désagréable. Pour la bagatelle, je ne dis pas, mais au moins, il embrasse bien. Tendre mais pas aussi mou que je l’aurais cru. Il s’est brossé le dentier juste avant de venir on dirait. Et puis il a des mains douces. Il les a posées sur mes joues. J’aime ses mains. N’empêche qu’il va bien falloir que je respire quand même !

–          Et bien Albert ! Que de talents cachés…

–          Oh Thérèse…

Le voilà qui revient à la charge. Cette fois, sa passion nous entraîne contre la table de ma salle à manger. Aïe.

–          Albert… je … pas ici ! Je n’ai plus l’âge pour cela, et vous non plus !

–          Oh pardon Thérèse…

–          Venez par ici.

Et dire que je vais ouvrir ma chambre à un homme… Ca fait tellement longtemps ! En tous cas, mon corps lui se rappelle comment on fait ! Je suis aussi excitée qu’une adolescente !!! Qui a dit que la libido s’éteignait avec le temps ? Pour détromper les mauvaises langues, il suffirait de venir faire un tour dans ma culotte !

–          Thérèse ?

–          Oui ?

–          Vous… êtes surprenante.

–          Merci Albert. Je dois dire que vous m’étonnez aussi, dis-je en observant d’un œil bienveillant la bosse naissante à son entrejambe.

–          Est-ce que je peux… vous déshabiller ?

–          Avec plaisir, mais laissez-moi donc éteindre la lumière.

C’est que je ne voudrais pas qu’il parte en courant le bougre, en voyant que sans mon soutien-gorge, je peux me faire une écharpe de mes seins. Et puis allez savoir à quoi ça ressemble une baïonnette de septuagénaire ?! En tous cas, il est touchant le Albert : il me rend folle avec ses mains, et sitôt la lumière évanouie, il passe à la vitesse supérieure en faisant voler mon chemisier à travers la chambre.

–          Oh Thérèse… me souffle-t-il en pétrissant mes seins à travers leur prison de métal et de dentelle (c’est que je soigne mes dessous, juste au cas où…).

–          Albert, je n’arrive pas à défaire votre ceinture !

–          Voilà Thérèse, voilà, me dit-il alors que son pantalon tombe sur ses chevilles.

Ceci étant fait, il se concentre sur ma jupe, puis sur ma gaine pendant que je m’applique à défaire les boutons de sa chemise. Au fur et à mesure de notre déshabillage commun, fort agréable par ailleurs, nous nous rapprochons du lit. Quand ma cuisse vient heurter le matelas, Albert me renverse délicatement sur les draps et vient s’allonger sur moi.

–          Oh Thérèse ! Vous êtes si douce !!!

Ses mains, pleines d’arthrose certes, mais si habiles, me caressent amoureusement de ma gorge à mes hanches et je m’étonne que les miennes parcourent son dos avec autant de plaisir. Il est doux. Etrangement doux. Comme si les ans avaient érodé sa peau comme l’eau polit la pierre. Mais j’avoue que ce qui me surprend le plus, c’est la « chose » qui se durcit de plus en plus contre ma jambe droite. Honorable Albert, très honorable ! Dans un sursaut d’audace, je me permets d’effleurer ses fesses, puis de les pincer. J’ai toujours trouvé que c’était la partie la plus agréable de sa personne, et ce malgré ses pantalons de velours mal coupés. Il a de très beaux restes, ses muscles se contractent et son corps vient se presser plus fort contre le mien.

–          Oh Thérèse !

–          Humm… gémis-je comme il glisse sa main entre mes jambes.

Dans l’expectative, je guette l’avancée de ses doigts, qui s’aventurent d’abord le long de mes cuisses, puis à l’intérieur de celles-ci. Il prend son temps, mais je vais perdre patience…

–          Albert, je vous en prie…

–          Oui Thérèse.

Mon chevalier servant s’exécute en posant enfin ses doigts là où il faut. J’ai l’impression de pouvoir subitement grimper aux rideaux (ce que je me retiens de faire parce que ça m’a pris du temps d’en faire les ourlets, et je m’en voudrais de les abîmer !). Albert s’agite contre ma jambe, probablement autant que sa sciatique le permet, pendant que sa main excite mon… (Hey ! J’ai beau ne pas avoir la langue dans ma poche, je ne m’abaisserai pas à vous parler de mon…). Néanmoins, cela suffit à faire tomber mes dernières réserves. Je n’y tiens plus. Sans prendre la peine de lui ôter complètement son slip kangourou, j’y enfonce ma main pour me saisir de son… waouh ! Son gourdin !!! Décidément, je crois que je ne suis pas au bout de mes surprises…

–          Oh Thérèse ! Vous me…

–          Vous aussi Albert, vous aussi !

–          Puis-je …

–          Vous pouvez !

Afin de couper court à ses hésitations, ma main lui indique le chemin. Je suis aussi tendue que pour ma première fois ! Fort heureusement, lui aussi est tendu…

–          Attendez Thérèse… je n’ai pas de… protection…

–          M’enfin Albert ! Ca fait bien longtemps que je n’ai plus rien à protéger… et je suis même prête à mourir d’une maladie vénérienne s’il le faut ! De toute façon, je pense que je vais faire une crise cardiaque si vous ne vous décidez pas à…

–          Certes, certes…

Oh mon Dieu ! C’est… C’est… Humm… C’est… Oh Seigneur ! Waouh !! Vive la France !!! Et vive la ménopause !!!

 

LA SUITE ICI. Et naturellement, le meilleur pour la fin !

éducation libéro-sexuelle | histoire érotique lesbienne | Homosexualité et éducation | Nouvelle érotique lesbienne | texte récit | 16.05.2011 - 22 h 04 | 14 COMMENTAIRES
Délires à lire : nouvelle érotique à (forte) tendance lesbienne

Là où tout commence et tout finit…

Avant-propos : Je tiens à souligner ici que cette nouvelle fut écrite avec une contrainte stricte, incontournable, et insolite. Elle devait contenir au moins une scène érotique homo et une scène érotique hétéro. Ne vous indignez pas : le jury était à l’époque constitué de deux hétérosexuelles (dont l’une a d’ailleurs depuis lors,  rejoint la communauté !) et il nous fallait les amadouer un minimum. J’en appelle à votre ouverture d’esprit et à votre clémence.

Je dois aussi vous prévenir que, pour des raisons de longueur, la lecture se fera en trois parties plus ou moins proportionnelles. Je vous souhaite une bonne lecture et attends vos impressions.

 

Délires à lire

(Nouvelle érotique)


 


 

Il est 14h45, c’est l’heure de Thérèse. Je sais que d’un instant à l’autre, elle s’apprête à franchir les portes de la bibliothèque avec son chignon poivre et sel et son cabas à rayures. Et je l’attends vraiment avec impatience. Les Feux de l’Amour se terminent et comme tous les jours elle va se réveiller de sa sieste télévisuelle, arranger ses cheveux, troquer ses chaussons contre une paire de chaussures orthopédiques, remettre ses dents à leur place et traverser la rue qui la sépare de ce grand bâtiment pour me rejoindre. Malgré ses 72 ans, n’ayons pas peur de le dire : j’aime Thérèse. Elle est terrible ! Si j’avais eu une grand-mère, elle lui aurait probablement ressemblé.

