5381 avril | 2011 | B.U.L.L.E.

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B.U.L.L.E.
Blog Univoque d'une Lesbienne Libre et Egale (à elle-même)
anatomie | corps de femme | En-quêtes | érotique | 30.04.2011 - 10 h 47 | 38 COMMENTAIRES
Voyage en chair bien connue : la fesse dans tous ses états !

Quand le regard porté sur la fesse relève d’un art de vivre

Toutes les mêmes, toutes différentes…

Pour chacun(-e) d’entre nous, il y a des attentes physiques, une base de critères plus ou moins étoffée que nous recherchons en vue du compagnon ou de la compagne idéal(-e). Couleur de cheveux, yeux, tour de taille ou de poitrine, musculature… bref. Tout un tas d’espoirs qui seront plus ou moins réalisés, bien que jamais à 100%… sauf peut-être pour les rares élus(-es) parmi nous qui peuvent prétendre à la perfection (non, la perfection n’est pas un gros mot, elle est inconstante et diffère d’une personne à l’autre).

Tout ça pour dire que trouver la bonne personne, ou du moins sans parler DU grand amour (ne tombons pas tout de suite dans un lyrisme romantique à l’excès), trouver une bonne personne, avec qui l’on aurait envie de faire un bout de chemin, c’est quelque part renoncer à un modèle fantasmé pour une réalité que je ne qualifierai pas de « décevante », ça irait contre tous mes principes, mais bien au contraire, une réalité beaucoup plus riche parce que pleine de ces petites incohérences, de ces surprises qui nous permettent à travers l’autre de nous découvrir nous-même. Comme si faire un pas vers l’autre, c’était faire un pas vers soi. S’ouvrir et apprendre.

M’enfin, ne nous lançons pas ici dans un charabia philosophico psychologique… je ne veux pas risquer la polémique !

Gaïa, Déesse de la fertilité, la terre faite femme.

Tout ça pour dire que chacun d’entre nous va avoir ses propres critères, et ils sont infinis. Cependant, il reste des valeurs sûres. Des emblèmes indiscutables de ce qui fait d’un corps, un corps. Après bien sûr, on peut parler de taille ou de couleur, ou encore de forme. N’empêche que… un sein, par exemple, reste toujours un sein. Objet de fascination depuis que le monde est monde, ou plutôt depuis que la femme est femme. Je rappelle ici la première représentation de la femme, qui à l’origine n’était que formes, formes remarquables. Et que remarque-t-on justement ?

Outre les seins (qui ont déjà fait l’objet d’un précédent article sur le blog du Lapin aux Yeux Rouges : http://akaimenousagi.yagg.com/2011/03/02/les-seins/), ce qui nous saute aux yeux ici, ce sont les fesses. Je me suis engagée auprès de certaines d’entre vous à en faire un jour un article : le voilà.

Les fesses. Vaste territoire…

Je tiens à m’excuser par avance auprès de ceux (ou celles) qui s’attendraient à une généralisation de la fesse tant masculine que féminine… j’ai bien trop peu d’expérience en l’une pour me permettre un tel amalgame. Je me contenterai donc de parler de cet attribut percutant du beau sexe.

Les fesses n’ont que deux tétons à envier aux seins (oui, désolée, c’est ce qui s’appelle une obsession).

Elles réveillent nos instincts primaires, primitifs, j’ai envie de dire. Un besoin de saisir, d’attraper, de… prendre. Jamais la polysémie du français n’aura été plus pertinente : prendre à main nue et s’approprier cette exploration sensorielle comme on est tenté de vouloir respirer une fleur, naturellement ; mais aussi « prendre » (et là, je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’illustrer mes propos).

Une grande vérité

Mettons-nous en situation.

Première situation : assise à la terrasse d’un café, regarder passer les filles dans une rue commerçante relativement bondée. Soyons honnêtes, notre regard n’a pas 36 000 points d’ancrage ! Les seins (on l’aura compris) ou les fesses sont les figures de proue du corps féminin. Bon, certes, il faudrait inventer la « figure de poupe » pour l’objet de cet article, n’empêche que voilà, à moins d’être momentanément distraite, dans ce défilé anonyme, par les couleurs extravagantes d’une mamie anglaise associant les pois, les rayures et les fleurs, les fesses des fifilles attirent immanquablement le regard.

Seconde situation (plus intimiste) : au lit avec l’élue de notre cœur, ou du moins celle du moment. Elle dort. Vous non. C’est l’été, il fait chaud. Il n’y a qu’un drap entre votre regard et sa peau. Elle vous tourne le dos, vous exposant ainsi malgré elle cette majestueuse partie de son anatomie. Résistez-vous à la tentation suprême de faire glisser délicatement le drap pour observer tout votre soul la nudité transcendantale de ses fesses… risquant peut-être d’y laisser courir votre main avide ?