Nous nous sommes rencontrées il y a un peu plus d’un an. Je commençais à peine mes recherches sans avoir encore complètement déterminé quel serait le sujet de ma thèse. J’avais décidé de venir travailler à la bibliothèque pour m’imposer un maximum de sérieux, et surtout pour échapper aux psychodrames quotidiens que subissaient mes colocataires. Je vivais, et vis toujours d’ailleurs, avec Pascale et Stéphanie, des amies de longue date, désespérément hétérosexuelles et qui ont pour fâcheuse habitude de tomber sur des gars qui ne sont pas parfaits. Aussi, dès que l’une découvre que son Jules a des poils d’épaule, ou que l’autre démasque le sien en flagrant délit d’œillades sur la poitrine ou les jambes d’une inconnue, notre appartement fait concurrence au mur des lamentations. Et généralement, mes oreilles ne sont pas épargnées par ces échos de défauts toujours plus amplifiés de la gente masculine, qui pour ma part, ne me préoccupent en rien.

Thérèse a bouleversé ma vie auditive, et ce depuis le premier jour. J’étais en pleine contemplation de vol de mouche quand elle a débarqué juste à côté de moi. Elle s’est assise bruyamment, mais comme des têtes se retournaient dans l’indignation la plus féroce, elle apitoya tout le monde dans une grimace de douleur et un petit râle qui signifiait «  Ayez donc pitié de moi qui suis si vieille car le jour où vous serez à ma place… ». Mouais… mon œil ! A peine les presque incendiaires se replongeaient dans leur chaste lecture que la bouche de mamie Thérèse se fendait dans un des sourires les plus vicieux que je n’ai jamais vu de ma vie. Quand elle vit que je l’avais démasquée, elle me dit dans un clin d’œil :

–          Si à mon âge on ne peut pas se permettre d’être un vieux con…

–          Vous avez tout mon respect madame ! répondis-je en souriant.

 

Plus tard dans l’après-midi, alors que je regardais passer une très jolie jupe, fendue pratiquement jusqu’à la taille (et ce uniquement par amour pour la mode), ce fut elle qui surprit mon regard et je dus rougir (juste pour la forme)  car elle me dit :

–          Je ne pense pas que vous trouviez votre inspiration dans ce début de cellulite, jeune fille, ça vous dit une tasse de thé ?

–          Il n’y a que du café dans le distributeur de boissons.

–          J’habite de l’autre côté de la rue, fut sa réponse.

J’avais beau avoir la certitude qu’il était impossible qu’elle me drague, sa proposition me surprenait quand même. Pourtant, je l’acceptais, et je ne le regrettais pas. Je fis la connaissance du personnage le plus haut en couleurs qui soit.

Depuis, quatre fois par semaine, j’attends Thérèse à 12h45, juste pour le plaisir de l’avoir avec moi pendant deux heures de travail sans la moindre productivité, puis vers 17h, elle m’accueille dans la petite maison à la porte bleue, juste en face, et nous prenons le thé en échangeant les propos les moins conventionnels qui puissent exister.

 

Je guette le chignon de ma septuagénaire préférée quand je remarque une démarche… intéressante. Une peau mate, peut-être métissée, des formes ni trop généreuses, ni trop effacées, une souplesse et une assurance naturelle dans l’allure, un sac d’étudiant calé nonchalamment sur la hanche : toute de lin blanc vêtue, elle a l’air d’une apparition angélique, exotique mais angélique. Presque immédiatement, j’ai l’impression qu’en moi, une machine se met en route. Elle n’est pas maquillée mais a les cheveux longs ; elle semble à la fois sportive et féminine ; elle dégage quelque chose de contradictoirement attirant mais inaccessible, quasi-sauvage. Elle reste quelques secondes figée devant les portes d’entrée de la grande salle, comme hypnotisée par tous ces livres, puis elle secoue la tête, comme pour se réveiller et se dirige d’un pas ferme et décidé en direction du XIXe siècle français. Apparemment, elle sait ce qu’elle cherche, et quand elle le trouve, elle vient s’asseoir à quelques tables de là où je me trouve et déballe ses affaires.

Je pourrais prendre la peine de me cacher derrière l’écran de mon ordinateur pour continuer à l’observer discrètement, mais même pas. J’en ai même oublié d’ôter mon doigt de la touche « f ». Une voix dans mon dos me fait sursauter :

–          Rolala ! C’est du propre jeune fille !!! C’est quoi ce ffffffffffoutoir ?

–          Ah… Salut Thérèse !

–          Dis, t’as pas honte de mater comme ça ! Et ton travail, tu crois qu’il va se faire tout seul ? Voyons-voir à quoi elle ressemble celle-là, dit-elle en essayant de trouver le point de fuite de mon regard. Mouais, c’est mieux que la dernière. Mais c’est quoi ça comme espèce ?

–          Une espèce en voie de disparition Thérèse, une vraie bombe ! dis-je en effaçant les 3 pages de « ffffffffff » qui ont envahi mon document Word.

Je dégage mes affaires pour que Thérèse s’installe, mais elle n’a pas l’air pressée de s’asseoir. Sa tête fait des allers-retours entre l’objet tout récent de ma fascination et moi.

–          Oui, vous feriez un mignon petit couple.

–          Thérèse, enfin ! Calmez-vous, je ne la connais pas encore…

–          Depuis quand c’est un problème ça ? Tu veux que je t’arrange le coup ?

–          Non mais ça va pas la tête ?! Posez-vous par ici et arrêtez de la regarder comme ça, vous allez nous faire repérer ! Et je n’ai pas besoin de vous pour…

–          Oh, ça va mon petit. Moi j’dis ça… j’dis rien. N’empêche que… si je peux te rendre service…

Je ne sais pas trop comment réagir entre crise de fou rire ou protestations pudiques. J’essaie de détourner son attention en lui demandant ce qu’elle a décidé de lire aujourd’hui. Elle n’a pas l’air du tout convaincue par mon changement de sujet, mais elle se lance néanmoins dans le résumé de l’œuvre d’un roumain au nom imprononçable, qui aurait écrit sur les mœurs douteuses des curés de campagne du début du XXe  siècle. Je connais sa passion pour les récits les moins orthodoxes et c’est d’ailleurs ce qui m’a tout de suite plu chez Thérèse : son mépris total des convenances, et ce, malgré son âge. Et d’après ce qu’elle ma raconté (je veux bien la croire), il semblerait qu’elle n’ait pas attendu de gagner le statut respectable de sénior pour se permettre d’exposer librement son point de vue.

J’attends qu’elle se plonge dans sa lecture pour faire semblant de retourner à mon travail. Du coin de l’œil, je scrute la table qui a l’honneur et le privilège de recevoir une bien charmante apparition… sauf que celle-ci a disparu ! Ses affaires sont là cependant, alors j’ose supposer qu’elle se trouve quelque part dans les rayons. Je balaie la grande salle du regard sans la voir. Il faut que je la trouve. Il faut que je me lève. Pendant une seconde, je pense devoir me justifier auprès de ma voisine de bureau, mais je ne me donne même pas cette peine, d’autant que je la vois qui lève sur moi un  regard entendu. Je commence par les premières allées juste devant moi, puis je remonte jusqu’au fond de la salle, sentant s’amoindrir l’espoir à chaque détour, alors que mon excitation, elle, grandit chaque seconde un peu plus. J’ai l’impression de chasser. Mais quand enfin je tombe sur ma proie, c’est comme si le piège se refermait sur moi ! Elle est là. Elle me regarde. Je suis prise.

En flagrant délit de stupidité. Dans un pitoyable réflexe, je détourne mon regard sur les étagères poussiéreuses de ce rayon que personne ne semble avoir visité depuis plus d’un demi siècle. Je sens qu’elle m’observe, qu’elle se rapproche tout doucement, qu’elle va me parler.

–          Tu t’intéresses vraiment aux archives des périodiques économiques de 1927 ? me demande-t-elle amusée.

Sa voix est aussi chaude que le reste de sa personne, et sa proximité soudaine et inespérée attise violemment ce que la traque inter-rayonnages avait déjà réveillé dans mon bas-ventre. Le désir. Mon douloureux appétit pour ce concentré de sensualité, cette incarnation de la féminité extrême et sauvage.

–          Euh… non. En fait, je…

–          Tu me suivais.

Je suis perdue.

–          Je t’ai vue tout à l’heure. Me regarder. Je t’ai regardée aussi.

Gloups.

–          Ah.

Elle continue de s’approcher de moi, lentement, comme dans un film érotique à deux balles, sauf que ça me fait un effet bœuf ! Je n’arrive pas à savoir si elle va me sauter dessus pour me mettre en pièce, me manger toute crue, ou si simplement elle attend une explication quelconque pour mon comportement scabreux.  De près, elle est encore plus belle. Son haut immaculé laisse transparaître deux tétons particulièrement foncés et… qui pointent ?! Pourtant la clim est bien insuffisante, surtout dans cette partie déserte de la bibliothèque. J’avale ma salive avec difficulté.

–          Tu t’appelles ? me demande-t-elle à quelques centimètres à peine de mon oreille.

–          Euh… Charlie

–          Humm, ça te va bien.

–          Merci, et toi ?

–          Yaëlle.

Bien sûr… Yaëlle, what else ? Y’a elle et rien d’autre !

–          Charmant.

–          Alors Charlie, je peux faire quelque chose pour toi ?

Je pense bien à quelques petites choses, là maintenant tout de suite, mais…

–          Euh… ben c’est-à-dire que là…

–          Tiens, c’est marrant, je ne t’aurais pas cru aussi timide.

–          Je ne suis pas timide ! C’est juste que…

Elle coupe net ma tentative de justification en posant ses lèvres sur les miennes. Un peu trop fort d’abord, puis elle réajuste le tir en m’attrapant par les hanches. Et moi qui pensais avoir pour fâcheuse habitude d’être trop directe ! Je suis complètement déboussolée. Ses lèvres sont brûlantes. Humides mais brûlantes. Et son souffle me fait l’effet d’une vapeur grisante. Est-ce qu’elle jouerait avec moi ? Pour m’en assurer, et reprendre le dessus, ma langue s’aventure au-delà de la barrière de ses lèvres qu’elle avait laissée entrouverte, et mes mains viennent à leur tour se percher juste au-dessus de ses fesses, à cet endroit stratégique propre à encourager le plaisir tout en restant aux bornes de la décence. Notre étreinte cependant nous fait peu à peu perdre la moindre retenue. Mes initiatives semblent avoir provoqué une certaine perte de contrôle, et voilà qu’à tour de rôle, nous nous retrouvons plaquées d’un côté et de l’autre de l’étroite rangée d’étagères. Nos mains se cherchent, et quand elles se trouvent, c’est pour mieux nous repousser.

–          Attends, me devance-t-elle. On ne peut pas… pas comme ça, pas ici…

Ah bon ? Merde.

–          Je… je sais, je suis désolée.

–          Oh, ne t’excuse pas. J’ai eu envie de toi dès que je t’ai vue tout à l’heure, en rentrant.

Voilà pour la subtilité… Argh ! Ce regard langoureux… ce petit sourire doux-amer et cette tension involontaire qui agite ces muscles, comme autant de preuves de son excitation. Sans doute équivalente à la mienne…

J’aimerais pouvoir faire une pause, un arrêt sur image pour me demander ce qui est en train de se passer. Je ne vais pas jouer les Sainte Nitouche, je ne suis plus chaste et pure depuis longtemps, et mes errances sexuelles m’ont amené dans toutes sortes de situations toutes plus inavouables les unes que les autres. Mais jamais, même dans mes meilleurs fantasmes, on ne m’avait abordée comme ça.

–          Il vaut mieux que je m’en aille.

Pof ! Le charme est rompu. Déjà elle tourne les talons et va disparaître au coin de l’allée quand elle se retourne.

–          A demain peut-être, me dit-elle dans un clin d’œil.

–          Attends …

Mais elle est partie. Oula, j’ai besoin de m’asseoir moi ! Je me sens toute chose… Thérèse, il faut que je raconte ça à Thérèse.

 

 

LA SUITE ICI, à supposer que cela vous tente…

Pour ceux et celles qui se posent la question, les scènes érotiques sont dans les deux parties suivantes !

En-quêtes | 14.05.2011 - 09 h 00 | 12 COMMENTAIRES
La femme : de beaux plis qu’on ne se lasse pas de se passer et se repasser sous les yeux, les doigts… et plus si affinités

 

 

Comme la femme, l’art vit dans le relief affirmé de formes mouvantes

 

Mieux voir

Pour écrire cet article, il m’aura fallu passer beaucoup de temps à chercher des illustrations  à mes propos. Car si j’ai tendance à penser qu’on ne peut se faire une opinion de mon sujet (soit le corps de la femme) par un sens aussi limité que la vue, il me faut bien me résoudre aux contraintes imposées par le média utilisé. Impossible pour moi dans ce blog, d’illustrer mes dires par autre chose que des images. Pourtant, j’en appelle soit à votre partenaire, soit à vos souvenirs « sensibles », pour vous faire une idée en 3D. Toucher, odorat et goût ont tout autant d’importance dans notre scrupuleuse exploration du corps féminin.

 

Ceci étant dit, ma quête picturale fut quasi vaine. Rien ne me satisfait (je suis une femme, ceci expliquant cela…) et donc, à défaut de pouvoir ausculter en détail chaque pli plus ou moins communément admis de notre corps, nous nous contenterons de baver sur des approximations et des vues d’ensemble. J’en appelle à votre imagination et votre expérience.

 

Qu’est-ce qu’un pli ?

D’abord, entendons-nous sur notre sujet d’étude. La femme. Superficiellement, qu’est-ce qu’une femme ? Entendons-nous pour dire qu’il s’agit d’un corps. Et qu’est-ce qu’un corps de femme ? En surface, au même titre qu’un corps d’homme d’ailleurs, nous avons affaire à une peau enrobant des chairs plus ou moins fermes.

 

Cette peau, à l’image de la croûte terrestre, n’est point une membrane totalement rigide, lisse ni plate. Elle connaît un relief propre à chaque membre, chaque articulation sous-jacente : des creux (reins, salières, derrière le genou…etc), des bosses (SEINS !!!, coudes, genoux, chevilles  (malléoles internes + externes… etc), des plis tous plus affriolants les uns que les autres.

Commençons par le moins évident, ce que nous ne voyons apparaître qu’avec l’âge, mais qui en arrive à enrichir subtilement un visage ou des mains (pour ne parler que des parties les plus visibles du corps humain) : il est question du micro relief (enfin… micro, ça dépend pour qui…) que sont les rides.

 

Les mains, marqueurs temporels impitoyables

Les fameuses pattes d’oie

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon, évidemment, chacune d’entre nous vit, ou vivra sa prise d’âge avec sa propre classe naturelle, comme d’autres avant nous. Rappelez vous, quelques exemples inoubliables de beautés mûres :

Toujours appétissante, non ?

Pas si mal conservée…

Ok, carrément bandante !