Préférez-vous voir par-delà le drap, faisant appel à votre mémoire visuelle et tactile (oserais-je « gustative » ?) pour faire bouillir en vous ce désir primitif ?

Qu’importe. Nous conviendrons je pense que le même feu nous habite lorsqu’il est question de fesse. Tendre caresse ou fessée ritualisée, la dimension sexuelle, érotique, de ces doubles sphères incarnées est indéniable.

Comme pour les seins, il y a une esthétique de la fesse qui évolue au fil des siècles. Regrettons-nous (ou pas) l’époque des fesses monumentales de Gaïa ?

Rubens, « La toilette de Vénus »

 

 

 

 

Ou celle de la générosité renaissante (je suis, pour ma part, une convaincue de la rondeur) ?

 

 

 

 

Ou encore, nous adaptons-nous à la norme sculptée actuellement par la mode (et photoshop) ?

Une émouvante inconnue

Quelle que soit la paire de fesses qui nous correspond, nous sommes fervents disciples de ce culte de chair. Pour ma part, la promesse de ce truculent atour métaphysique suffirait à me réveiller d’entre les morts, et telle un Lazare converti en lesbienne, je me lèverais et marcherais vers mon voluptueux destin (sans même la moindre intervention christique) !

Je voudrais laisser cet article ouvert à toute suggestion, remarque, réflexion, susceptible d’étayer la gloire de la fesse. Je vous fais confiance pour en appeler à vos souvenirs, vos impressions, vos fantasmes, vos convictions, et les partager ici.

 

D-libérations | 29.04.2011 - 08 h 53 | 14 COMMENTAIRES
ARGH ! ou la création d’un blog…

 

Parce qu’on peut tout faire avec les doigts.

Est-il possible de vivre en 2011, de faire partie de ce que l’on appelle la « génération clavier » (pour ceux qui ont trop peu d’imagination, le clavier remplace la plume, puis la bille), et de ne toujours pas avoir de blog ?

Bien sûr que c’est possible ! Mais il faut savoir que l’on s’expose immanquablement à subir de part et d’autre des pressions incommensurables, des réflexions toutes plus désagréables les unes que les autres… voire même des menaces de mort. A ces dernières, je réponds avec mon ultime instinct de survie : je capitule.

« L’instinct de survie », c’est qu’il en faut pour évoluer, dans Yagg comme partout ailleurs. Or, summum de l’évolution, aujourd’hui notre instinct de survie n’est plus animal, il est virtuel. Bientôt, on m’obligera (ou plutôt, soyons honnête sur ce blog, je me sentirai obligée) d’acheter une télé 3D et de regarder « Avatar » en racontant chacune de mes impressions, simultanément sur mes 12 blogs…

J’ai peur. Je ne veux pas de ce futur d’esclave ! Je dis NON !

Mais pourquoi je fais ce blog alors ?

Par conviction communautaire ? Ce serait me prêter de trop nobles intentions.

Parce que j’ai des choses intéressantes à partager ? Jamais le vendredi.

Parce qu’on exerce sur moi une pression à couper au couteau ? Ce n’est  qu’une image…

Parce que j’ai décidé de jouer avec le feu et de mettre d’ores et déjà un pied dans ma tombe virtuelle ? Bingo.

Aussi, tout ce qui sera publié sur ce blog le sera dans un élan du coeur, un sursaut de vie réelle, et surtout un souffle d’auto-dérision face à l’imminence de la fin. Chaque lettre, chaque virgule ne sera rien de plus qu’un hymne à la vie abandonnée. Cette vie fut nourrie de passions, aussi excuserez-vous certaines obsessions… une en particulier. Les seins. Voilà, c’est dit. Me voilà virtuellement résumée à ma passion des seins. Peu m’importe désormais.

Parce que la vue est un sens tristement limité, et que notre imagination, elle, est infinie.

Je compte sur l’indulgence de mes pairs yaggeurs-euses, sur la bienveillance des anciens, sur l’amitié des futurs. Je n’aurai d’autre crédo que la futilité et le plaisir d’écrire, le moins égoïstement possible. La bulle sera mon paradoxe : mon monde ouvert (à vous), mais toujours prêt à exploser. Et surtout… la bulle, c’est parce que c’est rond, et ça ressemble à un sein : comme quand on fait des bulles de savon et que deux se forment, l’une contre l’autre, la plus petite évoquant dangereusement un téton. Hmmm…

Bienvenue aux plus courageux 😉

 

 

 

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