Inoubliable, inaltérable (bon, juste un peu altérée peut-être, mais pas trop !)

 

Ben quoi, je suis sûre qu’elle aussi elle a dû être belle et sexy !

Bon, mais il ne faut pas généraliser les rides. Si certaines peuvent vous effrayer ou vous faire dépenser des fortunes en produits d’entretien, mesdames, d’autres font réellement votre charme. Julio Iglesias le disait à nos grand-mères (ou nos mères, selon les générations) : nous les femmes, nous le charme, nos soupirs et nos sourires nous désarment ! (version lesbienne)

Tout y est. on en mangerait !

Le sourire. Le sourire fait ressortir le meilleur de nos plis de visage. Pommettes, rides d’expression, pattes d’oie… Le meilleur du pire, ou le pire du meilleur qui devient meilleur… ou… je ne sais pas, mais en tout cas, vous conviendrez que c’est toujours très agréable à regarder.

 

On pourra objecter qu’un visage, quel qu’il soit est toujours plus agréable à regarder  quand il est souriant, malheureusement j’ai la preuve du contraire ici par exemple : http://humourger.com/leplusmocheaumon/page3.html (à éviter en cas de pacemaker).

 

Et pour en finir avec les rides, je tiens à faire remarquer que ça n’est pas parce que je suis jeune encore, et donc relativement épargnée par cette prétendue injustice du temps, que je les trouve si intéressantes, voire carrément sexy. Tout simplement parce qu’elles viennent souvent avec la maturité (si, si, la plus part d’entre nous mûrissent, même intérieurement !), et que cette maturité d’esprit s’accompagne souvent d’une meilleure acceptation de son corps. En cela, lorsqu’elles surviennent, elles sont une part négligeable d’un tout qui lui ne l’est plus.

Exemple :

Jeunesse négligée VS maturité non-négligeable

Passons maintenant à d’autres plis.

Il y en a deux en particulier sur lesquels je ne peux m’attarder puisqu’ils ont déjà fait l’objet d’articles par le passé, mais que je ne peux m’empêcher de rappeler ici. Je le ferai toutefois aussi sobrement que possible.

Où est Charlie ?

Allez les filles, je suis sûre que même en tout petit, ça vou ssaute aux yeux à vous aussi !

Bon, ça c’est fait. Il me semble que j’avais également évoqué les aisselles, mais, en accord avec Judith qui ne souhaitait pas forcément prendre en compte l’aspect poils et odeurs fortes, j’ai le devoir de revenir sur le sujet.

Deux plis de bras pour le prix d’un (pli de fesse ?)

Le pli du bras.

 

Particulièrement remarquable dans la mesure où, lorsqu’il est à son comble (c’est-à-dire, complètement refermé), il offre à la vue une cambrure bouleversante du corps.

Emouvante cambrure qui, à l’arrière fait également ressortir le sillon creusé par la colonne vertébrale, ainsi que le creux des reins, tout aussi légendaire. Quant à l’avant… je laisse votre imagination et/ou votre expérience dérouler des images à savourer en toute lubricité.

Ici, on le voit, les épaules sont reculées vers l’arrière, ce qui permet cette cambrure. Toutefois, il peut arriver que, pour nous délecter plus avant de ce fameux pli du bras, l’on tente une autre posture, avec cette fois les épaules vers l’intérieur.

Et là, le résultat est toujours relativement… sulfureux.

Jugez par vous même…

Et là, c’est un florilège de plis, de creux, de formes…

Cette vue panoramique m’incite, encore une fois et même si ce n’est que brièvement, à vous parler d’art. Nul paysage n’a été plus exploré, artistiquement parlant, que le corps de la femme. Et pour cause ! Son relief, différent pour chacune d’entre nous, et inégalable dans ses singularités et son harmonieuse beauté, reste et restera une source inépuisable pour tout artiste.

Nul besoin de grands drapés ou de lumières attrayantes : un corps de femme, nu, sobre, avec ses creux, ses bosses, et ses rondeurs.

Sobre trait, juste à deviner

 

Ou plus enrobé, en plis

 

Ou plus… fameusement accentué

 

Ou tout en relief, assumé

Jusqu’au plus moderne, peut-être

Et pour finir, je voudrais partager avec vous le talent de ces artistes des dernières vagues, qui savent respecter scrupuleusement le moindre pli, la moindre bosse du corps féminin :

L’art c’est le tableau c’est la femme c’est l’art

 

 

Je tiens à dire ici que par manque de soutien photographique, je n’ai pas pu explorer un creux qui m’est cher : le creux de genou. J’en appelle à la solidarité des Yaggeuses. Si vous avez des photos à me faire parvenir, n’hésitez pas à me contacter en message privé.

De même pour un de mes futurs articles, qui devrait porter sur les mains. Je manque cruellement du support visuel intéressant, et notamment en ce qui concerne les mains dites veinées. Toute l’aide que vous pourrez m’apporter vous vaudra mon éternelle gratitude. Ces photos pourront rester totalement anonymes, ou revendiqueront leur appartenance, selon votre bon vouloir.

A bon entendeur !

En-quêtes | 11.05.2011 - 18 h 05 | 10 COMMENTAIRES
Complément d’enquête : les dessous… des bras.

Sous les bras… argh, un sein !!!

Dans la continuité de l’article précédent, il est une zone (non moins érogène quand elle n’est point trop chatouilleuse) qu’il nous reste à prendre en compte. Ce sont les aisselles bien entendu. Mais je me suis sentie obligée de faire un article à part pour en parler, car il semblerait qu’il y ait débat sur le sujet. Attention, les images qui suivent peuvent choquer un public non-averti…

Quand on parle d’aisselle, tout le monde a plus ou moins quelque chose comme cela en tête :

Aisselle lambda

Je me trompe ?

Non, parce que  je m’interroge. En faisant quelques recherches pour cet article, je suis tombée sur ce genre de bizarreries…

(Je le répète, âme sensible, s’abstenir)

Jusque là, tout est à peu près normal, on est à la fin du XIXème siècle…

Mais là, à moins que je ne m’abuse, les années de Madonna brune ne sont pas si lointaines, non ?

Quant à Pénélope, je suis sûre que le 3 lames éxistait déjà à l’époque de ce cliché ! (cependant, je ne peux m’empêcher de trouver la photo intéressante…)

Là par contre, aucun esthétisme… juste une profonde angoisse. Seigneur ! Elle a même des poils de tétons !!!

Alors voilà. Je suis super perplexe. Je ne pouvais, en mon âme et conscience, pas inclure les aisselles dans mon article précédent. L’abondance de poils trouvée dans de si nombreuses photos et les odeurs qui lui sont si souvent associées auraient presque tendance à nous faire oublier que c’est l’une des parties les plus sensibles de notre corps. En cela, nous nous devons d’en prendre le plus grand soin, même si cela veut souvent dire, pour des questions d’esthétique : rasage/épilation et déodorant.

Jusqu’à, plus ou moins, ce résultat :

Parce qu’enfin, rappelons-le, cette zone n’est pas dépourvue d’intérêt. Oh, certes, ce n’est pas à proprement parler un puissant centre de concentration érogène, et pour sûr, il est des plis qui sont de plus vive importance pour les obsédées sexuelles que nous sommes. Cependant, mesdames, admettons qu’il est plus que plaisant, une fois nos bas instincts assouvis, de venir chercher en cette région un repos dûment mérité !

Image touchante d’un film poétique… où l’on note par bonheur, le dégagement poilistique de l’aisselle.

Je pensais en avoir fini avec ce sujet, force est d’avouer qu’il me reste une profonde interrogation. Peut-être pourrez-vous m’aider à démêler ce mystère…

Ma kècekécé ça ???

Au secours…

En-quêtes | 11.05.2011 - 16 h 28 | 22 COMMENTAIRES
Nuque, épaules, salières et cou : un 360° à vous rendre fou !

Remontons le long de ce délicieux sillon vertébral, et papillonnons allègrement ici et là…

 

Après avoir pudiquement exploré les régions les plus sensibles du corps féminin, je vous propose de relever un peu… le regard.

Direction l’épaule, en toute innocence… (oh, tiens, un sein !)

 

 

L’épaule est sans doute la première partie du corps que l’on prend plaisir à dénuder dans un de ces mouvements frénétiques, lors d’un baiser fougueux : vous vous laissez emporter, le corps collé contre celui de votre amie, ses mains vous palpant aussi avidement que les vôtres sur elle, et pendant que vous l’embrassez, vous ressentez cet irrépressible besoin de vous pencher dans son cou, pour mordiller sa nuque et dégager sa peau pour que vos lèvres puissent venir embraser son épaule. C’est ainsi que tout commence… une épaule dénudée, une invitation à engager de torrides préliminaires… mais je m’égare.

 

Revenons-en à notre innocente épaule. Même si je dois essayer de le dire chastement, il n’empêche que l’épaule est une zone particulièrement érogène.  Une caresse, un souffle, un petit bout de langue qui se promène, ou encore des lèvres aventureuses, et c’est les frissons assurés. La surface est relativement vaste, et l’on peut s’en donner à coeur-joie.

Chair d’épaule

Epaulez, en joue, feu !

 

Du point de vue de l’épaule elle-même (et de celle à qui elle est accrochée), elle est une redoutable arme de séduction, une terrible invitation à la sensualité.

Certaines d’entre nous savent en jouer sans la moindre retenue, portant des tenues toutes plus affriolantes les unes que les autres…

Le marcel et le débardeur, deux armes vestimentaires qui mettent l’épaule en valeur

 

 

 

 

 

 

 

Mais ne généralisons pas.

Parfois, on a tout simplement affaire à une épaule compatissante…

 

« Epaule compatissante »… mouais… ou « Paule la concupissante », allez savoir !

Artistiquement parlant, l’épaule fascine, l’épaule transcende et se sublime pour le plaisir des yeux… et Courbet en fait même un coussin de circonstance des plus confortables !

Femme à l’éventail, de Klimt

Portrait de Lady Lilith, de Rossetti

Nu à la sanguine, d’un(e) illustre inconnu(e)

Le sommeil, de Courbet (tiens, des seins ?)

 

 

 

 

 

 

 

Ah les épaules… érotiques donc. Mais quelle partie du corps de la femme ne l’est pas ? Allez, une petite dernière pour la route qui va nous permettre de passer à l’étape supérieure : la gorge.

 

Un dos-à-dos bouleversant… (Ciel, sont-ce des seins ?!)

En remontant patiemment le long de ces épaules, côté face, s’ouvrent devant nous les troublants sillons d’une gorge offerte. Je me propose ici de vous en montrer quelques spécimens choisis.

L’indémodable B.B., un classique du genre…

Une curieusement double version fruitée…

Une version sobre mais musclée…

Un chef-d’oeuvre architectural coloré (sans doute mon préféré)…

Parce qu’on peut porter des cheveux très courts, sans épi et sans trou…

Sulfureusement vôtre…

Et pour finir, deux clins d’oeil à mon acolyte aux yeux rouges…

 

Inutile ici de m’attarder à vous décrire le plaisir que l’on peut retirer à laisser traîner ses doigts, sa langue ou ses lèvres le long de ces plaisantes rigoles. Inutile aussi de rappeler à quel point il est jouissif de voir que… bien souvent elles sont l’artéfact de cette émotion que l’on peut provoquer chez l’autre… dans certaines circonstances. Elles s’accompagnent d’un souffle accéléré, parfois de gémissements, d’une soudaine moiteur…

Pardon, je m’égare.

Abandonnons ces traîtresses « salières » pour nous en retourner vers le côté pile. La nuque. Miam.

 

Quand elle n’est pas totalement recouverte d’une abondante crinière, quand elle n’est que suggérée à travers un mince rideau de cheveux, quand elle est découverte et offerte au regard et… osons-le, au toucher… la nuque nous appelle inexorablement. Elle exhorte nos caresses, elle réclame l’attention d’une main bienveillante, de doigts enjôleurs… elle est le lieu du tendre, sous sa ferme charpente, elle est le point d’accroche à notre passion dévorante, elle est le pivot de l’ardent baiser.

Elle est tout cela et bien plus encore.

Aussi, je vous laisse l’admirer sous toutes les coutures… ou cultures, puisqu’au japon par exemple, c’est l’une des rares parties du corps clairement exposées par les geishas.

Une vraie nuque de Geisha, oui madame !

 

Avec un joli détail artistique de nuque de Geisha !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nuque anonyme en clair-obscur plutôt obscur…

Nuque dégagée, un brin provocante, fumante…

Et pour finir, deux nuques tatouées que l’on ne présente plus…

Nuque A

Et Nuque B

Voilà, je pense avoir fait un petit tour d’horizon de cette merveilleuse région pré-crânienne et post-dorsale. J’espère que vous avez apprécié le voyage et je me tiens à votre disposition pour la suite.

Bien à vous,

Pucedepoesir.

En-quêtes | 09.05.2011 - 17 h 49 | 25 COMMENTAIRES
Le massage ou l’art de s’y mettre à deux mains et que l’on peut faire le jour même !

Une main, c’est bien, mais deux, c’est mieux !

 

Chose promise, chose due, et rien n’est pire qu’un massage déçu !

Règle n°1 : Ne promettre un massage que lorsqu’on a réellement l’intention de le faire, car personne n’oublie un massage promis.

Entrechat(te)s

Fausse trêve dans ma quête du « mappage » du corps de la femme (dixit @YCCallmeJulie), voici une autre façon de m’étendre sur ledit corps, en tout bien tout honneur ! Je n’aurai pas la prétention ici de vous « apprendre » à masser, je me doute que bon nombre d’entre vous se débrouillent plus qu’honorablement dans ce domaine, mais j’aimerais évoquer avec vous mon appréhension de la chose.

 

 

Règle n°2 : Il n’existe pas UNE seule et unique bonne ou vraie façon de masser, mais les égards qu’une telle activité consciencieusement perpétrée réclame, eux, sont universels.

Quitte à choisir…

Tout d’abord, qui dit massage ne dit pas forcément dérive sexuelle. Non. Pas forcément. Ceci étant dit, je ne parlerai pas non plus ici de la visée thérapeutique de cette pratique… même si je suis intimement convaincue (comme l’étaient et le sont encore bon nombre de peuples à travers le monde), qu’une pratique régulière, voire quotidienne du massage est largement souhaitable pour notre corps et notre esprit. Je ne suis pas kiné,  je peux donc choisir l’objet de mon attention manuelle. Car nous nous attarderons ici sur le massage sensuel.

 

 

Règle n°3 : Il faut pouvoir distinguer sensualité et sexualité et arriver à sublimer la première pour… éventuellement, dériver sur la seconde !

Je vous renvoie à la définition non pas de « massage » qui est résumée à « action de masser », mais directement au verbe lui même. Le TLF nous dit :

En théorie…

1- Exercer, avec les mains ou à l’aide d’appareils spéciaux, des pressions, des vibrations, des percussions sur les chairs d’une personne, dans un but thérapeutique ou hygiénique. Ils [les Indiens orientaux] se font masser, c’est-à-dire pétrir les chairs, souvent par les mains des enfants. C’est ainsi que non seulement ils se guérissent de leurs rhumatismes, mais qu’ils réussissent à les prévenir (Bern. de St-P., 1814).

2- ♦ P. euphém. Masturber. D’une seule main comme ça en bas, elle me masse […] Oh! là! là! le petit cochon!… (Céline, 1936)

3- ♦ P. plaisant. Donner des coups violents. Tu pouvais toujours lui masser les entre-côtes à coups de talon, pendant des heures (Vercel, 1934).
Dans cet article, je ne tiendrai naturellement pas compte de la 3ème entrée… ni de la 2ème d’ailleurs. Et je me cantonnerai au plus simple. Plantons un décors sans fioriture : un lit (une table de massage serait l’idéal, mais un simple canapé peut faire l’affaire), un peu d’huile de massage, et des mains pleines de bonne volonté. Pour les plus sophistiqué(e)s d’entre vous, on peut toujours rajouter musique d’ambiance, bougies parfumées et blouse blanche extra-courte… Mais allons à l’essentiel.
Règle n°4 : Avoir des mains propres et aussi lisses que possible. Bannir les ongles trop longs ou mal limés, polir les éventuels cals, se laver les mains à l’eau chaude de préférence, juste avant de commencer, pour éviter cette raideur désagréable provoquée par le choc thermique d’un mauvais premier contact.

Les insoupçonnés pouvoirs de la main !

Le premier contact avec la peau de l’autre, que nous appellerons X pour des raisons pratiques, est capital. Comme pour beaucoup de rencontres, la première impression est très souvent la bonne. Ce  qui veut dire que si on attrape trop peu délicatement l’objet de notre attention, ou qu’on lui inflige une température digitale inférieure de 10° à celle du corps humain… on part sur de mauvaises bases. Pour cela, il faut avoir pleinement conscience de cet outil merveilleux qu’est notre main. Et par chance, la plupart du temps, nous jouissons du plaisir d’en avoir deux !

 

Du bout des doigts… ou pas !

Pour ce premier contact, je ne peux que trop recommander une approche franche mais gentille, la paume de la main en reconnaissance, puis les doigts en corolle délicate. Un juste équilibre entre assurance et subtilité qui sera chaleureusement accueilli par la peau de X.

Nul n’est besoin d’expliquer ici à quel point la compatibilité épidermique est nécessaire à la sensualité, et donc à un massage réussi.

A l’aise, Blaise ! (C’est fou ce prénom, une lettre en moins et…)

Cette compatibilité peut être évidente (notamment pour ceux et celles qui sont en couple et connaissent bien le corps de l’autre), mais elle peut aussi se travailler sur le vif. L’essentiel étant de ne point traumatiser la peau. On utilise souvent la métaphore de la décharge électrique dans la description érotique d’une rencontre charnelle. Ici, il faut s’en méfier. La décharge électrique est un choc, un traumatisme qui ne sert pas le massage.

Pour illustrer mon propos, prenons l’improbable image de la grenouille et de la casserole. La décharge électrique, c’est d’essayer de mettre une grenouille vivante dans une casserole d’eau bouillante. Difficile. Elle s’échappe en sautant dans tous les sens. Alors que si on met la grenouille dans une casserole d’eau froide et que l’on fait progressivement monter la température… les carottes sont cuites !
Ok, Ok, on fait plus heureux comme métaphore culinaire, mais je suis sûre que vous avez saisi l’idée maîtresse. Nos mains, dans ce premier contact, doivent sembler être le milieu naturel d’ébat de X, comme l’eau froide est celui de la grenouille. Elles ne doivent en aucun cas faire du zèle trop tôt.
Règle n°5 : Ne jamais mettre l’huile directement sur la peau, et ce pour une raison tout aussi évidente que ce qui précède : si l’huile est trop froide, on va tout droit dans le mur du traumatisme ! C’est donc après un premier contact assuré et subtil, qu’on réchauffe d’abord l’huile dans ses mains avant de l’appliquer sensuellement sur le dos de X.

Mode d’emploi à l’usage des plus pressé(e)s…

Pour l’huile, il faut en mettre généreusement, mais point trop n’en faut. Il n’est pas toujours super agréable de baigner dans des draps gras pour le reste de la soirée (et je n’évoque même pas la tragédie que serait un changement de draps intempestif en plein milieu de…). Bref. Je recommande pour ma part l’huile d’Argan, excellente pour le corps, et qui n’est pas parmi les plus grasses. Elle n’est pas non plus la plus parfumée, ce qui en fait l’huile parfaite à mon sens. Mais pour les adeptes d’odeurs fortes, vous trouverez tout plein d’huiles aux essences naturelles de plantes ou de fleurs, toutes plus odorantes les unes que les autres, avec des vertus diverses et variées. Et une fois l’huile étalée…
Règle n°6 : Être à l’écoute du corps de l’autre est essentiel et ne se peut qu’en accordant l’attention nécessaire au nôtre.
 

Ayez le geste instinctif, animal, éclatant, mais délicat.

A partir de là, vos mains ne vous appartiennent plus. Elles n’appartiennent qu’au plaisir du corps de X. Elles n’ont pour mission que de détendre, caresser, malaxer (toujours délicatement), apaiser ce corps offert. Pour cela, elles ne font plus qu’un avec X. Tout est dans la fluidité du mouvement. L’huile aide à maintenir un rythme à la fois ferme et souple, un rythme imposé par X, que vos mains ne font que suivre, dans une osmose parfaite.

Deux c’est pieux, trois, attention les dégâts !

Certain(e)s d’entre vous ont appris les rudiments du massage. Les gestes les plus sûrs, les plus courants, qui sont aussi censés  être les plus efficaces. Mais ces gestes mécaniquement répétés ne servent à rien sans un minimum de communication (non-verbale) avec le corps de X. il s’agit d’accords tactiles, qui se créent par l’acceptation de vos mains sur l’autre et par la volonté de vos mains à lui procurer un certain bien-être. Comme si, le temps d’un massage, la danse de nos corps n’était pas « intellectualisable »… un peu comme pendant l’acte sexuel. (On se calme, on n’y est pas encore !)

 

Règle n°7 : Ne jamais oublier que nous n’avons pas que nos mains pour masser. En effet, n’hésitez pas à utiliser tant vos doigts, vos paumes, vos poings, vos avant-bras (les coudes, non, ils sont particulièrement désagréables), et pour les plus légères d’entre nous, vos pieds !

Pour conclure, un bon massage ne se peut que dans l’écoute de l’autre. Son corps nous dit tout ce que nous avons besoin de savoir pour avoir le bon geste au bon moment. Je rajouterai que le dos n’est évidemment pas la seule partie du corps qui soit digne d’attention, et rien n’est plus agréable qu’un massage des extrémités. Mains. Pieds. Tête. (Silence, messieurs !)
Si des détails me sont demandés, je pourrais éventuellement approfondir cet article dans les prochains jours.
En vous remerciant pour votre lecture !
Huileusement vôtre,
Pucedepoesir.

 

Un dernier pour la route !

En-quêtes | 04.05.2011 - 09 h 11 | 11 COMMENTAIRES
Rencontre en eaux troubles : l’ultime et multiple étape de la maturation sexuelle.

Quand le pubis s’effleure, sans se planter…

Je vous propose de continuer ici ce que j’ai commencé dans mon précédent article  http://bulle.yagg.com/2011/05/02/a-fleur-de-peau-les-secrets-du-clito-et-son-micro-monde/ en espérant toujours vous intéresser.

 

Où en étions nous ?

Rencontre du 3ème type ?

 

Ah oui. Il nous faut maintenant aborder le 3ème sexe de femme rencontré  dans notre vie. Après celui ô combien meurtri de notre mère, et celui qui nous est chair, un 3ème et dernier est nécessaire (pour toute lesbienne qui se respecte) pour accomplir une première révolution de notre cycle de maturation sexuelle.

 

J’entends déjà certaines d’entre vous s’indigner sur le quantitatif « un ». Je ne limite rien ici, et il est de notoriété publique que l’on associe souvent l’expérience à la quantité. Chacune d’entre nous à son point de vue à ce sujet. Il y a les killeuses (celles qui « expérimentent », pour le bien de la science, naturellement, un maximum de pubis autres que le leur), et il  y a les romantiques (celles pour qui l’amour et la fidélité sont la principale expérience, celle qui transcende tout le reste)… et bien sûr, entre les deux, tout un tas de déclinaisons auxquelles nous nous identifierons sans problème.

Comme il faut qu’il y ait un début, commençons par le premier.

Un premier regard, une reconnaissance ?

 

Là, je suis désolée, mais c’est forcément quelque peu suggestif. Je ne peux m’empêcher de penser que certaines d’entre vous ne connaissent pas une « première expérience » idéale… Il faut alors vous pencher sur « la première expérience qui compte vraiment ». Moi j’ai eu de la chance. Parce que pour une première fois, il faut prendre son temps. Cela me semble indispensable, non pour arriver au plaisir (ce peut-être l’histoire de quelques secondes, tant l’excitation d’une première fois avec le beau sexe nous tiraille depuis des mois, des années), mais pour apprécier chaque découverte, chaque ressemblance ou différence entre notre corps et celui de l’autre. Le sexe (et là je ne parle pas que du pubis) n’est pas qu’une histoire d’orgasmes, mais une fresque sensationnelle (à comprendre, « de sensations »). On peut apprendre beaucoup d’une première fois, si l’on prend son temps.

Je ne peux pas me limiter à la rencontre de deux pubis, puisqu’il s’agit d’un tout. On découvre d’abord une peau. Le premier contact (si tant est que l’émotion soit partagée) est fulgurant. Il n’est pas anodin de pénétrer l’intimité d’autrui, c’est quelque chose qui nécessite, si ce n’est une grande confiance en soi, pour le moins une grande confiance en l’autre ! Le toucher d’une autre peau est donc le début de cette expérience bouleversante.

 

Trop timide ?

Je ne m’étendrai pas ici sur la caresse comme étendard de l’amour lesbien, n’empêche que, il faut en passer par là. Caresser un bras, une épaule, un dos, une chute de rein, des fesses, des cuisses, puis une gorge, une poitrine, un téton, un ventre, frôler un nombril, et continuer sa descente jusqu’à l’endroit fatidique… Et dans un élan courageux, tremblante de désir et de craintes, risquer de caresser la surface lisse ou duveteuse de ce sexe si merveilleusement offert. Malgré l’expérience de la masturbation plus ou moins assidue qui nous permettait d’assouvir une partie de nos fantasmes, cette caresse-là est balbutiante. Trop timide ou trop ferme, pas assez … trop… on ne sait pas vraiment. Pour la plupart d’entre nous, il sera question d’imiter les soins qui nous aurons d’abord été promulgués par l’autre (à supposer que votre première fois se passe avec quelqu’une d’un minimum expérimentée)… et de toutes façons, je ne m’attarderai pas ici sur le comment (plus tard peut-être… dans un autre article), mais sur le quoi.

Paradoxe de l’inconnu possédé…

Comme je ne peux pas parler de l’autre sexe (on sera au moins toutes d’accord pour dire que c’est le propre de la lesbienne de forniquer entre personnes de même sexe…), je vais devoir parler du sexe de l’autre, que nous appellerons X pour des raisons évidentes de commodité. X est donc comme nous, une femme. Elle a des seins (enfin, j’espère !), des fesses, deux bras, deux jambes, et ô merveille ! Un pubis !

A première vue, le pubis de X a les mêmes bases que le nôtre. Qu’il soit chauve ou hirsute, ou même finement sculpté dans ce qu’il convient d’appeler le triangle pileux, il est, chez chacune d’entre nous, situé au même endroit (à savoir ce poste stratégique inter-jambier qui correspond, et ce chez la plupart des mammifères, au lieu où l’on trouve les organes sexuels), et il bénéficie de la même géographie, à savoir un léger renflement à la base du triangle inversé (soit en haut),  qui se fend dans son sommet (en bas) en deux lèvres plus ou moins également proportionnées. A l’intérieur de ces lèvres qui font office de rempart de chair pour protéger le saint des saints, on va trouver le fameux clitoris (évoqué dans l’article précédent), et enfin, à l’extrémité parfaite du sommet, et ce dans un alignement parfait (digne du plus grand architecte), on découvre les portes béantes (ou non), du vagin de X.

Lèvres alternatives

Maintenant, voyons les différences.

Comme je l’ai écrit dans mon article précédent, chaque sexe de femme génère une empreinte particulière. Cette empreinte particulière se différencie des autres d’abord par l’aspect général du clitoris. Il n’en existe pas deux identiques (bon, naturellement, je n’ai pas pu vérifier chez toutes… aussi, je me permets certains raccourcis en espérant que vous ne m’en teniez pas rigueur). Les lèvres de X, par exemple, n’auront pas forcément la même taille ni le même embonpoint que les nôtres. Ensuite, on a déjà évoqué les différentes « coupes » de poils, et cela aussi caractérise chacune de nous. Et le poil étant (bien malgré nous pour le coup), comme doté d’une vie propre et totalement indisciplinable dans sa constante repousse, notre sexe comme celui de X n’est jamais exactement le même. Et pour finir avec l’aspect extérieur, le gros morceau, c’est le clito ! En effet, bien que d’un point de vue purement anatomique, tous fonctionnent de la même manière, chacune d’entre nous va en avoir certaines parties plus ou moins développées, ce qui expliquera que les stimulations diffèrent d’une femme à l’autre. Encore une fois, il faut apprendre à écouter le corps de l’autre, sentir le moindre frémissement et l’interpréter justement (entre souffrance, curiosité ou réel plaisir, il y a parfois un gouffre) ! La sensibilité clitoridienne est le premier casse-tête lesbien (et hétéro, pour les mâles qui s’en donnent la peine, parce que, même minoritaires, ils existent). On a souvent tendance à essayer sur X, ce qui lors de nos petites séances (privées, j’ose croire) de masturbation nous emmène vers des cieux plus bleus. Et des fois ça marche ! Et des fois non… C’est là qu’il faut prendre notre mal en patience. Pas de caprice, pas de précipitation, d’où comme je vous le disais un peu plus haut, la nécessité de prendre son temps. Le clitoris de X a besoin d’exploration, de concentration, de ferveur.

Beau sexe, belle plante !

 

Une fois cette mission remplie, même succinctement pour une première fois (on ne fait pas si vite le tour des mystères du clito), on peut s’aventurer dans les profondeurs vaginales… mais je ne suis pas sûre de devoir aller aussi loin dans cet article. Le point G restant ce qu’il est (à savoir le Graal), je ne me permettrai pas de généraliser quoi que ce soit.

Il nous faudra donc clore sur la glorification du sexe de X (et par extension, le corps de la femme dans son ensemble : vous l’aurez compris, je suis fan !), et sur l’aspect primordial de cette découverte du 3ème sexe féminin enfin intimement rencontré.

 

Je ne reviendrai jamais assez je crois sur la nécessité de la patience, la persévérance et l’écoute de l’autre. Car enfin, la découverte du sexe de l’autre et son… approfondissement en vue du plaisir de X, c’est aussi une re-connaissance de notre propre sexe, et plaisir. Savoir et comprendre l’autre, en matière de sexe, c’est compléter (et pourquoi pas démultiplier à l’infini) sa propre maturation sexuelle. Attention, cette expérience peut avoir pour résultat une profonde et inébranlable addiction !

Et maintenant, les filles, « Travaux Pratiques » !

 

En-quêtes | 02.05.2011 - 10 h 01 | 42 COMMENTAIRES
A fleur de peau : les secrets du clito et son micro-monde

Naturellement vôtre…

Besoin de démystifier la chose ?

Avant de me lancer dans ce sujet tant attendu par certaines, il me faut vous recommander des trésors de précaution. En effet, on n’aborde pas un sexe de femme comme on parle de la dernière manifestation LGBT. On se doit d’être délicat, attentif, respectueux. J’ai même envie de dire qu’il faut l’envisager religieusement.

Laissez-moi ôter pour vous la ceinture de chasteté du sujet.

J’essaierai ici de me montrer digne de ma mission.

 

Parler d’une paire de seins ou d’une paire de fesses est bien plus aisé. Là, il n’est pas question de paire, mais d’un objet unique, précieux, et s’il n’est pas rare, chacun porte une empreinte physique (comme celles utilisées par la police, digitales) qui est caractéristique de la personne.  En cela, notre passage sur un sexe féminin ne doit pas laisser de marque… autre que les traces quasi gastéropodes auto-secrétées. Ce petit triangle de chair (et parfois de poils) doit être respecté, travaillé précautionneusement comme lors de fouilles archéologiques. Du moins dans les premiers temps.

 

S’il est établi, pour toutes, que je ne me lance sur le sujet que dans la plus grande délicatesse et le plus respectueux intérêt journalistique, je poursuis.

Sexe d’une femme juste après l’accouchement : devant la violence de ce spectacle, une juste censure s’impose.

 

 

Le premier sexe féminin auquel nous sommes confrontées est celui duquel nous sortons. Et, ne nous voilons pas la face, il s’agit d’un sexe maltraité, torturé, déchiré par notre venue. Nous sommes donc infiniment redevables à ce pauvre sexe. Et si notre mère nous pardonne (après tout, elle nous a voulues, non ?), nous nous sentons investies de la mission sacrée de faire oublier cet acte de barbarie, ce traumatisme imposé à notre premier sexe de femme dé-pénétré. Et quelques caresses ou regards langoureux ne suffiront pas.

 

 

 

C’est pas moi !

 

Le second, bien souvent, c’est le nôtre. Je pense qu’on a toutes, à un moment ou à un autre, pris cette position ridicule pour essayer de regarder ce qui se passait entre nos jambes : position totalement insupportable et bien souvent totalement inutile parce que n’aboutissant qu’à plus de questions. En effet, l’apparence extérieure de notre sexe nous laisse perplexe pendant des mois, des années… et pour certaines, le mystère ne sera peut-être jamais élucidé. Fort heureusement, il y a celles d’entre nous, et je ne doute pas qu’elles soient nombreuses, qui sont allées à la rencontre de leur clitoris, volontairement ou non, par cette pratique (souvent ritualisée) d’autosatisfaction qu’est la masturbation. Chez nous, les filles, c’est encore presque un « gros mot », un petit tabou intime qui aura pourtant d’énormes conséquences sur notre vie sexuelle… et donc notre vie ! C’est là le début d’un apprentissage qui n’aura pas de fin.

 

En effet, nulle quête n’est plus ardue que celle du plaisir féminin. Oh, bien sûr, au fil du temps (voire même très rapidement pour la plupart d’entre nous), il devient de plus en plus facile d’amener notre beau sexe à l’orgasme, tant en surface qu’en… profondeur. Cependant, on ne peut théoriser le « plaisir féminin » pour la simple et bonne raison qu’il n’a pas qu’une réalité, mais autant de complexité qu’il existe de femmes sur Terre. On conviendra ici qu’il existe quelques lieux communs à toutes ces femmes. Outre les zones érogènes, qui ne se cantonnent pas au triangle magique, nous le savons bien, on trouve en ce lieu saint, deux interrupteurs à plaisir.

 

L’indémodable Eden

Le premier, très facilement identifiable bien que beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, est ce que l’on a joliment appelé « le clitoris ». L’illustration vous permet d’en définir la position exacte. Quant à son fonctionnement, je vous renvoie à l’article complet de Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Clitoris. Ce qui m’intéresse ici n’est pas son aspect ni son fonctionnement, mais l’attention que l’on doit lui porter. Il est l’interrupteur le plus accessible, cela ne veut pas dire pour autant que nous devons en profiter pour en faire tout et n’importe quoi. Il faut savoir l’allumer soigneusement. Voyons-le comme une perle, la perle la plus précieuse de notre corps, et du corps de celle qui partage nos ébats. Bien sûr, on peut jouer avec, c’est bien le but, mais avec le plus grand respect. Certaines d’entre nous ne supportent que la plus sincère délicatesse, d’autres au contraire attendent un peu plus… d’ardeur. Ce respect dont je parle porte donc simultanément sur ce fragile bout de chair et sur la personne dont il est une sensible part. On n’en admirera que mieux l’émergence, et la voluptueuse boursouflure qui l’entoure quand il est correctement stimulé. A nous d’être à l’écoute.

 

 

Le second est bien plus imprécis. Parfois fuyant, parfois multiple. Notre seule certitude à son sujet, c’est qu’il est à l’intérieur ! D’ailleurs, on n’en trouve aucune illustration ni sur Google, ni sur Wikipédia. Les théories à son sujet se sont multipliées au fil des siècles, mais nulle théorie ne remplace notre toucher. Encore une fois, il suffit d’être à l’écoute, tant de son corps que de celui de l’autre. Sentir un point G, réussir à le dompter pour provoquer, contenir, puis libérer un orgasme, c’est une expérience que l’on n’oublie jamais. C’est « L’Expérience » de toute une vie. La justification de notre (jusque là) insignifiante existence terrestre. C’est le moment ou cette « existence » devient notre « vie », celle que l’on veut mordre à pleines dents ! (Euh… calmez vos ardeurs les filles, j’ai bien dit qu’il fallait respecter le sexe de la femme, je ne veux y voir aucune trace de dent !)

 

Que nous apprennent ces deux interrupteurs ?

Principalement que le plaisir féminin est une affaire de sensation et d’écoute de l’autre. C’est pourquoi la masturbation est une étape-clé, le chaînon manquant dans l’évolution sexuelle, le passage obligatoire avant la découverte de l’autre… ou du moins nécessaire à son plaisir.

 

Là, je dois couper court à cet article par crainte de vous lasser par sa longueur. J’aborderai ultérieurement le troisième sexe féminin rencontré, ainsi que les conséquences pratiques sur notre vie. Suite au prochain épisode, en espérant que vous me suivrez…

Pour le plaisir des yeux

Publicité